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Critique The Mist

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Les adaptations cinématographiques et télévisuelles des ouvrages de Stephen King sont nombreuses et souvent très rentables. Ce n'est pas étonnant, ses livres étant tous adaptables en « live » et témoignant d'histoires en béton armée ou encore d'ambiances à couper au couteau. Depuis la transposition au cinéma du roman The Shining par Stanley Kubrick, l'écrivain de Castle Rock est devenu très « bankable ». Pourtant, ce dernier a depuis toujours renié ce film, le jugeant trop éloigné de son histoire. Par la suite, il en réalisera même un téléfilm médiocre – diffusé en France sur M6 – pour en donner sa vision personnelle. Ce n'est que bien plus tard que Franck Darabont décide d'adapter Les Evadés - 1994, nouvelle extraite de « différentes saisons » - avec brio, puis La Ligne Verte - 1999, de la série littéraire du même titre – qui deviendra un énorme succès. Suite logique des choses, les studios Dimensions lui proposèrent en 2007 de porter à l'écran The Mist.

 

 

Tandis qu'une brume étrange semble envelopper une petite ville du Maine, David Drayton et son jeune fils Billy se retrouvent pris au piège dans un supermarché, en compagnie d'autres habitants terrorisés. David ne tarde pas à s'apercevoir que le brouillard est peuplé d'inquiétantes créatures... Très bonne idée, car cet environnement correspond parfaitement à Darabont. Il sait comment saisir ce genre d'ambiance, les ingurgiter avec une mélancolie légère et en régurgiter un produit digne de Stephen King. Les scènes se succèdent avec souplesse, reprennent les cadrages mis en place dans le récit original, pour le reconstruire en images. Comme pour la scène de cette brume s'approchant de la vitrine d'une supérette de quartier et qui finit par se plaquer dessus, donnant ainsi l’impression d'être vivante. L'ensemble de la équence étant perçue à travers le regard d'un enfant, le père devient presque épaule protectrice, et cela même pour le spectateur.

 

 

Tout est fait pour retranscrire l'œuvre originale. Trop, diront  peut être même certains. Darabont dévoile quand même un peu plus d'éléments que le récit originel. L'extérieur par exemple, est totalement extrapolé, car tout juste suggéré dans le trop court texte dont ce film s'inspire. Il en est de même pour les monstres. Ces derniers étant nécessaires à cette adaptation, Darabont nous fait découvrir un design particulier, qui fonctionne parfaitement. Ont se croirait dans un Silent Hill. Si dans le jeu sus-cité, le brouillard venait compenser le faible processeur de la Playstation en économisant des ressources systèmes, il renforce ici le sentiment d’étouffement. Comme dans tout les ouvrages de Stephen King, The Mist présente une critique piquante sous le récit, ce qui donne de l'ampleur à certaines situations et fait sortir du placard certains instincts humains. « Le mal viens de l'intérieur », sombre rhétorique.

 

 

Les crédules se déchirent entres eux : les catholiques hurlant des versets de la bible - chapitre XIII - à tout va, le héros père modèle Texan qui à tout capté dès le début, les petits cons qui crèvent les premiers, les dépressifs chroniques et autres portraits peu reluisants. Mais ce qui devient troublant pour le spectateur, c'est que personne n'a vraiment tort, ni vraiment raison. La plus folle d’entre eux décrit une apocalypse qui se rapproche du déroulement réel des événements. Les désespérés voués à l'échec avant même de commencer destinés à remplir le quota de barbaque relatif à ce genre de cinéma... Certains d'entre-eux s'en sortent pourtant mieux que les autres. La morale se perd et le fait de prendre les bonnes décisions devient aléatoire. Nous pourrions continuer longtemps. Parler des couleurs utilisées, des filtres, des jeux de lumière. Malgré tout ces points positifs, les acteurs sont parfois irréguliers dans leurs interprétations, et certaines scènes trop soporifiques cassent légèrement le rythme. On peut même dire que les principaux personnages sont caricaturaux. Au final cela peut provoquer une distance émotionnelle du spectateur à cause d'un trop grand nombre de protagonistes.

 

 

Malgré ces détails, The Mist est une très bonne adaptation, malgré une base littéraire bien maigre à la base. Le réalisateur à réussi à capter l'essence originale de l’œuvre pour l’étirer tout en restant cohérent. Darabont s'attaquera par la suite à une nouvelle adaptation, mais d'une BD cette fois ci. Walking Dead, un coup de maître, encore une fois.

 

Auteur : MARC D'OC

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