film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique The Signal (2014)

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Artisan chevronné des effets digitaux et de la photographie, William Eubank s’était lancé dans sa première réalisation avec Space Time : l’ultime odyssée, un film conceptuel monté en collaboration avec le groupe Angels & Airwaves. Bien que marqué par l’empreinte esthétique du cinéaste, cette première expérience restait une œuvre de commande, le film étant le reflet de la musique et des paroles de Tom DeLonge, guitariste-chanteur un brin mégalo. Avec The Signal, Eubank livre un film dont il maitrise l’intégralité du processus créatif, de l’écriture à la post-production. Monté sur des fonds indépendants et doté d’un budget relativement modeste, The Signal se profile comme une œuvre de science-fiction ultra-exigeante, bardée de messages codés et dotée d’un suspense parfaitement calibré.

 

 

William Eubank semble né pour le fantastique. Probablement biberonné à 2001 : l’Odyssée de l’Espace, le cinéaste a une approche pure et résolument anti-commerciale du genre. The Signal reste à ce titre un métrage étrange, à la fois visuellement très abouti et narrativement minimaliste. La force des grandes œuvres. William Eubank use ici d’un script intriguant, finement ciselé mais relativement avare en rebondissements véritablement costauds. Si l’ambiance générale en reste éloignée, le film cultive plus d’une similitude avec le Dark City d’Alex Proyas, celui-ci s’appuyant sur un canevas scénaristique en forme d’énigme alambiquée. Nic et Jonah sont ici deux étudiants passionnés de piratage. Sur la route avec la petite amie de Nic, Hailey, les deux amis se rendent dans le désert afin de suivre le signal laissé par un génie de l’informatique. Nic se réveille quelques temps plus tard, prisonnier d’un centre de recherche étrange. Le jeune homme n’a plus aucun souvenir de sa capture, Hailey est plongée dans le coma et Jonah porté disparu. The Signal s’articule donc autour d’un développement strié de flous, d’oublis. Eubank maitrise à ce titre parfaitement la rythmique de son œuvre, et ne sombre à aucun moment dans une facilité visant à disposer de ci et là des éléments de réponse trop limpides.

 

 

The Signal navigue à contre-courant. William Eubank déroule en effet son script en l’épaississant de manière progressive, ce dernier multipliant les zones d’ombres et ne livrant que d’éparses pseudo-explications, le film s’habillant davantage d’une suggestivité propice à la libre interprétation que d’une structure mécanique et attendue. Le climax est de ce fait installé en à peine quelques séquences, mais nécessite une certaine forme d’abandon, de confiance aveugle en la capacité du réalisateur à aboutir sur une conclusion acceptable. The Signal pourra de ce fait paraitre hermétique, le réalisateur tournant inlassablement autour de son sujet en alignant les mystères. Passé, présent, futur, réalité, événements fantasmés, The Signal élimine progressivement les repères avant de livrer ses révélations finales en une courte séquence efficace et relativement inattendue.

 

 

L’ambiance du métrage tient autant à son synopsis qu’à sa conception formelle. William Eubank a bourlingué en tant que technicien sur un petit chapelet de grosses productions, et tire de ce fait le maximum d’un budget pourtant serré. The Signal est parfois beau à en pleurer. Baigné de lumières chaleureuses, emballé dans un scope superbe, le film est une véritable démonstration artistique. Les rares effets spéciaux sont à ce titre employés à sublimer l’œuvre, souvent avec ralentis de rigueur mais sans jamais sombrer dans le bullet-time usité. Le casting est également de qualité. Le jeune Brenton Thwaites porte littéralement le film sur ses épaules, secondé par Olivia Cooke, qui affirme son jeu depuis ses débuts dans la série Bates Motel.

 

 

The Signal est un très bon film de science-fiction. Extrêmement rigoureux, passionnant sur le fond comme sur la forme, le second long-métrage de William Eubank s’avère aussi déroutant qu’hypnotisant. Un remarquable sans-faute.

 

Auteur :

Critique vue 33247 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 55+37

Votre réponse :

Seth Nikè Laos 17-03-2015
Un adage dit :"ce qu'on a pas dans la tête, on l'a dans les jambes." . La réciproque: "ce qu'on a pas dans les jambes, on l'a dans la tête", est tout aussi vraie et fort bien illustrée dans ce film, à voir comme Nic Eastman brise le miroir de la réalité grâce à ses compas Ex(tr)a-terrestres.
Porto.Martini@bibine.fr 22-02-2015
La critique se contente de peu pour décerner des éloges. Si l'idée de départ peut être intéressante, elle est mal exploitée. Film fade, sans surprise. Nous aurions apprécié un vrai troisième acte qui donne un sens au film.

Je ne dis pas que je n'ai pas compris. C'était assez simple. Je dis qu'il manque du sens.

Se laisse voir, mais la fin déçoit. On peut réussir un film de science fiction sans moyens, on ne peut pas le réussir sans scénario.

Marcdoc 09-02-2015
J'avais aussi aimé son premier film ''Space Time : L'ultime Odyssée''.
Ce réalisateur (William Eubank) est bon, il a un avenir prometteur.
benbe 08-02-2015
yoyo, excuse moi si t'as compris le film peux-tu nous eclairer plutot que faire l'Homme..
Yoyo 07-02-2015
Je viens de finir le film et surtout de lire une bonne dizaine de critiques négatives à son encontre. A chaque fois le même argument : "j'ai rien compris au film". Franchement faut pas être la moitié d'un neuneu pour comprendre ce qu'il s'y passe! Certes on ne nous sert pas tous les éléments de réponses sur un plateau d'argent mais c'est pas si dur que cela à deviner, une petite dose d'imagination et deux neurones actifs suffisent à saisir l'ensemble du scénario malgré quelques menues zones d'ombres (et encore...). Bref, ce film est injustemment décrié par ceux qui ne le comprennent pas. Pour moi c'est une très bonne idée, parfois mal mise en application (longueurs, flash-backs, ...) mais originale et ayant le mérite d'exister. Laissez-lui sa chance :)
skinzy 04-02-2015
Je suis entièrement daccord avec blast, en 2014 nous pondre un film au scénario torché ! sans suite logique ni même d'explication, je vous présente THE SIGNAL Il me fait penser au film " le labyrinthe " -> que des effets spéciaux et du HD voila les films d'aujourd'hui, ou sont les grandes histoires à la pull fiction, américain history, américain blaser ...

A ne pas regarder , sauf si vous préférez les effet spéciaux a l'histoire !
breizoo 03-01-2015
Personnellement, j'ai bien aimé. Le scénario est bien calculé. Peu d'effets spéciaux et pourtant on est dans la science fiction pure. Pas toujours besoin de faire trois tonnes. Il est à mon sens parfois intéressant d'imaginer un instant t une situation dans un contexte qui nous dépasse. Avons nous besoin de faire toujours un film avec 1000 acteurs, 1000 effets spéciaux, 1000 scènes d'actions dans 1000 lieux différents pour créer une chef d'oeuvre ? Ça me fait penser au roman " le chant des terres lointaines" ou Arthur C. raconte simplement la vie des humains sur une planete océan et c'est tout. Une manière de dire " je partage un bout de mon imagination ".
Dans le film, le réalisateur apporte son intrigue, son histoire sans avoir vraiment de faire un lourd scénario. Et s'il l'avait fait, on aurait gagné quoi ? Une rébellion ? Il s'echappe du vaisseau ? Des humains lui viennent en secours avec un vaisseau terrien dernier cri et on déclaré une grosse guerre et bim bam boum ! Bof, je préfère laisser libre cours à mon imagination à partir de ce qui a été sommairement fondé et me dire que ça fini mal ou que c'est une preuve que une race extra terrestre peut être largement plus avancé que nous en technologie, conscience, et sociabilité. Dans les chroniques martiennes, Ray B. nous montrait que les martiens avait le pouvoirs de projeter les terriens dans le monde qu'ils souhaitent en lisant simplement dans leurs pensées. Fascinant non ?
blast 25-12-2014
Non mais soyons franc, j'suis surpris qu'on puisse faire encore des films aussi pourris en 2014. on leur tire dessus et là le drame l'un deux et touché plus personne tire et reste a couvert, il parle a son pote limite on va se rouler une galoche pour se dire adieu qui pendant ce temps l'armée avec leur m4 braqué sur eux font que les regarder et ensuite ça se transformer en marvel super heroes enfermé dans un laboratoire sans militaire avec 4 medecins dedans !! pour un labo ultra secret et securisé de l'armée americaine. bon quand est-ce qu'on fait un film dont lequel le scenario un mec mange un haricot blanc radio-actirf et quand il pete il detruit tout sur son passage?
eric B 06-11-2014
Salut
Je n'ai pas du tout aimé ce film, la fin était comme toujours pour ce genre de scénario creux, évidente.
Plus on avance plus on devine quand fait, y a rien a deviné, il sont enfermé dans un vaisseau, pour d'autre film , c'est dans un CUBE, d'autre un Labyrinthe, d'autre, etc etc....
Voila tout...c'est peut être très tendance, mais c'est finalement enfermer le spectateur dans une histoire vide......

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction