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Critique Transformers : l'âge de l'extinction

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Que restait-il à détruire pour Michael Bay ? Après Alcatraz, Pearl Harbor, Miami, les capitales majeures du monde en passant par la Lorraine, euh par Chicago dans le troisième Transformers ? Et bien hop, notre petit génie du montage épileptique nous sort le premier – semble-t-il – blockbuster international, Transformers : l'âge de l'extinction, qui se conclut par une bataille épique au cœur de Pékin. Vous l'aurez compris, ce nouveau Transformers ne vaut, comme d'habitude diront les mauvaises langue, que pour ses effets spéciaux et  surtout sa connerie abyssale,  ferait presque du film une parodie.

 

 

Pour résumer un scénario qui tient dans la paume d'une main, il suffit de dire que suite à la bataille de Chicago qui concluait le troisième volet, les Autobots – les gentils – et les Decepticons – très cons vu que morts, enfin pas que – ne sont plus désirés sur Terre. Enfin, c'est ce que le méchant de la CIA veut faire croire à ses patrons, car en fait il refourgue tous les captifs à un chasseur de prime extraterrestre, en échange de la technologie à l'origine de leur création. Technologie qu'il deale à un méchant magnat scientifico-ingénieur . Bref, tout irait bien, où mal du point de vue d'Optimus Prime et ses potes, si le gentil veuf ingénieur incarné par Mark Wahlberg, accompagné de sa fille et de son petit ami ne se retrouvait pas mêlé à tout cela. Vous l'aurez à nouveau compris, c'est pas par son scénario que brille ce nouveau volet d'autant qu'il fait pire que les trois autres réunis ! On trouve dans ce Transformers ; l'âge de l'extinction des erreurs peu courantes dans ce type de production habituellement peaufinées : les occupants de la voiture dans laquelle se réfugie la gentille fifille à papa Mark sur l'autoroute sont probablement des cousins de l'homme invisible, le héros arrive à rien dans son labo comme il l'appelle mais parvient à pirater un drone de l'armée en moins de temps qu'il faut pour le dire, la liste est longue. Le roi de l'ellipse, c'est Michael Bay. D'une quantité effarante, elles permettent surtout de se demander quel est intérêt de faire un film aussi long - 2h45 - si c'est pour zapper tout ce qui permet de comprendre ce que l'on voit. Les méchants vont et viennent sans explications, ce qui n'est pas gênant vu que le film suit surtout les gentils, mais ces derniers en font de même. Les Autobots prennent en effet des décisions d'une connerie indubitable, comme vouloir s'échapper d'un vaisseau alien en faisant les funambules sur des câbles qui le maintiennent au toit d'un immeuble. Mais la palme du faux suspense qui va faire trembler mamie craignant pour la vie de nos gentils humains – parce que les robots, on s'en fiche qu'ils crèvent – revient au final où l'on voit confier l'arme qui peut détruire l'humanité à nos vaillants humains alors qu'Optimus – alerte SPOILER – peut voler dans l'espace pour la détruire, ce qu'il fera quelques minutes plus tard ! – Fin alerte SPOILER –.

 

 

Filmé dans une 3D assez intéressante, le film de Michael Bay est relativement bien mis en scène. Transformers : l'âge de l'extinction reste lisible, et fait bien mieux que les précédents volets. Mais c'est quand même décevant de la part de son réalisateur, qui laisse plus voir sa « patte » sur un film comme No Pain No Gain. Transformers : l'âge de l'extinction - car  ce sont les créateurs des Transformers qui sont à l'origine de celle des dinosaures - n'est qu'un blockbuster de plus, qui a par ailleurs le culot de nous prendre pour des vaches à lait comme le prouvent à l'écran les publicités de marques comme Victoria Secret, Budweiser, Chevrolet, Ray Ban, ou même des marques chinoises ! Habituel chez Bay, ces placements de produits ne seraientt pas génants s'ils étaient noyés dans l'action mais là, on a carrément droit à des zooms ou des gros plans parfaitement lisibles sur les logos ou les noms de marques. Franchement pitoyable comme l'envie – le besoin financier ? - de tourner le final en Chine, ce qui ne sert strictement à rien niveau scénario si ce n'est déplacer l'action sans rien apporter. Alors Transformers : l'âge de l'extinction, nanar de l'été? Pas totalement, car certains moments restents funs. Ces quelques séquences délirantes sont malheureusement presque systématiquement démontées par une idée moisie – le ballon américain comme par hasard dans l'appartement d'un HLM peuplé de chinois pauvres – ou par des enjeux foireux. Sans parler  de ceux qui ont fait le buzz, les robots dinosaures, à l'origine d'une séquence de dressage bien troussée visuellement mais bien trop bête pour emporter l'adhésion. Pourquoi ? Optimus en dresse un, et les autres suivent alors, sans qu'on comprenne leur changement subit de décision, eux qui voulaient leur entrer dans le lard avant le dressage. Et tout le film est à l'avenant, nous laissant souvent dans le questionnement. Ces interrogations sont vite oubliées, noyées par la musique grandiloquente et les séquences d'action.

 

 

Bonne idée par contre d'avoir changé le casting, même si ça n'a au final que peu d'importance dans ce type de film. Le souci est que les acteurs ne sont pas aidés par les dialogues et semblent parfois perdus dans ce maelström mécanique. Le seul élément assez choquant – pour un Transformers – est la mort assez rapide et brutale – mais bien trop appuyée, Michael Bay' oblige –, d'un des héros. Reste alors des SFX vraiment impressionnants parfois, surtout en ce qui concerne les Autobots, bien plus détaillés qu'auparavant. Rien de transcendant non plus.

 

 

Vu le succès phénoménal du film – enfin, les premiers jours, car attention à la chute –, on peut s'attendre à un nouveau volet, d'autant que la fin est ouverte mais promet malheureusement une intrigue que l'on ne verra jamais car peu bankable. Dommage car le film s'envole – au sens propre comme littéral – vers de nouveaux horizons et s'avère moins terre à terre que les précédents opus. Vous aimez les robots géants qui se tapent sur la gueule ? Revoyez Pacific Rim. Vous aimez quand ca pète partout à l'écran ? N'importe quel Marvel fera mieux l'affaire. Vous aimez les scripts – signé ici par Ehren Kruger coupable de ceux de Scream 3 et des deux précédents Transformers – à l'humour lourdingue et les écrans pubs interminables, même pas intelligemment fondus dans l'action pétaradante ? Alors, et seulement si vous laissez également votre cerveau en échange des lunettes 3D et si vous oubliez que Bay fait parfois de bons films, vous pourrez prendre un peu de plaisir devant ce Transformers : l'âge de l'extinction.

 

Auteur : TONTON

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