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Critique The Machine

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The Machine s’est déjà taillé une petite réputation en festivals. Réalisé par le britannique Caradog W. James, le film aura notamment été remarqué dans la sélection hors compétition de Gerardmer. Doté d’un budget des plus modestes, le cinéaste, encore novice en la matière – le méconnu Little White Lies –, livre ici sa première production internationale. Et prouve par la même occasion qu’une micro-enveloppe peut suffire à coucher sur pellicules un projet d’anticipation crédible et puissant. Doté de réelles bonnes idées, The Machine évite l’écueil du « cheap » en misant davantage sur ses personnages que sur une avalanche d’effets spéciaux, et se profile comme un métrage fantastique résolument passionnant.

 

 

Le synopsis affiché par The Machine pourra paraitre relativement convenu. S’articulant autour d’une « prise de conscience » progressive des intelligences artificielles, le film de Caradog W. James récupère en effet un principe vieux comme le monde en matière de culture SF. Ce dernier l’aborde pourtant avec une sensibilité propre, de manière nettement plus minimaliste que d’ordinaire. The Machine se centre en effet autour d’une unique unité artificielle, montée dans les sous-sols sombres d’un laboratoire de recherche britannique. Mandaté par le gouvernement, Vincent McCarthy recrute une jeune chercheuse, Ava, afin de finaliser l’esprit de la machine. Les deux chercheurs ne tardent cependant pas à deviner que les intentions de leur gouvernement, en guerre contre la Chine, sont bien différentes des leurs. Déterminé à faire du robot une machine à tuer, le Ministère de la Défense commence alors à exercer diverses pressions sur les scientifiques. The Machine évite donc soigneusement les décors dévastés ainsi que le déballage de bastons technologiques bigger than life. Caradog W. James construit plus volontiers son projet comme un huit-clos à la rythmique mesurée, et installe pour ce faire un petit chapelet de personnages entre les murs cliniques et bétonnés d’un bunker souterrain.

 

 

L’ensemble s’habille certes d’un aspect « indé » qui pourra rebuter les adeptes de grand spectacle et de divertissements faciles, mais prend le temps de creuser les protagonistes et leurs interactions pour installer une ambiance oppressante parfaitement ciselée. The Machine se montre cependant relativement hermétique aux entournures. Caradog W. James laisse en effet exploser son climax plutôt tardivement, ce qui induit une montée en puissance progressive mais minée par d’occasionnelles longueurs inutiles. L’ensemble n’en souffre pourtant que de manière anecdotique, tant le cinéaste s’attache à brosser un robot à l’humanité renversante, notamment grâce à une totale implication des acteurs – Caity Lotz, impeccable –.  The Machine ne trébuche en effet jamais dans le traditionnel manichéisme robots méchants / humains victimes si cher à Hollywood, bien que l’avenir de la machine ne soit tout tracé. W. James ne peut en effet éviter un développement conduisant inéluctablement au soulèvement des unités modifiées – machines et cyborgs, pour l’occasion –, mais parvient à rendre cette « révolution » plutôt intéressante dans sa genèse, sans tomber dans des ramifications scénaristiques d’une inutile complexité.

 

 

The Machine est une production indépendante qui joue la carte de la singularité jusque dans son approche technique. Laissant la pétarade attendue aux gros projets américains, Caradog W. James ne lorgne vers la séquence burinée que lorsque que cela s’avère absolument indispensable, mais capture ces dernières avec une réelle maestria. Souple, lisible et fluide, sa réalisation s’avère nickel-chrome, délaissant l’ultra-cut à la mode pour un montage tout en sobriété. Le réalisateur fait par ailleurs très bon usage de ses financements, les effets visuels de son projet n’ayant aucunement à rougir face à des productions plus aisées. La bande-son se profile pour sa part comme l’une des plus grosses surprises du projet. Rétro à souhait, majoritairement composée sur des claviers old-school, la musique de l’inconnu Tom Raybould – qui signe là son premier score pour un long-métrage – se montre hypnotique et entrainante. Du très bon travail.

 

 

Petit budget, grandes idées. The Machine est un film particulier, moins accessible qu’un blockbuster lambda, mais déroule un contenu palpitant en jouant ses atouts sur une étrange relation homme – le scientifique – / machine « évolutive ». Un très bon film de science-fiction, minimaliste par la forme, audacieux dans le fond.

 

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