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Critique Tucker & Dale Fightent le Mal

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Diffusé dans différents festivals à travers le monde, comme Fantasia ou le SXSW, Tucker & Dale Fightent le Mal s’est bâti une jolie réputation et semble se profiler comme la nouvelle comédie délirante dont le cinéma de genre avait besoin. Derrière ce film, le canadien Eli Craig qui présente ici son tout premier long métrage après son très remarqué court The Tao of Pong, sorte de Karaté Kid à la sauce ping-pong. Plus prompt à sombrer dans les blagues potaches, la comédie horrifique est malgré tout un genre aussi bien casse gueule que passionnant. Tucker & Dale Fightent le Mal joue avec les codes et propose une approche unique en transformant le tout en une comédie hilarante et sanglante comme on en voit peu sur les écrans.

 

 

 

Si le réalisateur se plait à citer Shaun of the Dead comme modèle, son bébé en est pourtant assez éloigné, l’approche humoristique étant majoritairement différente. Malgré tout et même si le métrage d’Eli Craig n’atteint pas le niveau de génie de celui d’Edgar Wright, Tucker & Dale Fightent le Mal est au survival/slasher ce que Shaun of the Dead est au zombie flick. L’efficacité de la pellicule est due en grande partie au point de vue que le réalisateur et son scénariste, Morgan Jurgenson, ont choisi d’adopter. En effet, tout n’est qu’une question de préjugés et de quiproquos. Un groupe de jeunes étudiants s’en vont camper dans les bois, mais sur la route, ils vont rencontrer deux inoffensifs péquenauds du nom de Tucker et Dale, venus retaper une cabane dont Tucker vient de faire l’acquisition. Un enchainement de situations et de malentendus va conduire les jeunes à prendre les deux gars du coin pour de dangereux psychopathes. Les étudiants vont donc se retourner contre eux et s’éliminer malencontreusement les uns les autres. Et si les vilains de La Colline a des Yeux, de Détour Mortel ou de Massacre à la Tronçonneuse ne seraient que les victimes d’apparences trompeuses ? Bon, certes, dans les cas présents, il n’y a pas de doute. Mais voilà un postulat de départ intéressant et complètement dingue qui ouvre grand les portes pour faire travailler son imagination.

 

 

Tucker & Dale Fightent le Mal assume pleinement son côté parodique et réutilise intelligemment tous les poncifs du survival/slasher : groupe de jeunes fêtards s’en allant camper dans les bois, une histoire glauque s’étant passée au même endroit et deux hillbillies habitant une cabane perdue au beau milieu de la forêt, tout y est. Seulement voilà, ici, pas de gentils ni de méchants, seulement des réactions en chaîne qui vont définir naturellement les rôles que chacun prendra par la suite. Le film débute avec la scène d’ouverture classique sur les étudiants papotant en voiture sur une route déserte. Ils croisent Tucker et Dale de manière peu rassurante, pour les recroiser par la suite dans une station essence. C’est leur troisième rencontre, où les deux acolytes tentent désespérément de sauver une des filles du groupe, qui va définitivement répartir les rôles dans la tête des jeunes : c’est eux contre nous. Du côté des péquenauds, c’est loin d’être le cas et ils vont mettre beaucoup de temps à comprendre ce qui se passe, impuissant face aux corps qui s’accumulent autour d’eux. C’est intéressant de voir les soi-disant vilains se faire prendre d’assaut par ces jeunes, initialement présentés comme les héros. Tucker & Dale Fightent le Mal multiplie les clichés et les clins d’œil aux œuvres cultes en tirant sa force de ce changement de point de vue. Selon le réalisateur, le DVD du film comportera, en supplément, une partie du film entièrement tournée du point de vue des jeunes pour prouver que les apparences sont souvent trompeuses.

 

 

La pellicule se plait à exposer les situations les plus délirantes en enchaînant gag sur gag, imposant ainsi un rythme minutieusement dosé. Le spectateur vient constamment à se demander qu’est ce qu’il va bien pouvoir arriver d’encore plus dingue, ce ne sera pas sans compter sur l’imagination débridée d’un scénario plus consistant qu’il en a l’air. Les personnages prennent de l’ampleur au fur et à mesure que la narration avance – du moins ceux qui ne font pas office de chair à canon – et même si le point de départ ne laissait rien présager de bien sophistiqué, l’écart se creuse et le spectateur se laisse passionnément embarquer dans cette aventure sanguinolente. Attirant la sympathie dès que les premiers mots sortent de leur bouche, Tucker et Dale sont les antis héros par excellence, gauches et naïfs cherchant à arranger les choses. Dans leur cabane au fond des bois, les deux trublions sont un peu les Ash nouvelle génération, bien qu’il soit peu probable qu’ils atteignent l’aura de leur ainé. Si le tout est foutrement cohérent et bien mené, Tucker & Dale Fightent le Mal est aussi là pour nous livrer un vrai spectacle. Sans jamais tomber dans le grand n’importe quoi, le métrage nous propose un show du tonnerre de tripes et de boyaux très réussi.

 

 

Avec son premier long métrage, Eli Craig nous prouve son véritable amour et respect pour le genre en proposant sa propre vision des choses. Des antis héros munis d’un capital sympathie sans faille et un spectacle hautement divertissant, Tucker & Dale Fightent le Mal est LA comédie par excellence de ces dernières années à regarder pop-corn et bière à la main. Cocasse.

Auteur : TIBO

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