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Critique Les Ames Silencieuses

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John Pogue s’est rendu coupable de l’affreux En Quarantaine 2, séquelle au rabais du remake américain de [Rec]. Un film scandaleux avec lequel l’ex-scénariste – Rollerball, U.S. Marshals – démarrait une seconde partie de carrière derrière la caméra. Son nouveau long-métrage, Les Ames Silencieuses –The Quiet Ones en version originale, avance de plus solides arguments, dont celui d’être financé par Hammer Films. Absent du paysage fantastique pendant près d’une trentaine d’années, le mythique studio anglais a marqué un retour fracassant avec l’excellent La Dame en Noir, œuvre gothique et épurée au suspense haletant. Surfant maladroitement sur les tendances du moment, Les Ames Silencieuses déroule pour sa part un scénario ultra-paresseux qui peine à convaincre.

 

 

Possession, images en found-footage, adolescents libidineux et mystères du passé. Pogue mise tout sur l’éternel schéma du moment. Les Ames Silencieuses se présente donc comme un film de pseudo-trouille avec tout ce que cela incombe de temps morts, jump-scares et ficelles scénaristiques faciles. Le cinéaste prend tout juste la liberté d’ancrer son récit en plein cœur des seventies, choix plus commercial que véritablement artistique. L’époque lui donne en effet l’opportunité de calquer son scénario sur une prétendue histoire vraie, argument vendeur qui permet par ailleurs à son œuvrette de tisser un parallèle avec la fin de l’âge d’or des productions Hammer. Pour le reste, Les Ames Silencieuses se contente de mixer un peu tout ce qui fonctionne ces dernières années en matière de cinoche fantastique. Un zeste de Paranormal Activity, quelques bouts de Devil Inside, deux-trois idées de Sinister, le tout s’articulant plus ou moins sur les idées désormais usitées du cultissime L’Exorciste. Le scénario tient sans grande surprise sur un timbre poste. Un professeur torturé embarque ici trois étudiants dans une expérience dangereuse. Persuadé que Jane Harper, une jeune fille possédée, s’est inventée un poltergeist de manière totalement inconsciente, ce dernier la confine à l’isolement dans un vieux manoir afin de la guérir. Evidemment, la présence qui habite Harper est un peu plus qu’une simple idée. Le cirque de rigueur peut donc commencer.

 

 

Le principal problème du film est qu'il ne raconte strictement rien. John Pogue balance cinq personnes, dont une jeune fille troublée, dans une bicoque et laisse tranquillement le temps filer. Le cinéaste livre certes à intervalles réguliers de rares séquences de spiritismes éculées, habille le tout de gros bruits nazbroques pour faire sursauter son public, mais ne prend jamais le temps de véritablement creuser ses personnages. Malgré une tentative d’amourette bâclée entre deux jeunes, un marivaudage étrange concernant le professeur et l’une de ses étudiantes et un cliffhanger final complètement foireux basé sur une malédiction des temps anciens, Les Ames Silencieuses affiche un script d’une rare platitude. Trop classique, horriblement lent, le métrage patine, tourne en rond, sombre rapidement dans les clichés et ne parvient jamais à instituer de climax flippant. La monotonie d’un décor quasi-unique confère par ailleurs à l’ensemble une relative monotonie artistique, l’esthétique du métrage étant de plus constamment mis à mal par la réalisation hasardeuse de John Pogue.

 

 

Pogue ne sait pas vraiment sur quel pied danser. Désireux de livrer un film à l’ancienne, respectueux des glorieuses productions Hammer, le cinéaste capture parfois de beaux plans. Ce dernier fusille pourtant la cohérence de son projet en mixant laborieusement le tout à des séquences found-footages ridicules et invraisemblables. Difficile en effet de croire à une probable existence de ses bobines à l’image et au son parfaits au vu du matériel employé à l’époque. Les Ames Silencieuses bénéficie en guise de maigre compensation de la jeune et talentueuse Olivia Cooke – la série Bates Motel, The Signal –, qui campe ici une possédée attachante et parfaitement juste. Ces compagnons sont globalement plus transparents, voire irritants en ce qui concerne la prestation de Jared Harris dans le rôle du professeur.

 

 

Rien de neuf sous le soleil pour le sous-genre du film de possession. Les Ames Silencieuses se profile en effet comme un métrage bateau, déjà vu et nanti d’une rythmique anémique. Le film de John Pogue en devient de ce fait difficilement supportable, et ce malgré tout le talent d’une Olivia Cooke parfaite sur toute la longueur. Next.

 

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