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Critique The Loft 2014

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Et de deux. Initialement distribué sur les écrans belges en 2008, Loft aura été une première fois « remaké » pour le marché hollandais par Antoinette Beumer. Rebelote quelques années plus tard, à la différence près que le cinéaste originel travaille cette fois-ci sur son propre matériel. Une décision étonnante mais une excellente nouvelle pour les aficionados de cinéma sombre et vénéneux, le style glacial du méconnu Erik van Looy – La Mémoire du Tueur – ne répondant en rien aux canons du thriller à l’américaine. Puissant, labyrinthique et extrêmement bien construit, The Loft version 2014 profite de ses financements indépendants pour s’habiller d’une approche sans concessions au service d’un développement tendu à souhait.

 

 

Erik van Looy n’a pas la prétention de réinventer le cinéma à suspense. Ce dernier déroule ici un scénario de prime abord plutôt classique, articulé comme un huis-clôt simple et efficace. Le cinéaste place rapidement son contexte, les pions et la victime. En l’occurrence une jeune fille retrouvée morte dans un appartement luxueux utilisé par cinq amis pour accueillir leurs compagnes d’un soir. Un haut lieu de débauche sexuelle extraconjugale dont eux-seuls possèdent le précieux sésame, et au sein duquel ils vont se retrouver afin de tenter de faire la lumière sur leurs personnalités, excès et failles respectives. The Loft adopte pour ce faire une construction usitée jusqu’à la corde mais parfaitement employée par van Looy. Partant d’un élément déclencheur typique au whodunit, le cinéaste tisse ses ramifications en amorçant de multiples retours dans le passé. L’occasion pour le film de désépaissir progressivement son mystère ainsi que d'installer les traditionnels indices et fausses pistes.

 

 

Si son travail n’a ici rien de foncièrement original, van Looy déroule une narration exemplaire et impose une réelle science du rythme à son œuvre. The Loft se profile en effet comme une captivante partie de Cluedo, le côté sex’n’drugs en sus. Le cinéaste profite par ailleurs d’une structure chronologique éclatée pour travailler au mieux sur les protagonistes et tisser un passif complexe entre ces derniers. La progression vers le cliffhanger s’avère de ce fait extrêmement savoureuse, tant le cinéaste s’applique à faire monter la mayonnaise / désamorcer à plusieurs reprises un final que l’on imagine imminent. Passionnant de bout en bout, The Loft sort avec maestria du format huis-clôt pour greffer de ci et là des bouts de vie, révélations sordides qui amènent progressivement la lumière sur une affaire légèrement plus complexe qu’il n’y parait. Certaines séquences sont certes légèrement superflues – les interrogatoires, un peu lourdauds –, mais ne nuisent jamais véritablement à la très bonne tenue de l’ensemble.

 

 

The Loft ne révolutionne rien en matière d’approche artistique, mais affiche un relatif sans faute technique. Exception faire de quelques très discutables gros plans censés matérialiser l'oppression, Erik van Looy connait son job et s’affranchit d’un thriller crépusculaire comme il se doit. Assez avare en séquences mouvementées ou stylisées – un bon point –, son métrage fait dans le classicisme notable. Une sobriété qui s’accorde à une direction d’acteurs de qualité et sans exubérance – Karl Urban, James Marsden et Wentworth Miller sont excellents –. Bien que leurs personnages soient dépeints comme de véritables salauds au fur et à mesure que leurs véritables personnalités se dévoilent, les acteurs ne sombrent à aucun moment dans les clichés ou le sur-jeu psychotique.

 

 

Erik van Looy ne livre clairement pas le long-métrage le plus novateur du moment, mais l'ensemble est astucieusement mené. Bourré jusqu’à l’os de twists appréciables, The Loft se pare en effet d’un climax soigné et ne relâche véritablement la pression qu’à la première seconde du générique final. Du tout bon.

 

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