film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique The Woman

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Attendu de pied ferme par bon nombre d’afficionados, The Woman écume aujourd’hui les festivals et ne laisse personne indifférent – on peut prendre comme exemple le fameux incident du festival Sundance –. L’évocation de deux noms suffisent pour rendre le projet intriguant : Le premier est le réalisateur Lucky McKee qui en à peine un seul film, le percutant May, a réussi à marquer le cinéma horrifique au fer rouge. L’autre nom, c’est celui de Jack Ketchum, romancier de talent dont les bouquins The Lost et The Girl Next Door se sont déjà vus adaptés au cinéma. Autant dire que les bases du projet sont solides. Et comme on pouvait s’y attendre, The Woman est un choc, un film coup de poing dont on ne se relève pas indemne.

 

 

 

Parfois vu comme un misogyne mais la plupart du temps étiqueté comme féministe, Lucky McKee a avant tout un respect profond pour les femmes et se plait à les mettre dans des situations extrêmes. Vraie fausse suite du catastrophique The Offspring d'Andrew van den Houten – où l’on retrouve Pollyanna McIntosh dans le rôle de la femme –, The Woman se centre sur une famille dont le père capture une sauvage avec pour objectif de la civiliser. Un pitch aussi épuré que peu attrayant. On se demande ce qu’il va bien pouvoir se passer pendant près d’une heure quarante. Le film se serait sans doute transformé en torture porn vaseux entre les mains du premier péquenaud doté d’une caméra, mais c’est mal connaître Lucky McKee et Jack Ketchum. Après une introduction psychédélique un peu pénible à base de ralentis et de fondus où le réalisateur montre la vie de la sauvageonne au milieu des bois, la pellicule nous transporte au sein d’une famille américaine modèle, un père avocat, une mère – Angella Bettis, muse de McKee – docile et trois jolis bambins. La rupture de ton est radicale, deux mondes qui vont se rencontrer à l’initiative de ce père chasseur à ses heures perdues.

 

 

Si on a un peu de mal à cerner les différents personnages de prime abord, malgré leur caractère très marqué, la capture de la sauvage va mettre en lumière leurs différentes personnalités. La notion de civilisation est ici toute relative, puisqu’elle sera traitée comme un gibier et dressée comme un animal, le père n’hésitant pas à impliquer toute sa famille dans son entreprise. Malgré ce que l’introduction du métrage pourrait nous faire croire, la sauvage n’en est pas le protagoniste principal mais plutôt le déclencheur, l’allumette qui va mettre le feu aux poudres. Le père de famille, magnifiquement interprété par Sean Bridgers – plutôt branché séries TV –, prend rapidement ses marques et envahit littéralement l’écran. Il mène sa petite tribu à la baguette, charmant, misogyne et violent, un des plus gros enfoirés que le cinéma de genre ait connu. The Woman est un film plein de haine où la femme, dans sa définition générale, y est trainée dans la boue, humiliée, violentée, la pellicule faisant voler en éclats tous les idéaux moraux de la famille américaine modèle.

 

 

Le film va rapidement se transformer en véritable guerre des sexes. Les hommes apparaissent comme des dominateurs avec pour seul but d’asservir le sexe faible, le père n’hésite pas à frapper sa femme devant sa famille ou le fils à torturer la captive, quand les femmes tentent de maintenir leur dignité humaine. La violence la plus dure ne réside pas dans les quelques scènes pourtant sanglantes mais bien dans le comportement atrocement misogyne des hommes. Le climax final marque une - seconde -  rupture de ton radicale, l’explosion du malaise et de la frustration accumulés tout au long de la narration, avec une violence beaucoup plus graphique. La distinction entre enfants et adultes n’est plus, seule la survie du plus fort compte. Malgré quelques abus de fondus enchainés et de superpositions d’images, la réalisation de Lucky McKee est soignée, certaines scènes s’apparentant à de simili clips musicaux, la découverte de la sauvage par le père étant le plus marquant. Faute à un budget relativement faible, on regrettera une photographie parfois approximative. Les acteurs sont d’une justesse assommante, Sean Bridgers, Angella Bettis et Pollyanna McIntosh y sont particulièrement bons, à l’opposé les uns des autres.

 

 

En 24 jours de tournage, Lucky McKee nous livre un film coup de poing qui risque de faire encore couler beaucoup d’encre. Sans gratuité aucune, The Woman dresse un portrait au vitriol de la guerre des sexes, n’hésitant jamais à pousser les personnalités à l’extrême pour creuser l’écart. Après The Lost, cette nouvelle collaboration avec Jack Ketchum laisse éclater toute la frustration d’un réalisateur maudit – voir les expériences de The Woods et Red – mais plein de talent. Lucky McKee is back. Brutal.

Auteur : TIBO

Critique vue 10461 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 67+9

Votre réponse :

Malibu 18-06-2013
Oui moi aussi, j'ai rien compris à ca :D si qqun parle le primitif, faites nous signe ^^
K 05-08-2012
Je me suis demandé pourquoi la femme sauvage emmène la petite fille à la fin

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction