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Critique Tracers

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Hey, toi mon jeune ami cinéphile ! Aimes-tu les films d'action où ça bouge beaucoup - sans trop savoir pourquoi d'ailleurs - ? Aimes-tu les sports extrêmes ? As-tu jamais entendu parler du Parkour ? Mais si, tu sais, le sport de rue où au lieu de descendre les marches de l'escalier tu fais une roulade avant par dessus la rambarde et retombes sur tes pieds deux mètres en contrebas ? Mais le plus important, es-tu un fan de Taylor Lautner ? Si tu réponds par l'affirmative à toutes ces questions, alors Tracers est fait pour toi.  



Après s'être fait largement connaitre dans la saga Twilight où il courait beaucoup et apparaissant les trois quart du temps torse nu sur fond d’amourette teen, Taylor Lautner a négocié à sa manière son retour au cinéma, avec sa propre vision d'un film sérieux. Ainsi, Identité secrète était une pâle resucée de Jason Bourne où là aussi il courait beaucoup en apparaissant fréquemment torse nu sur fond d'amourette teen. Las, le public fut trop déconcerté par l'avant-gardisme affiché de l'entreprise et par les prouesses d'acting de Lautner que n'aurait pas dénigré le grand Steven Seagal. Qu'à cela ne tienne, Lautner a de la suite dans les idées et après mure réflexion, il décide d'éviter les erreurs du passé en tournant dans cette autre resucée, celle de Yamakazi d'Ariel Zeitoun. Une pépite oubliée du cinéma français, certes, mais qui se rappelle à notre bon souvenir grâce à  l'ami Lautner. Et généreux en plus de ça, le bougre. Alors attention, certes il court beaucoup sur fond d'amourette teen dans Tracers, mais ne montre plus ses pectoraux. Ou si peu. Si c'est pas de la diversification ça...

 


Vous connaissez les taglines ? Ces phrases accrocheuses censées vous donner envie de regarder le métrage - généralement lorsque l'affiche est d'une pauvreté crasse ou d'un mauvais gout certain, parfois les deux -. Des phrases du genre : Il est de retour et il est pas contentDans l'espace personne ne vous entend crier,  Elle fut la première...,  Ils sont venus, ils ont bu, ils ne se souviennent plus - vous vous amuserez d'ailleurs à en deviner la provenance - ou encore la plus connue et la plus pourrave : basé sur de faits réels. De taglineTracers n'en a point. Mais s'il devait y en avoir une ce serait à n'en pas douter « Lautner a fait ses propres cascades tout seul ». C'est en effet le seul point saillant qui émerge lors du visionnage du métrage. La caméra semble mettre un point d'honneur à nous le faire savoir tant elle colle à sa star lors de ces innombrables roulades, sauts, plongeons et gadins, à pieds ou à vélo. Les qualités physiques de l'acteur ne sont plus à démontrer, Lautner en plus d'être acteur et top model est aussi un artiste martial accompli - oui, oui, sérieux - mais ce fait semble l'unique argument que le film ait à proposer. Et pour un film de 93 minutes, c'est assez maigre comme menu. 

 


Il n'y a rien de vraiment condamnable dans Tracers. Même dans sa médiocrité, il ne diffère par particulièrement des autres productions superficielles qui grouillent dans le paysage ciné actuel. Le film bénéficie même d'une réalisation pas dégueu, surtout dans sa gestion des scènes d'action lisibles et assez fluides - plus imputable au simplisme de ces scènes qu’à un réel talent de réalisation -. Et pour les fans de Lautner, ce film est du pain béni puisque celui-ci est présent à tous les plans. Ils apprécieront particulièrement sa volonté de se diversifier en interprétant un anti-héros, comme le prouve sa barbe de trois jours et ses tatouages sur les bras. Ce qui tape sur les nerfs par contre, c'est la tendance du film à vouloir péter plus haut que son cul alors qu'il est d'une vacuité et d'une connerie abyssale. Passons sur les raccourcis crétins qui jalonnent un script ou l'on maîtrise les secrets du Parkour en deux trois saltos avant, où l'on tombe amoureux de la personne qui vous chourre votre vélo et manque de vous faire tuer sous un camion et où un gang de braqueurs met en échec les forces de polices rien qu'en sautant entre les immeubles. Il sera par contre plus pénible de supporter ces rebondissements téléphonés toutes les deux minutes supposés nous faire décrocher la mâchoire. Certes la mâchoire se décroche, mais de bâillement face à l'ennui qui prévaut. Heureusement, l'on pourra faire passer le temps en comptant tous les films que Tracers pompe éhontément pour masquer sa pauvreté, à l'instar de cette relation « compliquée » mi-fascination mi-répulsion entretenue par le héros et le bad guy charismatique. Point Break ? Gagné! 

 

 

Anonyme, long et chiantissime, Tracers ne fera probablement rien pour apporter un tant soit peu de crédibilité à Taylor Lautner. Tout au plus, il ravira les fans du Justin Bieber du cinéma et l'on est content pour eux. Pour les autres, rien à en tirer, et c’est sans regrets qu'on passera notre chemin. 

Auteur : ATEF

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