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Critique The Loved Ones

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Niveau horrifique, l’Australie a son mot à dire. Long Week-end, Turkey Shoot, Black Water, Wolf Creek, ou plus récemment le violent Insane, les longs-métrage de qualité ne se comptent plus. Le nouveau venu tasmanien Sean Byrne marque à son tour le cinéma horrifique au fer rouge avec son tout premier film, The Loved Ones. Géniteur de quelques courts et reportages sans grande portée, le réalisateur fait preuve d’une maturité à toutes épreuves en prenant bien soin d’éviter les écueils et erreurs de novice. Un budget serré pour une pellicule percutante : éclate assurée.

 

 

De prime abord, The Loved Ones se présente comme un torture porn assez classique comme on en voit chaque semaine envahir les bacs des vidéos clubs depuis les succès de Saw et d’Hostel. La pellicule raconte l’histoire d’une jeune adolescente, Lola, dont le cœur a été brisé après le refus d’un garçon, Brent, pour le bal de fin d’année. Bien décidée à prendre sa revanche, elle va le séquestrer et le torturer. Rien de bien transcendant donc. Cependant, là où Sean Byrne se démarque, c’est dans sa volonté de prendre constamment le spectateur à contre-pied. Il joue avec les clichés les plus brassés par le cinéma de genre depuis des lustres pour finalement mieux les balayer par la suite. The Loved Ones est bien plus qu’un film de teenager sur fond horrifique mais un véritable festival pop et glauque sachant allier humour et violence sans jamais faire marche arrière. Le malaise adolescent est un sujet sans fond que les adultes se plaisent à transposer sur pellicule, pour le meilleur comme pour le pire. Ici, on est bien loin des chamailleries des Frères Scott mais plus proche du mal être de May ou de Carrie. La solitude, la jalousie et les caprices de cette Lola l’ont transformée peu à peu en une Annie Wilkes version jeune.

 

 

Pour venir soutenir les actes totalement amoraux de cette fille, ce ne sera pas sans compter sur le paternel prêt à céder à tous les caprices de sa petite princesse. Un duo improbable et incestueux qui manque encore d’un peu de charisme pour venir rivaliser avec la famille de Massacre à la Tronçonneuse, dont l’inspiration semble être bien présente – oui, parce qu’il y a aussi la mère zombifiée à la table. De l’autre côté, on retrouve le ténébreux Brent – joué par un excellent Xavier Samuel, à mille lieux de sa prestation soporifique dans le troisième volet de la saga Twilight (soporifique elle aussi) –, traumatisé par la mort de son père suite à un accident de voiture et prototype de l’outsider hantant les couloirs du lycée. Cette malencontreuse expérience n’est rien d’autre qu’un chemin vers la rédemption, durant lequel il prend conscience qu’il lui reste encore de nombreuses choses à vivre, l’occasion pour lui de se pardonner pour commencer repartir de zéro. Cet affrontement oppose deux personnalités torturées, chacune essayant de compenser et de s’en sortir à sa manière. Bref, les sujets traités sont nombreux – bien qu’ordinaires –mais l’approche proposées fait son petit effet.

 

 

The Loved Ones, ce n’est pas qu’une réflexion sur l’amour, la vie et la jeunesse, c’est aussi un show haut en couleurs qui satisfera les plus gourmands. Le duo proposé par Daddy & Princess – Lola et son père – ne manque pas d’imagination et leur hôte va passer un sale quart d’heure. Clous, fourchette, marteau, perceuse, seringue, eau bouillante et boule à facettes pour une ambiance disco, le menu est bien salé et les surprises s’accumulent de minute en minute. La réalisation de Sean Byrne est soignée, prenant le temps d’aérer son récit – notamment en mettant en opposition le rendez-vous du meilleur pote de Brent avec une Emo peu causante – et faisant preuve d’une vraie maitrise de la mise en scène, certaines séquences frappent un grand coup sur la table. L’univers créé à l’intérieur de la demeure des tortionnaires – sur un fond de … - risque de vous trotter encore longtemps dans la tête. Tout cela aurait été fait en vain si la prestation des acteurs avait faite faux bond. Robin McLeavy livre sans aucun doute la meilleure performance du métrage dans la peau de l’adolescente déjantée, mais il faut également saluer celle de John Brumpton, qui a décidemment une certaine aisance avec les pères de famille barjots – c’est aussi lui dans Insane de Jamie Blanks –. Inutile de s’étendre sur le sujet, mieux vaut en dire le moins possible, la découverte en sera d’autant plus jouissive.

 

 

The Loved Ones est un film riche qui fait honneur au genre, un rollercoaster comme en voit trop peu. Même si on regrettera une fin un peu précipitée et pas vraiment transcendante, Sean Byrne a de la ressource et c’est un bonhomme à surveiller de très près. Is it finger-lickin’ good ?

Auteur : TIBO

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