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Critique Underworld : Nouvelle Ere

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Révélée par la franchise, Kate Beckinsale avait exprimé à la suite du très bon Underworld 2 : Evolution son souhait de s’éloigner de la franchise. Pour un temps du moins. Artificiellement prolongée par un troisième volet anecdotique mais relativement divertissant – Underworld 3 : Le Soulèvement des Lycans –, la saga profite aujourd’hui du retour de sa protagoniste principale pour imposer une véritable séquelle. Exit l’approche vidéo dont s’était vu affublé le précédent volet, le studio Screen Gems ré-injecte une enveloppe budgétaire convenable dans ce quatrième opus, une nouvelle fois chapeauté de près par Len Wiseman. Aux commandes du projet, le binôme Mans Marlind / Bjorn Stein sert un actionner techno-goth qui profite d’un pitch malin pour offrir de nouvelles voies de développement à l’affrontement vampires / lycanthropes de rigueur. L’option relief pop-corn en guise de cerise sur le gâteau.

 

 

Bien que shootés afin de partiellement répondre aux attentes d’un public adolescent, les différents volets d’Underworld témoignent d'une cohérence scénaristique à toute épreuve. S’il reste éloigné de la réalisation depuis deux épisodes, Len Wiseman maitrise parfaitement les arcanes de son univers et rédige une nouvelle fois pour Underworld : Nouvelle Ere un postulat de base solide et aguicheur. Désormais démasqués par les humains, Vampires et Lycans se voient ici victimes d’une campagne d’éradication massive. Une période chaotique ou les deux nations, privées de leaders, s’éparpillent dans les bas-fonds des grandes cités urbaines. Capturée alors qu’elle s’apprêtait à fuir en compagnie de Michael, Sélène se réveille douze années plus tard dans un monde nouveau et inconnu. Alors que les immortels ne comptent plus que de rares représentants, cette dernière se lance à la poursuite d’une fillette hybride échappée du même laboratoire de recherche. Une enfant pourchassée par l’ensemble des races, et avec qui elle semble entretenir des liens particuliers. Point de départ d’une possible nouvelle trilogie, Underworld : Nouvelle Ere base ses fondations sur une idée prompte à offrir des possibilités de renouveau au sein de la franchise. Et parvient à s’habiller d’un développement plutôt soigné, bardé de twists efficaces et savoureux. Le métrage de Mans Marlind et Bjorn Stein burine de façon quasi-ininterrompue, l’approche épileptique du duo répondant parfaitement au rythme soutenu d’un scénario qui déballe constamment des éléments nouveaux et propices à laisser rebondir une intrigue dénuée de tout temps mort.

 

 

Malgré quelques révélations attendues – l’origine de la fillette, presque évidente –, Underworld : Nouvelle Ere relance définitivement la franchise après un troisième opus relativement pauvre sur le fond. Le changement d’époque et l’arrivée des humains dans l’équation de départ permet à Marlind et Stein de miser sur quelques cartes intéressantes, bien que le tout se recentre rapidement – la fameuse campagne d’extinction est bâclée en quelques images d’archives – sur l’affrontement ancestral entre les deux races prédatrices. Un léger point noir. Pour le reste, Underworld : Nouvelle Ere témoigne d’une approche furieusement vidéo ludique parfaitement calibrée à ses ambitions. Si l’ensemble reste très stylisé et fleure de près les limites du clichesque, les images capturées par Marlind et Stein ont de la gueule. Underworld : Nouvelle Ere se profile comme un divertissement ultra-frénétique, et enquille les gunfights chorégraphiées avec une minutie pointilleuse. Les séquences d’action et autres poursuites émaillent le script avec une régularité métronomique assez redoutable, renforcées par une approche esthétique aux petits oignons. Entièrement shooté de nuit, à l’exception d’une petite séquence, Underworld : Nouvelle Ere met en valeur un cadre urbain qui sied parfaitement à la colorimétrie limitée du métrage. La frénésie du film bénéficie de plus d’une brutalité étonnamment exacerbée, Marlind et Stein optant pour un renforcement de l’aspect gore sans user pour autant de violence purement gratuite.

 

 

Fun et buriné, l’aspect maousse-costaud d’Underworld : Nouvelle Ere bénéficie parallèlement d’un savoir-faire technique bien rodé. Mans Marlind et Bjorn Stein s’avèrent, malgré leur relative inexpérience, parfaitement aptes à emballer un projet de cette envergure. La réalisation fait preuve d’une lisibilité exemplaire, les deux cinéastes capturant le tout dans un scope bien troussé. La franchise regagne également une crédibilité niveau effets spéciaux, là ou Underworld 3 : Le Soulèvement des Lycans se fendait d’une petite brochette de plans par ordinateur particulièrement foireux. L’ensemble des Lycans sont désormais générés numériquement, et s’avèrent correctement désignés et intégrés – la poursuite en pleine ville, épique –. Moins intéressant côté casting – aucun méchant ne se démarque véritablement –, Underworld : Nouvelle Ere bénéficie malgré tout du relatif charisme de Kate Backinsale. Une prestance en partie certes induite par la plastique irréprochable de l’actrice plutôt que par un jeu réellement convainquant. Rien de bien handicapant néanmoins, Underworld : Nouvelle Ere restant avant tout concentré sur l’action non-stop. 

 

 

Généreux, assez original et très bien ficelé, Underworld : Nouvelle Ere se postionne comme le meilleur volet de la franchise. Un shoot d’adrénaline compact et furibond, qui découvre avec brio l’horizon pour la suite. A noter que la 3D s’avère de plus bien exploitée, et s’impose ici comme une véritable valeur ajoutée.

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