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Critique Trance

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Danny Boyle est un touche à tout. De la science-fiction à l’horreur viscérale, en passant par le drame épidermique, le cinéaste aura testé des registres bien différents, tout en imprimant une véritable personnalité à chacun de ses essais. Auréolé d’une réputation de réalisateur « culte » depuis l’audacieux Trainspotting, Boyle n’aura pourtant véritablement obtenu les faveurs du grand public que tardivement avec Slumdog Millionaire. Une fable habile pourtant éloignée de ses expérimentations habituelles. Expert en matière de métrage casse-gueule, Boyle reviendra avec 127 Heures à un cinéma bizarroïde – filmer un homme et un rocher sans temps mort relève de l’exploit –. Trance s’inscrit pour sa part dans la même démarche artistique. Intriguant, explosif et halluciné, son métrage est un tour de force d’une rare virtuosité.

 

 

Christopher Nolan a mis le niveau très haut. Sur une idée de base qui se rapproche plus ou moins d’Inception, Boyle livre une œuvre en forme de trip éveillé tout aussi hypnotique, bien que globalement plus difficile à appréhender. Trance n’a en effet rien d’un blockbuster, tant son géniteur s’amuse à en brouiller les pistes jusqu’à son multi-twist final. Le postulat reste pourtant assez simple. Commissaire-priseur expert en œuvre d’art, Simon organise un vol estimé à plusieurs millions de dollars. Blessé à la tête au cours des événements, ce dernier n’a pourtant plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Son complice, Franck, va alors engager un hypno-thérapeute afin de déverrouiller sa mémoire. Si les bases demeurent plutôt conventionnelles, Trance multiplie rapidement les niveaux de lecture, Boyle tirant de l’esprit de son protagoniste des pistes de réflexions labyrinthiques. Artisan chevronné sur le domaine de l’énigme à tiroirs, Boyle maitrise son art à la perfection. Passé son premier tiers, Trance parvient en effet à naviguer entre rêve et réalité sans qu’il ne soit véritablement possible d’en définir clairement les frontières.

 

 

Parfaitement construit, le puzzle halluciné de Danny Boyle témoigne d’une rythmique calibrée au millimètre près. Trance s’appuie pour ce faire sur une galerie de personnages d’une redoutable complexité. Le cinéaste rejette toute notion de manichéisme, Trance présentant des intervenants pouvant sombrer du bon comme du mauvais côté en seulement quelques séquences clés. Des rebondissements que Danny Boyle greffe à son métrage avec une frénésie presque diabolique, son travail rebondissant malicieusement à d’innombrables reprises. Presque trop. Trance termine en effet sa course folle sur une série de révélations qui pourront sembler invraisemblables, bien que l’ensemble conserve sa dimension fascinante jusque dans ses méandres scénaristiques finaux. Efficace au possible, le thriller psycho de Boyle bénéficie notamment d’un casting quatre étoiles pour renforcer la crédibilité de son développement.

 

 

Comme à son habitude, Danny Boyle se fend d’une direction d’acteurs aux petits oignons. Réunissant un trio d’exception – McAvoy, Cassel et Dawson –, le réalisateur offre à ses compagnons de jeu des rôles machiavéliques et interconnectés. L’occasion pour ces derniers de témoigner d’une époustouflante complicité à l’écran. Derrière la caméra, Danny Boyle impose à Trance sa marque de fabrique. Habillé d’une réalisation techniquement impeccable, le film multiplie les effets théâtraux et anti-conventionnels qui renforcent le flou permanent déroulé par son scénario. Eblouissante, originale, souvent improbable, la technique de Boyle conjugue préoccupations arty et lisibilité exemplaire. Impressionnant.

 

 

Avec Trance, Danny Boyle impose une énième pièce maitresse à une filmographie déjà imposante. Construit comme une pièce d’orfèvrerie délivrant progressivement tout son éclat, le métrage du cinéaste est une pure œuvre de génie et reste passionnante de bout en bout. Indispensable.

 

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