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Critique Transformers 3 : La Face Cachée de la Lune

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Ah, Michael Bay !  Grand chantre du bourrinage, de la frénésie et du carnage. Ses titres de noblesse ? Armageddon, Bad Boys 1 et 2, Pearl Harbor, et deux Transformers compilant tous les défauts de ses précédents films, soit une propension constante à l’incohérence, des personnages dont le sort nous laisse totalement indifférent et un montage tellement rapide qu’on comprend à peine ce qui se déroule à l’écran. Et encore, moyennant un bon mal de crâne. Alors, à l’heure où Transformers 3 - La Face Cachée de la Lune sort sur nos écrans, et en 3D, doit-on craindre encore une overdose d’action sentant bon la testostérone au détriment de la réflexion – aussi minime soit-elle – et de la poésie ?  La réponse n’est pas aussi évidente qu’on aurait pu croire.

 

 

Autobots et Decepticons ont commencé leur guerre bien avant d’arriver sur Terre. Alors qu’un vaisseau Autobot piloté par leur chef Sentinel Prime avec à son bord une arme capable de mettre fin à cette guerre, disparait sous les tirs des Decepticons, les humains constatent le crash d’un Ovni en 1960 sur la face cachée de la Lune. En 1969, ils y envoient leur première mission et découvrent le vaisseau en provenance de Cybertron – la planète des Autobots et des Decepticons – avec à son bord Sentinel Prime, désactivé. Alors que les Autobots s'allient avec les humains, les Decepticons préparent une grande offensive en rapport avec ce vaisseau écrasé. Pendant ce temps, Sam Witwicky, héros des deux premiers volets galère pour trouver un job, tandis que sa superbe copine se rapproche étrangement de son patron, le fourbe Dylan Gould. Le scénario n’est pas très original. Effectivement, son but n’est pas de passionner outre mesure mais il a au moins le mérite de garder notre attention entre les séquences d’action qui pullulent. Et le film pointant à quand même près de deux heures trente, l’histoire se devait d'intéresser un minimum. Etrangement, Bay s’en sort bien sur ce coup, aidé par une 3D parfaitement gérée et propice à plonger le spectateur au cœur même du film. 

 

 

Car la réussite première de Transformers 3 - La Face Cachée de la Lune tient dans l'emploi de cette 3D. Et différemment d’Avatar où, au final, Cameron cachait sous l’aspect technique la pauvreté de son histoire, Bay lui se sert du scénario en accumulant les morceaux de bravoure auxquels la technologie sied à merveille, émerveillant et bluffant à la fois. Le film se détache en deux parties, une première posant les bases de l’histoire – et ce sans nous assommer de clins d’œil aux précédents volets mais sans pour autant éviter les clichés – en alternant moments mettant en scène les robots et ceux plus comiques mettant en scène Sam et les autres personnages humains. Le tout se rejoint dans une seconde partie autrement plus sérieuse, aux enjeux mortels, et sur laquelle Bay laisse libre court à sa maîtrise visuelle. Cette seconde moitié du film, qui se déroule dans un Chicago pratiquement détruit, enchaîne gunfights improbables – minuscules humains contre machines géantes – et combats opposant les deux clans de robots. Voir Optimus, épée en main, éclater littéralement des Decepticons vaut le détour, tout comme les attaques de Shockwave, Decepticon proche des vers de Dune. Il nous offre une des meilleures séquences avec un building qui s’effondre et duquel nos pauvres héros doivent s’échapper.

 

 

Des scènes de ce type, Transformers 3 - La Face Cachée de la Lune en offre donc de multiples dans sa dernière partie, véritable rollercoaster où on peine à respirer, happé par un enchainement de tôles froissées au cours duquel les humains ne sont que chair à canon. On peine certes à croire à certains passages – la copine de Sam qui convainc Megatron de s’opposer à Optimus vaut son pesant tant son look de gravure de mode choque dans le paysage – mais ce qui compte, c’est d’en prendre plein les yeux. Et pour peu qu’on ait laissé son cerveau à l’entrée, on assiste à un spectacle pétaradant qui tient presque du jamais vu en ces temps où l’action se révèle absente ou décevante. Michael Bay ne change pas ses habitudes de maitre de l’action décérébrée et nous gratifie donc d’une dernière partie bluffante où sa maîtrise des scènes d’action est exploitée au maximum et au cours de laquelle – fait suffisamment rare pour être souligné – le montage demeure lisible sur la plupart des séquences, malgré parfois une caméra virevoltante et une 3D qui peut faire mal au crâne et aux yeux. Bien entendu,  dans ce genre de film, les acteurs sont peu importants, et c’est le cas ici malgré la présence au casting de John Turturro, John Malkovitch – cabotinant comme un fou – ou bien encore la trop rare Francis McDormand. Le point fort de Transformers 3 - La Face Cachée de la Lune reste l’action, un point c’est tout. Tout est mis en œuvre pour cela et on peut quand même le regretter car si Bay se contrôlait un peu plus et surtout s’appuyait sur des scénarios de bonne facture, on aurait droit à de très bons films. Il l’a fait dans le passé – la première partie de The Island – et il est dommage que son caractère de sale gosse voulant épater la galerie prenne le dessus constamment. Un mot sur les effets spéciaux qui sont tout bonnement excellents, principalement lors des scènes de destruction massive.

 

 

Transformers 3 - La Face Cachée de la Lune n’a jamais prétendu être un film souhaitant révolutionner le cinéma. Juste offrir un spectacle pyrotechnique de première qualité, avec une 3D de bonne facture, renforçant l’implication du spectateur. Et à ce niveau-là, c’est parfaitement réussi. Michael Bay offre un excellent film d'action, et si vous ne faites pas trop  les difficiles, vous ne pourrez qu’apprécier.

Auteur : TONTON

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