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Critique The Troll Hunter

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Dans le cinéma horrifique, la Norvège est loin d’être à la ramasse. Même si la cadence des sorties n’est pas des plus fulgurante pour des raisons diverses et variées, ces dernières années ont été plutôt convaincantes : la trilogie Cold Prey, Dead Snow, ou encore Manhunt, on peut toujours s’attendre à de bonnes surprises. Quasiment inactif derrière la caméra après son premier long, Future Murder – coréalisé avec Norman Lesperance –, André Øvredal nous a livré un sympathique court métrage répondant au doux nom de Bruketstøtte en 2009 et revient aujourd’hui avec une histoire de trolls. Alors oui, les trolls ne sont clairement pas un gage de qualité dans le cinéma de genre, mais The Troll Hunter – sélectionné au festival de Gérardmer 2011 – se démarque par son approche purement scandinave.

 

 

 

En premier symbolisant les forces naturelles, puis réduits à de petits êtres maléfiques, les trolls se profilent aujourd’hui comme de drôles de créatures le plus souvent utilisées pour expliquer des bizarreries dans la nature scandinave, bien loin de l’aspect ancestral qu’ils aient pu avoir autrefois. Et c’est sur cette approche résolument moderne qu’André Øvredal a choisi de traiter son sujet. Si le réalisateur se plaît à évoquer Jurassic Park, Ghostbusters ou Indiana Jones (Influences pas forcément évidentes, si ce n’est pour le côté enfantin), on se rapproche beaucoup plus du style popularisé par Le Projet Blair Witch, caméra au poing, comme la bande-annonce pouvait laisser entrevoir. Une bande d’étudiants décide de faire un reportage (sans dec’) sur un soi-disant mystérieux chasseur d’ours. Seulement, arrivés sur place, ils vont bien devoir se rendre à l’évidence, les trolls existent et le gouvernement tente de cacher leur existence. Voilà un pitch qui ne peut que mettre la puce à l’oreille, bien que ressemblant grandement à une mauvaise série Z. Seulement voilà, The Troll Hunter se la joue ironique mais n’est à aucun moment ridicule et traite son sujet avec sérieux. Et étonnamment, ça fonctionne.

 

 

Si on généralise, les trolls sont le plus souvent utilisés soit pour effrayer les enfants, soit pour faire rires les adultes. André Øvredal nous propose ici une approche très terre à terre. Bien que parfois bavard et peut-être légèrement trop explicatif sur certains points, The Troll Hunter est un peu le Cloverfield scandinave avec beaucoup moins de moyens. Mais contrairement à un Cloverfield ou au Projet Blair Witch, la pellicule n’utilise pas les trolls comme seul prétexte pour placer ses protagonistes au cœur d’évènements totalement improbables en jouant sur une menace invisible, car ici, la suggestion n’est pas de mise. André Øvredal reste relativement discret en début de parcours, mais décide rapidement de mettre en scène ses créatures dans des situations plus ou moins divertissantes. La chasse aux trolls est présentée comme un métier à part entière, dur, non reconnu auprès de la société et aux heures supplémentaires non payées. Le géniteur met tout en œuvre pour que le spectateur croie dur comme fer à ce qui se déroule devant ses yeux. Il faut reconnaitre ici des effets spéciaux assez inattendus et de très bonne facture, de qualité bien supérieure à ce qu’on aurait pu attendre d’un petit budget norvégien. Chapeau bas. A côté de ça, la pellicule ne laisse pas pour autant ses personnages de côté au profit de scènes d’action. Crédibles, les protagonistes jouissent de vraies personnalités – même s’ils sont toujours aussi fins, comme le sont généralement les journalistes en herbe présents au cinéma...

 

 

La mention spéciale revient incontestablement à ce chasseur de trolls gentiment attachant. A bout et usé par un métier ingrat, ce reportage va lui permettre de mettre en lumière son statut trop longtemps caché au grand public. The Troll Hunter n’est peut-être pas un métrage boosté à la testostérone mais fait preuve d’une étonnante maturité, sachant allier action, suspense et humour avec un dosage presque minutieux. Les superbes paysages norvégiens ne sont pas laissés pour compte et profitent même de cette caméra façon « documentaire ».  Le problème de la pellicule réside dans son concept qui arrive à bout de souffle en milieu de parcours. Une fois que le spectateur a fait le tour des lieux, les surprises ne sont plus trop de la partie. The Troll Hunter se perd dans des explications anecdotiques sur la vie du chasseur au lieu de renforcer son intrigue, ce qui nous amène péniblement à un final un peu trop abrupt et quasiment dénué de tout impact. Dommage que l’on quitte la pellicule sur un sentiment de frustration, une finale plus audacieuse lui aurait été bénéfique.

 

 

La Norvège nous surprendra toujours. Peu importe la qualité, il faut reconnaitre qu’ils se débrouillent bien mieux que notre cher hexagone, et ce The Troll Hunter est là pour nous rappeler qu’il y a encore de nombreuses choses à explorer. Le métrage d’André Øvredal, malgré ses défauts, fait preuve d’une maturité rare qui ravira  les plus curieux comme les plus enfantins d’entre nous.

Auteur : TIBO

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