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Critique The Thaw

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Pour son premier film, Mark A. Lewis à décidé de le commencer par un générique surprenant. Nous y découvrons des images - presque subjectives - d'une ville attaquée par un virus, à travers certains extraits de flash d'info et autres interviews pris sur le vif. The Thaw s'ouvre sur une scène qui contraste énormément avec le générique précédent : un continent arctique, épuré, fin, contemplatif. Ce paysage apparaît comme majestueux, mais aussi d'une grande faiblesse face à la fonte de ses glaciers. Un ours, immaculé dans une lumière blanche, mange tranquillement sur un petit îlot de glace. Triste et « mignon » à la fois, la caméra nous laisse entrevoir son repas, une tête de Mammouth Laineux, à moitié prise dans la glace. The Thaw verse  dès ce moment là vers un semblant de discours écologique.

 

 

Plus tard, nous découvrons dans ce même lieu, quatre étudiants venus rejoindre un célèbre écologiste Dr.Kruipen, pour examiner les effets du réchauffement climatique. Petit à petit l'ambiance définitive s'installe sur les fondements mis en place par Carpenter en 1982 avec The Thing. La comparaison avec ce dernier vient directement à l'esprit. Depuis la sortie de ce chef d'œuvre, aucun film se situant dans un décor polaire - 30 Jours de Nuit, Dead Snow et même Vorace - n'évite cette douloureuse analogie. Mais The Thaw va plus loin dans les similarités - le titre du métrage en lui-même - en déroulant un pitch à base d'invasion de parasites. Les différents stades d'évolutions des bestioles sont cependant moins impressionnants que dans le film dont il s'inspire, mais se rapprochent de ceux de Cabin Fever. En adoptant la forme d'une maladie se développant en nécrose suintante et purulente, le parasite devient alors un « Alien » à abattre. 

 

 

Les motivations et engagements politiques des différents protagonistes viennent se greffer entre les lignes du script, comme pour justifier les assauts. Pourquoi pas. Les valeurs personnelles demeurent privées, pourquoi prendre parti, dans un sens ou dans un autre ? Les personnages aux attitudes héroïques deviennent les méchants et réciproquement, le spectateur est laissé seul juge du bien fondé ou non de cette attaque, et cela jusqu'à la fin du film. On se retrouve alors dans un quiproquo familial propice à des revirements scénaristiques bien menés, mais un peu faciles. Des incohérences subsistent, comme la vitesse du développement des parasites. certains meurent en deux heures, d'autres accompagnent l'équipe dans l'action jusqu'à la fin. Certains ont des taches sur le corps, d'autres dans l'estomac. Sans parler des nombreuses questions laissées en suspens et qui ne trouveront jamais de réponse, sauf peut être dans une suite, que l'on n'espère pas. 

 

 

Malgré tout, ces énigmes peuvent être résolues par l'esprit logique du spectateur grâce à de nombreux indices, dispersés de-ci de-là au grès du vent glacial. Le fameux syndrome du film asiatique. Encore une fois, The Thaw propose la fameuse amputation d'un membre avec les moyens du bord. C'est la mode, même si il n'y a pas de raison, il faut couper une jambe ou un bras, voire plus, avec un objet relativement peu tranchant. Les effets spéciaux sont très bons. Peu nombreux, ils se suffisent à eux-même, le cinéaste privilégiant les effets classiques aux ajouts numériques.

 

 

Malgré de bons moments, The Thaw ne reste qu'un film « sympatoche » parmi tant d'autres. De plus, nous sommes en présence d'un Val Kilmer bouffie, grimé en Kurt Russell - celui de The Thing -, lunettes noires version « C.H.I.P.S », barbichou hirsute, look de crooner humant le phoque. Tout y est, jusqu'au ridicule. Un faux air de série Z, sur un film qui ne s'assume pas en tant que tel. The Thaw reste en bout de course une bonne tentative de plagiat du grand The Thing, articulée sous la forme d'un huis clos des plus classiques.

Auteur : MARC D'OC

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