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Critique The Silent House

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Alors que les films d’épouvante tournés en caméra portée hantent les salles obscures (Paranormal Activity, [Rec]), un petit nouveau s’ajoute à la liste avec The Silent House, un plan séquence de 78 minutes, défi intéressant bien que déjà relevé (Pig, Infection). Ce métrage est  inspiré d’une histoire vraie, choix le plus souvent maladroit (Le Rite), plus utile à pallier le manque d’inspiration des scénaristes qu’à relater un véritable coup de cœur pour un fait divers. L’uruguayen Gustavo Hernandez rejoint donc le monde des réalisateurs munit d’un appareil photo, de son chèque de 6000$ et de 96 heures. Sans oublier le fameux double homicide datant  de 1940 qui va servir de scénario. Osé pour une première !

 

 

 

La bobine débute par l’arrivée d’un père et de sa fille, Laura, dans une maison délabrée, ceux-ci ont été embauchés pour rénover le bâtiment avant sa vente. D’aspect lugubre, la bâtisse isolée inspire peu confiance, mais malgré les fenêtres barricadées et la crasse qui envahit les lieux, nos deux compères s’allongent dans un fauteuil miteux face à un transistor qui leur offre un son country grésillant afin de s’offrir une nuit sereine. Quand soudain Laura entend du bruit à l’étage, paniquée, elle harcèle son cher géniteur pour vérifier la sécurité des lieux, il s’exécute finalement et brave la mise en garde faite par le propriétaire. Va-t-il revenir sain et sauf ? Nul ne sait. Inutile d’en dire davantage pour saisir que le scénario est grossier. Mais les spectateurs les moins exigeants pourront s’attacher au côté technique du métrage sans loucher sur l’enseigne verte lumineuse « sortie » aussi tentante que les chants de ces fameuses sirènes. L’intérêt de The Silent House réside définitivement dans l’aspect technique. Le scénario, quant à lui, traîne et reste plus prévisible qu’un chien devant un os à moelle.

 

 

Du point de vue de la réalisation, certains choix de Gustavo Hernandez sont originaux pour ne pas dire extravagants. Une scène marquera les mémoires : alors que le caméraman suit nos deux amis, il recule et s’agenouille derrière une rangée de bouteilles, semblant rechercher un plan imposé, un grand moment de cinéma. Cependant, une fois lancé, The Silent House s’avère immersif et le public a droit quelques sursauts. Le réalisateur offre plusieurs scènes dignes d’intérêt, en plaçant l’œil de la caméra à l’intérieur d’un polaroid et avec des vues subjectives efficaces. Le point noir reste le scénario bien trop mince, l’auditoire observant Laura, esseulée, qui erre dans l’appartement une bonne moitié du film. Les spectateurs obtenant ainsi un plan détaillé de la maison et du mobilier, à croire que la baraque est réellement sur le marché. Et pourtant Florence Colucci qui interprète Laura donne son maximum et son angoisse est communicative. Quant à savoir si le désespoir qui jaillit de ses yeux est celui de l’actrice ou du personnage, le suspense reste entier.

 

 

Gustavo Hernandez gère néanmoins son budget avec intelligence, et les séquences suggestives du film sont subtilement mises en scène. De même pour la photographie qui est travaillée même s’il n’y a pas d’images extraordinaires, allier plan séquence (même truqué) et clichés réfléchis reste un challenge rarement relevé (The Circle). La salle a ensuite droit à une révélation de taille à laquelle personne ne peut rester insensible, improbable au possible et incohérente avec le reste de la bobine, risible ou irritante, au choix de chacun. L’intrigue dévoilée, les minutes restantes semblent plus pesantes et le générique se fait ardemment attendre. Le dernier quart de l’œuvre étant aussi ardu à deviner qu’un jeu de formes pour enfants en bas âge l’est à résoudre. Le meilleur du pire reste probablement à venir, cette perle du 7éme art jouit d’un remake américain, sous la direction de Chris Kentis, que les plus chanceux ont eu l’occasion de découvrir lors du Festival Sundance.

 

 

The Silent House est un concentré de déjà vu mené par un scénario moins épais qu’un papier toilette double épaisseur. Gustavo Hernandez démontre quelques qualités, mais l’ensemble manque cruellement de rythme et sa tentative de surf  sur la vague Paranormal Activity se solde par un plongeon à pic.

Auteur : FAB

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Combien font : 60+18

Votre réponse :

16-03-2012
Voilà ce qui arrive lorsque l'on a pas vraiment de talent... la démolition du travail d'autrui... Pourquoi tu ne tentes pas ta chance !!!

 

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