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Critique The Devil's Pact - The Pact 2

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Bien que doté d’un micro-budget, le minimaliste The Pact avait su créer la surprise. Moins stéréotypé qu’il n’y paraissait de prime abord, le film opérait à un équilibre bien pensé entre film de trouille et thriller pur. Si le succès du métrage restera modeste, ce dernier sera suffisant pour mettre sur les rails une séquelle pour le moins inattendue. Les producteurs perdent néanmoins dans l’opération le réalisateur / scénariste Nicholas McCarthy, à l’époque engagé sur le tournage d'At The Devil's Door. L’actrice Caity Lotz est pour sa part occupée avec un rôle récurrent sur la série Arrow, et ne rempile que pour un rôle secondaire. S’il exploite avec brio un élément non exploité du premier opus, The Devil's Pact - The Pact 2 se montre de ce fait souvent maladroit dans sa tentative de prolonger une histoire qui n’avait pas forcément lieu d’être.

 

 

The Pact s’ouvrait sur une intrigue surnaturelle, propice à développer quelques beaux jump-scares ainsi qu’une tension crescendo, avant de rationaliser partiellement son récit via un rebondissement plutôt habile. Sans jamais renier la dimension fantastique de l’ensemble, McCarthy virait de ce fait en fin de course vers une conclusion parfaitement terre à terre – la mort du psycho-killer « responsable » des apparitions fantomatiques –. Charge à Dallas Richard Hallam et Patrick Horvath, qui signent ici leur premier long-métrage, d’en tirer une séquelle plausible et cohérente. Ces dernier s’appuient pour ce faire sur un détail étonnamment laissé de côté par le métrage initiale : la grossesse de Jennifer Glick, dernière victime du tueur Judas et « guide » d’Annie Barlow – Caity Lotz – dans la résolution de l’affaire criminelle. Cette dernière a donc donné naissance à une fille, qui ignore tout de sa mère biologique. Confrontée à d’effrayants cauchemars, la jeune June Abbott ne tarde pas à constater que de nouveaux meurtres rituels sont perpétrés selon le mode opératoire du Judas-Killer. Alors que la police évoque la possibilité d’un imitateur, June fait appel à Annie Barlow afin d’essayer de comprendre les visions qui lui sont adressées depuis l’au-delà. Pourquoi pas. Le postulat initial est plutôt solide, et bien qu’honteusement calqué sur le modèle initial – une première partie flippante avant un revirement vers une dimension policière bien marquée –, The Devil's Pact tient ses promesses. Du moins, pendant un temps. Car si le film pose un mystère bien épais et résolument intriguant, la suite se vautre littéralement dans les cliffhangers capillotractés ou les réponses téléphonées.

 

 

The Devil's Pact respecte la logique de la suite commerciale à la lettre près. Hallam et Horvath construisent un copycat sans grandes ambitions, bien que plus ou moins efficace. Le film affiche en effet un climax sympathique, et s’habille de multiples saillies tendues à souhait. Les deux réalisateurs s’avèrent d’ailleurs inspirés lorsqu’il s’agit de brosser la partie ghost-story de leur travail, et abusent avec malice des plans rapprochés ainsi que des effets sonores / visuels pour construire une ambiance de danger permanent. The Pact 2 déroule une suspense savoureux, de nouveaux personnages attachants, d’intéressantes ramifications à l’histoire familiale du premier volet. La chute vers les explications finales n’en est que plus douloureuse. Le film s’écroule comme un château de cartes lorsqu’il s’agit de s’engager vers la sortie de route, Hallam et Horvath amenant un final déjà moyennement convaincant avec une précipitation qui en torpille considérablement l’impact. Assez grotesque et surtout incroyablement prévisible, la conclusion du métrage relègue par ailleurs le rôle du Judas-Killer à celui de simple « accessoire spectral » ajouté dans l’équation afin de tisser un lien avec le volet précédent. Décevant. Les deux cinéastes tentent de compenser la maladresse de leur script en renforçant très nettement le côté gore de l’entreprise, mais y perdent au passage la puissance de la suggestivité.

 

 

Côté casting, The Devil's Pact laisse à regretter l’implication anecdotique de la pétillante Caity Lotz ainsi que la disparition de Casper Van Dien. Chargé de le remplacer dans la peau du flic chargé de l’enquête, l’habitué des séries télévisuelles Patrick Fischler affiche une fâcheuse tendance à faire dans le surjeu. La prestation du bonhomme s’appuie à ce titre sur tous les clichés possibles : gros yeux permanents, sur-exploitation des silences qui laissent entendre que « lui seul possède la vérité » et tout le tintouin. Mouais. Camilla Luddington compense néanmoins en portant le mini-short avec une grâce appréciable. Hallam et Horvath exploitent pour leur part avec brio leur petite enveloppe budgétaire. Si le film n’évite pas l’esthétique téléfilm – l’éclairage est assez moyen –, ces derniers se montrent plutôt inspirés lorsqu’il s’agit d’emballer des séquences nerveuses à souhait. La réalisation se montre certes purement fonctionnelle, mais le film fonctionne.

 

 

The Devil's Pact est une séquelle hautement dispensable. Prometteur au cours de son premier tiers, le métrage trébuche à plus d’une occasion dans des explications désespérément conventionnelles et attendues. L’ensemble est divertissant, mais l’effet de surprise procuré par la conclusion du premier opus répond désormais aux abonnés absents. Doté d’une fin ouverte, le film laisse néanmoins à penser que les producteurs ont de la suite dans les idées.

 

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