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Critique Underworld 3 : le Soulèvement des Lycans

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Bien que parfaitement calibré pour un public adolescent, Underworld avait bénéficié d’un petit succès auprès des aficionados au film de genre. L’esthétique particulièrement léchée et faussement glauque du projet s’avérait à ce titre plutôt accrocheuse, attirance renforcée par la plastique pas trop dégueu d’une Kate Beckinsale à l’époque encore inconnue. Si le fond restait moins intéressant – Len Wiseman servant une histoire de guerre vampires contre loups-garous un brin casse-gueule et bourrée de poncifs –, l’univers et la technique suffisaient à rendre l’univers  relativement digne d'intérêt. Film pop-corn pétaradant par excellence, Underworld lorgne à l’occasion de ce troisième épisode vers l’inévitable passage par la case préquelle. Un choix certes justifié par les quelques rares questions laissées en suspens, mais pas forcément indispensable à la franchise. Underworld 3 : le Soulèvement des Lycans parvient cependant à se profiler comme un petit divertissement sans grandes prétentions.

 

 

Underworld présentait déjà plus ou moins la genèse de la guerre à l’occasion d’un court flashback. Underworld 3 : le Soulèvement des Lycans étire sans véritable valeur ajoutée l’idée sur un long-métrage indépendant. Le projet de Patrick Tatopoulos installe donc son histoire dans un moyen-âge gothico-fantasy, dirigé par une nation Vampire qui impose sa domination sur des humains décimés par une race de loups-garous sauvages. Premier de la lignée à pouvoir reprendre forme humaine, Lucian précède l’arrivée de Lycans doués de réflexion et de sentiments. Rapidement réduits à l’esclavage par les goules, ce dernier s’éprend pourtant de la fille du maitre Victor, et devient rapidement le meneur de la révolte de son espèce. Exit le côté steampunk et urbain des premiers opus, Patrick Papolous délocalise la mythologie de la franchise quelques siècles en amont. Malin, le cinéaste n’en oublie pourtant pas l’approche geek et vidéo-ludique essentielle à la franchise. Underworld 3 : le Soulèvement des Lycans se pare donc d’une approche héroïc-fantasy tout en conservant l’aspect gothique et sombre de ses prédécesseurs, la composition intrinsèque du métrage restant pour sa part en tous points similaires. Relativement anémique, le développement du métrage n’est profilé qu’en prétexte crédible à coucher sur bandes quelques séquences burinées et bardées d’ajouts numériques visuellement clipesques. Ralentis appuyés, affrontements épiques, effets spéciaux à foison, Tatopoulos sert une formule bien connue mais ici relativement efficace.

 

 

Dans le fond, Underworld 3 : le Soulèvement des Lycans tourne en pilotage automatique. Conscient du manque de profondeur de son script Tatopoulos ne s’attarde pas plus que de raison sur la mise en place des éléments. Dénué de véritables enjeux dramatiques – l’épilogue étant déjà dévoilé à l’occasion du premier volet –, le cinéaste livre un actionner moyenâgeux bardé de bastons furibondes. L’histoire d’amour de rigueur vient émailler le tout, sans pour autant s’intercaler comme un élément primordial au développement. Vite abordés, vite expédiés, les liens affectifs entre les protagonistes ne contribuent ici qu’à justifier le contexte général. Pour le reste, Underworld 3 : le Soulèvement des Lycans se contente de pousser au premier plan la révolte attendue des bestioles à fourrure, tout en basant principalement les faits sur une incohérence de taille. Si le prologue d’Underworld premier du nom révélait que les loups ne pouvaient volontairement changer d’apparence que depuis peu, ces derniers effetcuent quelques siècles plus tôt la transformation sans tenir compte de l’influence lunaire. Rien de bien handicapant néanmoins : Underworld 3 : le Soulèvement des Lycans bourrine sans témoigner de véritable cassure ou de séquences de dialogues inutilement foisonnantes. Si le métrage s’avère relativement anecdotique dans ses apports au diptyque initial, il parvient à en répliquer relativement fidèlement la moelle épinière. Condensé à l’extrême et riche en séquences rythmées, Underworld 3 : le Soulèvement des Lycans profite même du cadre pour justifier une brutalité légèrement plus exacerbée que ses prédécesseurs. Un bon shoot d’adrénaline nocturne. 

 

 

Malgré les intentions de lorgner vers une orientation épique et buriné, Underworld 3 : le Soulèvement des Lycans souffre malheureusement d’un relatif manque de moyens. En résulte une relative pauvreté en matière de décors. Quasi-uniquement capturé au sein d’une forteresse à l’architecture gothique, le métrage de Patrick Tatopoulos s’avère visuellement décevant. Même son de cloche du côté des trucages numériques, dont l'aspect à peine digne d’un projet vidéo bon marché vient occasionnellement nuire à la crédibilité de l’ensemble. Le sang rouge fluo ajouté en post-production fait véritablement peine à voir, tous comme certains Lycans générés par ordinateur. Dommage, le métrage centrant intégralement son intérêt sur l’action. Malgré son inexpérience en la matière, Tatopoulos capture néanmoins le tout avec soin. Si son approche répond s’inscrit sans sourciller dans le mouvement actuel – montage rapide, effets de caméras faciles –, Underworld 3 : le Soulèvement des Lycans se montre parfaitement lisible. Le métrage bénéficie parallèlement d’un casting solide, Rhona Mitra – Doomsday, Highwaymen : la poursuite infernale – remplissant parfaitement sa fonction d’ersatz du personnage de Sélène. Exception faite de Bill Nighy / Victor, qui s’impose presque naturellement comme le protagoniste central de l’histoire, le reste de la distribution est quasi-uniquement placé sur l’échiquier en guise de chair à canon. Le cinéaste ne s’attarde en effet que rarement sur l’épaisseur de ses personnages, y compris celui de Lucian, encore plus transparent que dans le premier opus.

 

 

Si Underworld 3 : le Soulèvement des Lycans n’apporte guère d’élément véritablement nouveau à la franchise, cette prequelle sans surprise reste relativement divertissant. Un film souffrant certes de lourdes carences, mais suffisamment bien troussé pour rester digne d’intérêt. Pourquoi pas.

 

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