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Critique Une Virée en Enfer 3

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C’est reparti pour un tour. Le petit thriller Une Virée en Enfer, produit et rédigé par J.J. Abrams durant ses jeunes années, n’était pourtant pas véritablement destiné à se décliner en franchise. Louis Morneau en réalisera pourtant une séquelle tardive, probablement davantage montée pour des raisons financières que purement artistiques. Articulé comme un gros Z qui tache dur, Une Virée en Enfer 2 lorgnait sans surprise dans le racoleur, le gore gratuit et le surjeu permanent. Du pain béni pour le nazbroque Declan O'Brien, tâcheron officiel de la section vidéo 20th Century Fox. Déjà auteur d’ignobles et inutiles excroissances filmographiques – Détour Mortel 3, 4 et 5 –, le « réalisateur » emballe ici un pur produit nanardesque du dimanche soir. Etonnamment, Une Virée en Enfer 3Joy Ride 3 : Road Kill – se laisse pourtant visionner d'un œil amusé.

 

 

Le timbré Clou Rouillé – Rusty Nail, pour les anglophones – est de retour six ans après les événements du précédent opus. Plus personne ne se souvient véritablement comment il a terminé la dernière fois, mais qu’importe. Le gars écrabouille toujours les adolescents qui l’enmerdent avec son gros camion, les flics rejettent plus ou moins la faute sur les coyotes – véridique – mais la « route maudite » est néanmoins fortement déconseillée par les autochtones du coin. Ce qui n’empêchera pas une équipée de branleurs musclés / cruches bien gaulées de s’engager sur la jonction bitumée de l’enfer. Et roule ma poule. O’Brien est engagé pour torcher un pur film de genre, chose que ce dernier ne conçoit qu’à grands renforts de poncifs et de latex dégoulinant. Une Virée en Enfer 3 porte donc décisivement la patte de cet artisan du mauvais goût, et s’ouvre direct sur un plan cul bien appuyé, nibards pendouillants et dialogues outranciers en veux-tu en voilà. Chapeau bas. La suite est à l’avenant et répond avec brio au cahier des charges du bis de bas étage. Le métrage verse en effet rapidement dans le n’importe-nawak le plus total, l’aspect foutraque de ce dernier s’accordant pourtant presque miraculeusement à un fun permanent.

 

 

Le scénario d’Une Virée en Enfer 3 est d’une nullité confondante. Rédigé par Declan O’Brien en personne, le métrage accumule dialogues risibles – le coup des coyotes, la vieille serveuse flippante qui semble constipée – et séquences invraisemblables. Le psycho-killer de service est une borne GPS ambulante en plus de bénéficier d’une résistance physique surhumaine, fume une bagnole de course avec son cametar et déglingue ses victimes en plein milieu de la route sans que personne ne tique. Le traitement du cinéaste transpire tellement le je m’en foutisme que le métrage en devient presque génial. Alors que le film originel naviguait dans un premier degré assumé, Une Virée en Enfer 3 s’engouffre tête baissée et à toute berzingue sur la voie du navet crétinisant. Bingo. Concis, pas chiant pour un sou et riche en gore craspec, l’ensemble parvient à partiellement divertir. C’est mal fagoté, débile au possible mais pourtant bardé de très belles séquences de poursuites nocturnes. L’un de ses « duels routiers » parvient même à insuffler un sentiment épique, voire un semblant de tension. O’Brien atomise quelques secondes plus tard son début de climax. Exit l’art, bonjour la bidoche.

 

 

Declan O’Brien aime le sang synthétique, le plastique et les corps éparpillés. Bien que moins dégueu que ses « travaux » sur la franchise Détour Mortel, Une Virée en Enfer 3 est sacrément gratiné. Petit budget oblige, les maquillages et autres effets maison tiennent souvent plus du bricolage maison que du trucage saisissant, mais O’Brien a au moins le mérite de ne jamais avoir recours à du numérique foireux. Celui-ci mise d’ailleurs davantage sur la quantité que la qualité, Une Virée en Enfer 3 dégueulant de gros rouge. Côté réalisation, le cinéaste fait dans le vite fait mal torché, les plans mal-cadrés, éclairés avec les pieds ou simplement moches fleurissant toutes les 2-3 minutes. Inutile d’espérer mieux du casting. O’Brien fait quand même un clin d’œil marrant à Vendredi 13, histoire de rappeler que le géant Ken Krizinguer cachetonne ici avec bonhomie dans la peau de Clou Rouillé. Cool.

 

 

Une Virée en Enfer 3 est un mauvais film plutôt fendard. Relativement éloigné de l’esprit du premier métrage, le travail de Declan O’Brien engage la franchise sur le chemin du bis dénué de véritable fond et dupliquable à l’infini. Un pur produit pour la séance de minuit, vite vu, aussitôt oublié.

 

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