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Critique Triple 9

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John Hillcoat a pour habitude de faire des longs métrages ultra-réalistes et surtout hyper violents – Des hommes sans lois ou La Route en sont de parfaits exemples –. Triple 9 ne déroge pas à cette règle et dépeint avec minutie l'univers criminel de la ville d'Atlanta. Doté d'un budget peu élevé si on regarde le casting de près, ce thriller est très efficace, tant du point de vue de la tension générale, de la brutalité illustrée que des scènes d'actions. Hillcoat n'avait plus réalisé un film situé dans l'ère contemporaine depuis un petit moment et personne ne viendra se plaindre de ce retour au film noir.

 

 

On ne va pas se mentir, le très gros point fort de Triple 9 – au premier abord – est son casting. Parce qu'en dehors de ça, la promo marketing n’a pas été vraiment au top. Le film s'appuie en effet sur un casting aux petits oignons, réunissant des acteurs connus du ciné comme que de la série TV. Dans les rôles principaux et venant du cinéma : l'impeccable Chiwetel Ejiofor joue un ancien navy seal reconverti en braqueur de génie, Casey Affleck incarne un flic tout juste débarqué dans la brigade anti-gang, Kate Winslet est la dirigeante sans pitié de la mafia russo-isréalienne - elle est vraiment parfaite dans le rôle - et Woody Harrelson est le flic brillant mais un peu borderline de la troupe... On peut également citer Anthony Mackie, Gal Gadot et Teresa Palmer. Le film rassemble par ailleurs quelques pointures du petit écran : Norman Reedus – le Daryl Dixon de The Walking Dead –, Aaron Paul – Jesse Pinkman dans Breaking Bad – ainsi que Clifton Craig Collins Jr. Bref, les acteurs ont la gueule de l'emploi et sont calibrés pour soutenir ce polar musclé. De l'aveu du réalisateur, il a été compliqué d'accorder les emplois du temps de tout ce beau monde.

 

 

Outre son casting cinq étoiles, Triple 9 vaut le coup d'œil pour son scénario. Délaissant Los Angeles, Hillcoat a basé son histoire à Atlanta, ville rongée par les guerres de gangs. Le scénariste, Matt Cook, a également préféré se concentrer sur une branche peu connue de la mafia : la Casher Mafia : des russes-israéliens, très discrets mais non moins violents que leurs opposants italiens, mexicains et consorts. Mickael Atwood, ancien NeavySeal, est ici expert en cambriolages et travaille, contraint et forcé, pour Irina Vaslov. La délicieuse Irina oblige Atwood et son équipe à tenter un coup particulièrement risqué. Pour mettre toutes les chances de leur côté, l'équipe – composée en partie de flics ripoux – planifie une alerte 999, soit le code pour signaler un policier touché... Non seulement l'histoire est sombre et violente, mais l'ambiance générale du film l'est également. Le réalisateur a placé son récit en plein milieu d'une canicule, ce qui contribue à l'ambiance poisseuse qui règne au sein de ce petit monde de flics et de mafieux shootés à l'adrénaline et autres substances plus ou moins légales.

 

 

Rien n'est laissé au hasard dans ce Triple 9. Si le spectateur peut être un peu surpris par l'allure générale des flics et leur vocabulaire peu évolué, le métrage est entrainant. La scène d'ouverture ouvre magistralement le film, avec son braquage organisé de façon militaire. La narration a certes de quoi dérouter au départ – on prend le récit en cours de route, ce qui peut perturber la compréhension –, mais cette dernière est fluidifiée par une réalisation intelligente. On sent également que John Hillcoat a souhaité donner une place prépondérante à ses personnages, celuic-i multipliant les gros plans de visages et s'attardant sur la psychologie de chacun. Une vraie réussite. Car vu le thème général, il aurait pu se contenter de filmer les scènes d'actions de manière détachée pour en faire un film coup de poing. La force du cinéma d'Hillcoat réside cependant bien dans la peinture qu'il fait de ces héros, et Triple 9 en est une nouvelle preuve.

 

 

Triple 9 est un bon film de genre, un récit sombre et précis peuplé vraies gueules et emballé dans une réalisation soignée. John Hillcoat est un habitué des films violents et livre ici une copie réussie. Mention toute particulière au traitement donné à ses personnages, tous très aboutis.

 

Auteur : FLORA

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