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Critique The November Man

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Roger Donaldson aura connu des hauts et des bas. Responsable d’une petite série d’œuvres de divertissement formellement très bien articulées – Le Pic de Dante, La Mutante, Braquage à l’Anglaise –, le cinéaste aura souvent eu l’occasion de travailler avec certains grand acteurs sans pour autant véritablement connaître l’adoubement du grand public. La faute à une approche relativement impersonnelle, Donaldson s’étant parfois positionné en « yes-man » maléable. The November Man change la donne. Adapté d’une série de romans signés Bill Granger, le film est l’occasion pour Donaldson de signer un thriller d’espionnage pur et dur, à mi-chemin entre les Bond des eighties et la trilogie Jason Bourne.

 

 

The November Man est un projet de longue date. Et une revanche à peine camouflée pour Pierce Brosman. Evincé de la franchise Bond en 2005, l’ex-agent secret de sa majesté pose rapidement une option sur les droits de la série méconnue de Granger. Le projet entrera dès lors dans une longue période de « development hell », de passages de flambeau – le premier réalisateur envisagé jette l’éponge en 2006, annulant par la même occasion le tournage –, de remaniements de casting et de réécritures. Brosman garde pourtant la foi. Le résultat, aujourd’hui mené par Donaldson, en valait bien la peine. Les scénaristes Michael Finch et Karl Gajdusek livrent en effet un script parfaitement calibré, labyrinthique, bourré de rebondissements trépidants. The November Man avance ses pions progressivement, construit son intrigue à la manière d’un puzzle : Brosman incarne ici Devereaux, un ex-agent de la CIA désormais installé dans le sud de la France. Celui-ci est pourtant sorti de sa retraite par son ancien employeur, qui lui demande d’extraire l’une de ses anciennes élèves des griffes d'Arkady Federov, un candidat à la présidence Russe. Piégé par l’agence, Devereaux décide faire cavalier seul et d’assurer la protection d’Alice Fournier, une travailleuse sociale dont le témoignage pourrait compromettre le futur mandat de Federov ainsi que certains dirigeants de la CIA.

 

 

The November Man déroule une intrigue à tiroirs. La symbiose entre Donaldson, Finch et Gajdusek semble à ce titre parfaite, tant les artisans assignés à la construction narrative du métrage semblent maitriser les codes du film d’espionnage « à l’ancienne » sur le bout des doigts. Leur travail présente une structure parfaitement respectueuse du genre. Partant d’une base trouble et plutôt mince, le métrage gagne rapidement une certaine consistance en alignant ses éléments avec maestria, et débouche sur un climax nerveux au possible. Donaldson articule l’ensemble avec une main de maître, l’intrigue demeurant parfaitement claire et lisible malgré la multiplication rapide de révélations inattendues et de morceaux de passés dissimulés. Le cinéaste associe par ailleurs cette redoutable science du suspense à un côté « action » classieux et rondement mené. The November Man ne sombre en effet jamais dans la surenchère et affiche un réalisme glacé particulièrement appréciable. Brut et sans concessions, le travail de Donaldson s’inscrit parfaitement dans la mouvance imposé par la trilogie Bourne. L’univers du romancier Ganger exfolie toute notion de gadgets et de naïades faciles pour privilégier la tension dramatique et la complexité des relations politiques. Le cinéaste retranscrit parfaitement à l’écran toute l’épaisseur d’une franchise d’espionnage noire et sans manichéisme aucun, quitte à rendre son film légèrement moins accessible et grand public.

 

 

Si Roger Donaldson a occasionnellement cédé aux exigences cédé aux exigences des studios afin de rendre des copies un poil trop normées, ce dernier imprime sa patte et son probable amour du cinéma d’espionnage sur The November Man. Une approche que l’on imagine facilitée par la présence de Brosman dans les rangs de la production. Le film est capturé sans esbroufe visuelle ni effets numériques : buriné, violent lorsqu’il faut l’être, The November Man présente une belle enfilade de séquences furibondes mais jamais saccadées ni illisibles. De l’excellent travail. Brosman n’a pour sa part rien perdu de son flegme typiquement anglais. Le spectateur aura ainsi plaisir à retrouver un « Bond » vieillissant qui évite soigneusement clichés et ringardise. L’ensemble du casting est à l’avenant.

 

 

The November Man est une excellente surprise. Sans piétiner les plates-bandes du Bond de Daniel Craig – ou du moins pas trop lourdement –, le film avance un ex-agent attachant et profite d’une intrigue profonde et trépidante. Brosman a déjà annoncé la mise en chantier d’une séquelle : le « héros » imaginé par Bill Granger a assurément le potentiel pour donner naissance à une véritable franchise.

 

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