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Critique Tron : l'Héritage

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Réalisé au début des eighties, Tron s’était montré précurseur à plus d’un titre. Véritable révolution technique pour l’époque, le film misait sur un univers cybernétique entièrement conçu par ordinateur, exploit sans précédent à l’heure des balbutiements de l’informatique grand public. Produit par le géant Disney, Tron aura pourtant clairement loupé son public. Avant-gardiste au possible, le métrage souffrait d’un esprit geek un brin trop précurseur, la communauté des fondus de technologie restant à l’époque assez confidentielle. Devenu culte avec les années, ce dernier est pourtant aujourd’hui ressuscité par les studios. Faux remake, Tron : l’Héritage s’inscrit pour sa part parfaitement dans son époque. Une suite gonflée à l’hélium et visuellement étourdissante.

 

 

Dépassé sur tous les fronts, Tron a chèrement payé les affres du temps. Véritable polaroïd de l’époque, le film de Steven Lisberger – informaticien de génie depuis tombé dans l’anonymat le plus total – présentait une véritable légitimité à bénéficier d’un lifting complet. Une attente à laquelle le newcomer Joseph Kosinski ne répond qu’à moitié, ce dernier optant astucieusement pour un projet à cheval entre le remake et la séquelle, forme dont Tron : l’Héritage épouse plus volontiers les contours. Chronologiquement situé vingt ans après les événements de Tron, le métrage impose ses fondations sur le destin de Sam Flynn, descendant de l’expert en Informatique campé par Jeff Bridges dans l’opus initial. Un père disparu corps et biens que ce dernier ne tarde pas à retrouver au sein de la « grille », réalité virtuelle dirigée par le tyrannique Clu. Sans opérer de volte-face trop brutal, Tron : l’Héritage vient s’inscrire dans la directe continuité de son prédécesseur. Optant pour une approche scénaristique similaire – l’absorption du protagoniste au sein d’un cyber-espace dont devient prisonnier –, le travail de Kosinski opte pour un déroulé quasi-identique à celui de son modèle. Un choix plutôt malin, le métrage gagnant de ce fait une autonomie totale. Si l’ensemble renvoi occasionnellement à son modèle, Tron : l’Héritage déroule une histoire neuve à la fluidité exemplaire. Si le tout manque certes légèrement de profondeur, Kosinski pallie ce manquement par un feu d’artifice ininterrompu.

 

 

Tourné pour en mettre plein les yeux, Tron : l’Héritage ne s’embarrasse à aucun moment d’un semblant d’intensité dramatique ou d’un quelconque travail sur le caractère de ses protagonistes. Ecrit par-dessus la jambe, le script mise avant tout sur la pétarade, mission dont Kosinski s’affranchit avec un talent certain. Bardé de clins d’œil – certaines répliques, identiques –, Tron : l’Héritage pousse le jeu jusqu’à dupliquer certaines séquences du projet initial au pixel près. A la différence près que la technologie actuelle offre enfin à ces dernières un écrin ébouriffant. Remixé et dopé par des effets maousse-costauds, le métrage use des coloris fluos et autres séquences épileptiques pour retranscrire les cultissimes courses de Light Cycle et autres bastons de disques. Clinquant et furieusement attachant, le métrage bastonne visuellement et témoigne d’un esprit geek omniprésent. Fantasme esthétique de gamer acharné, Tron : l’Héritage déballe un univers passionnant et propice aux délires technologiques les plus affolants. Une opportunité saisie au vol par Kosinski – parallèlement responsable des ajouts numériques ainsi que du design général de l’œuvre –, qui sème de ci et là une foultitude de véhicules tarabiscotés et autres décors émesurés. Enterrant définitivement le monde dessiné par le premier film, Tron : l’Héritage excelle et s’épanche dans une folie artistique de tous les instants. Jouissif.

 

 

Epoustouflant sur tous les fronts, Tron : l’Héritage bénéficie d’un emballage ultra-soigné. Bien que relativement novice en matière de réalisation, Joseph Kosinski met à profit son expérience de l’architecture et de l’infographie 3D pour imposer une science du cadrage parfaitement calibrée. Beau à en tomber, capturé dans un scope de rigueur, son travail regorge de fioritures techniques et technologiques particulièrement alléchantes. Un tableau de perfectionniste acharné, conjugué à une connaissance de la sous-culture nerd parfaitement affinée. Un aspect geek que le métrage prolonge astucieusement dans son enrobage sonore. Confiée au binôme alien Daft Punk, la bande originale de Tron : l’Héritage – oscar 2011 du meilleur montage sonore – occupe une place d’envergure dans le processus immersif. Recelant de sonorités extraites des machines 8 bits, les morceaux enroulent parfaitement les images capturées par Kosinski d’un esprit technoïde buriné. Légèrement moins intéressant en matière de casting – le jeune Garrett Hedlund s’avère plutôt transparent –, Tron : l’Héritage sauve l’honneur par la présence d’un Jeff Bridges présent et crédible sur tous les fronts.

 

 

Divertissement haut de gamme, Tron : l’Héritage pousse la technologie à des confins restés jusqu’ici inédits. Si le tout souffre certes d’un scénario classique, le film de Joseph Kosinski se profile en premier lieu comme une incroyable expérience visuelle et sonore. Un somptueux ride pour un film de science-fiction next-gen.

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