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Critique The Mother

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The Mother est le résultat de la collaboration de deux cinéastes inconnus que sont Lars Jacobson et Amardeep Kaleka. Bâptisé à l’origine Baby Blues, puis Cradle Will Fall, c’est sous le titre The Mother qu’il fait une apparition plutôt discrète sur nos terres. Un métrage de plus soulignant des drames familiaux au fin fond de l’Amérique profonde ? Sans voler très haut et sous ses airs dangereusement banals, The Mother s’avère bien plus sobre et surprenant qu’il en a l’air. 

 

 

 

 

Une mère élève ses quatre enfants au milieu de la campagne, suite à la naissance de son dernier et aux côtés d’un mari routier souvent absent, elle va faire ce que l’on peut appeler un léger baby blues -pourquoi ont-ils changé le titre ?- qui va l’entraîner dans une folie meurtrière. Annoncé dès l’ouverture, The Mother est inspiré de faits réels survenus au Texas en 2001 où Andrea Pia Yates aurait tué ses cinq enfants suite à un traumatisme post-natal conjugué à un lourd passé psychologique. Une inspiration légitime certes mais pas très originale. Le fait que ce métrage soit inspiré de faits réels joue ici plus un rôle d’appui pour l’horreur des évènements que d’un réel apport scénaristique. Les drames familiaux où l’un des membres sombre dans la folie ne date pas d’hier à l’instar de The Shining, Amityville ou encore A Tale of Two Sisters, se lancer une nouvelle fois dans l’aventure épaulé de la fameuse accroche foireuse et résolument casse gueule inspiré de faits réels (attention, en italique) n’était pas gagné d’avance et laissait présager un énième ersatz psychodramatique. Il faut avouer que cette pellicule est loin de traumatiser son auditoire mais offre quelque chose de plutôt divertissant en violant les tabous dans une Amérique où la famille représente tout de même un socle assez sensible. Affublé d’une interdiction au moins de 16 ans, The Mother ne casse cependant pas la baraque même si certaines scènes sont relativement dures, jouant principalement avec les sous entendus.

 

 

La principale faiblesse de ce métrage ne se trouve pas dans son scénario, celui-ci étant classique mais néanmoins légitime, mais bien dans son développement. D’une part, ses géniteurs ont choisi d’inclure l’horreur pure dès les premières minutes du film, faisant quasi table rase de toute évolution psychologique de la mère, qui rentre dans sa démence d’entrée de jeu, ne permettant à aucun moment de faire monter la sauce. Un choix tout à fait compréhensible qui n’octroie cependant pas la moindre finesse transformant la mère en monstre né plutôt qu’en une protectrice déboussolée par les évènements, la haine étant présente dès les premières secondes. Une maman malveillante totalement dénuée d’amour pour ses progénitures. Une situation qui n’enlève malgré tout que peu de malaise face à la dureté des évènements, partant du postulat que le spectateur se doute bien qu’elle a été une mère avant tout. D’autre part, il en résulte un déroulement relativement répétitif du jeu du chat et de la souris peinant à s’étirer pour combler la bobine, entrecoupé de meurtres brutaux et inattendus face auxquels l’auditoire aurait espéré un peu de clémence. Le métrage souffre d’une mollesse régulière où s’enchaînent les poursuites et les frasques -façon de parler- du mari sur la route (je conduis, je rends ma feuille de route, je fume une cigarette, je discute), autant de scènes mal rythmées qui tentent d’accentuer les faits en mettant en parallèle un homme qui ne se doute pas une seule seconde de ce qui se passe dans son foyer. Un jonglage d’autant plus triste que le mari va s’avérer presque totalement dénué d’intérêt à quelques exceptions près, nous offrant un final oscillant entre le ridicule et l’improbable.

 

 

Malgré quelques erreurs de parcours probablement dues à l’inexpérience de nos deux compères, l’ambiance proposée par cette pellicule est pesante et diablement efficace. Une bande sonore au poil très discrète superposée sur des images et un décor fermier sans âme qui vive à des kilomètres à la ronde. L’autre principal point fort de The Mother réside dans la prestation électrique de la mère campée ici par Colleen Porch que l’on a pu voir entre autres dans Starship Troopers 2 ou Demon Hunter mais principalement dans quelques séries TV, offrant une prestation inquiétante balayant d’un revers de la main son image sexy pour s’immerger totalement dans ce délire maternel, bien que s’essoufflant sur la longueur pour ne devenir que la caricature d’elle-même. Outre la vilaine maman, on retrouve une interprétation plutôt convaincante de l’ainé de la famille avec Ridge Canipe (le jeune Johnny Cash dans Walk The Line) qui, légèrement passable en début de parcours, va par la suite livrer la marchandise sans pour autant faire d’éclats. The Mother manque clairement de profondeur et ne va pas suffisamment au bout des choses pour daigner rester dans les annales.

 

 

Lars Jacobson et Amardeep Kaleka ont raté le coche en proposant un métrage bien trop au ras des pâquerettes pour sortir du lot. Cependant, malgré ses défauts, The Mother reste une pellicule honnête et sans prétention qui se regarde agréablement, doté de qualités non négligeables. A chercher dans le bac promo du Cash le plus proche.

 

Auteur : TIBO

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