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Critique The Veil

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Le père Jason Blum semble devenir légèrement moins radin. Alors que le célèbre producteur n’hésite désormais plus à légèrement gonfler les budgets de certaines séquelles bankables – Insidious ou American Nightmare –, ce dernier met la main au porte monnaie pour les besoins de The Veil afin de s’assurer de la présence de quelques stars en perte de vitesse. Désormais cantonnée aux productions modestes / geeks, Jessica Alba vient ici cachetonner aux côtés de Thomas Janes, ex-Punisher malheureux dont le contrat ne sera jamais prolongé au-delà d’un premier film calamiteux. Exception faite d’un casting sympathique, The Veil n’a sur le papier strictement rien de plus bandant qu’’un métrage Blumhouse lambda. A défaut de se montrer véritablement transcendant, le métrage de Phil Joanou reste cependant divertissant.

 

 

La méthode Blumhouse visait initialement à confier la réalisation des projets maisons à des newcomers. Tout le monde s’y retrouve : les producteurs, heureux de sous-payer des techniciens malléables à souhait, et les artistes en devenir, qui tamponnent le CV d’une références destinées à une large audience. Blum a occasionnellement changé son fusil d’épaule depuis peu en assurant le financement ou la distribution de quelques réalisateurs confirmés, dont le fameux M. Night Shyamalan pour le récent The Visit. Phil Joanou se profile également comme un vieux briscard de l’industrie cinématographique. Ex-artisan du clip-vidéo, le bonhomme a réalisé une palanquée de clips-vidéos / documentaires pour le groupe U2 mais affiche un casier ciné assez pauvre malgré quelques références populaires aux budgets confortables. L’horreur et l’épouvante, Joanou n’y connait vraisemblablement que dalle. Le cinéaste a pourtant marqué les esprits de la geekosphère de manière plutôt surprenante en 2012 en shootant un fan-film bien bad-ass sur le Punisher, court-métrage pour lequel il avait assimilé avec brio les codes des comics et s’était payé le luxe de faire appel à… Thomas Jane himself. Joanou procède pour The Veil avec le même sérieux en ce qui concerne l’étude du sujet : le réal’ imprime parfaitement les mécanismes et la construction du film de trouille. Presque aussi bien que les exigences Blumhouse.

 

 

The Veil fait dans le classicisme pur premium. Inutile d’en attendre plus qu’un petit moment de frousse calibré pour la seconde partie de soirée. Le métrage recycle en ce sens le scénar’ usité du film de fantômes / possession. Unique survivante du suicide collectif des membres d’une secte, Sarah Hope retourne vingt-cinq ans plus tard sur les lieux du drame sur la demande d’une équipe engagée dans le tournage d’un documentaire. Les jeunes gens vont progressivement découvrir la vérité sur l’extinction de la communauté, au fur et à mesure que les événements paranormaux se multiplient autour d’eux. Pourquoi pas. Joanou passe donc au shaker Paranormal Activity, Blair Witch, Insidious et un peu tout ce qui se fait actuellement dans le même genre. Si l’impression de déjà-vu plane dangereusement sur The Veil, le cinéaste s’en sort pourtant assez bien en déroulant un premier tiers suffisamment mystérieux pour conserver l’attention. Un suspense que le métrage conserve globalement sur la longueur, le réalisateur émaillant de plus de ci et là son travail de multiples jump-scares bien foutus et distillant une tension vraiment chouettos. Dommage que le scénario – pourtant simple – s'avère aussi prévisible et s’embrouille à ce point dans un run final décevant : on cherche encore quels sont ses fameux trois clous permettant de « s’élever » et pourquoi les âmes damnées présentes sur les lieux glandouillent encore dans un coin paumé après deux décennies. Mais qu’importe. Concis et bien rythmé, The Veil n’est rien de plus qu’un bis et répond à ce titre correctement au cahier des charges imposé.

 

 

Si les pauvres jeunes qui se font dézinguer / posséder les uns derrière les autres filment les événements, Joanou n’use que rarement des fameux plans found-footage pénibles et agités. Ouf. The Veil ne témoigne pas pour autant d’une direction artistique particulièrement soignée. Le réalisateur semble un peu se foutre des couleurs et de l’éclairage, et couche régulièrement sur péloche des séquences sous-éclairées voire désespérément grisâtres. A l’instar de bon nombre de films labellisés Blumhouse, l’ensemble se montre assez laid. Même son de cloche côté casting : tout le monde sur-joue sans gêne aucune, à commencer par Thomas Jane. Exubérant au possible, ce dernier campe un gourou risible et bardé de poncifs. Option look de babos et yeux révulsés en guise de cerise sur la gâteau. Du lourd.

 

 

Bien que déjà vu mille fois et hautement perfectible, The Veil se profile comme un petit divertissement bien mené. L’ensemble ne fait pas le poids une seule seconde face aux classiques du genre, voire même aux récentes œuvres de James Wan, mais offre cinq-six coups de flip notables et s’habille d’une ambiance prenante. On a certes souvent vu mieux. Mais il est bon de se rappeler que le genre et le studio Blumhouse ont souvent donné naissance à bien pire.

 

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