film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Vampires

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

John Carpenter a toujours été un fan de western, et ce n'est en rien révéler un secret que de dire qu'il a toujours voulu en mettre un en scène. Chose faite en partie à la vision de son Vampires, inspiré d'un assez bon  roman, qui oppose une troupe de mercenaires au service du Vatican face à une légion de vampires dont le plus ancien, Valek compte bien dominer le monde. Évoquant tout aussi bien les codes du western – soleil couchant, paysages désertiques, villes fantômes – que ceux du film de vampires – pieux, soleil mortel, force surhumaine –, le film de Carpenter se permet même au passage d'égratigner un max l'église et ses représentants. Budget moyen mais confortable pour le cinéaste qui lui permet de faire le film qu'il désirait et renvoie de ce fait à ses meilleurs métrages que sont Prince des Ténèbres ou encore Invasion Los Angeles. Véritable touche à tout de l'horreur, Carpenter aborde cette fois-ci le genre vampirique à sa manière, en y apportant une touche si personnelle qu'il réinvente presque le genre. Seul le génial Aux frontières de l'aube s’était autorisé une approche similaire.

 

 

Jack Crow est un mercenaire à la solde du Vatican. Avec son équipe, ce dernier est chargé d'exterminer les suceurs de sang qui arpentent la planète. Aussi brutal dans son caractère que dans sa manière d'agir, Jack Crow se retrouve face au plus vieux vampire, une goule avide de puissance. Seule la capture d'une prostituée mordue va permettre au mercenaire de le suivre à la trace via un contact télépathique. Mené tambour battant et empreint d'un féroce humour où même les prêtres s'en prennent plein la gueule, Vampires est également généreux en gore et violence. Carpenter n'a jamais eu la réputation de faire dans la dentelle. Le réalisateur se lâche ici totalement, et va même loin dans le sexisme en mettant en scène comme uniques représentantes féminines des prostituées servant de repas à des vampires bestiaux. Un choix qui laisse entrapercevoir en filigrane des rapports chasseurs – appâts des plus troubles. A ce titre, les scènes  impliquant la prostituée capturée et l'un des chasseurs contre balancent une série de séquences cruelles, les prédateurs dangereux se trouvant aussi bien chez les vampires que du côté des tueurs appliqués et décidés.

 

 

Véritablement spectaculaires, les « dénichages » de nids vampiriques sont autant de séquences formidablement mises en scène et reposent sur des éléments originaux tels que l'utilisation d'un treuil pour attirer les vampires au soleil ou l'arme de prédilection de Crow, l'arbalète. Musclés, nerveux et violents, ces affrontements s’avèrent intenses, le premier d'entre eux se profilant comme un modèle de montage et de mise en scène. Le film se déroule sur un schéma des plus classiques – celui d'une chasse à l'homme –, enjolivé par de petites touches propres à John Carpenter, comme les confrontations entre Jack Crow et les hommes d'église. Se terminant dans une bataille rangée entre humains et vampires, le film s'apparente parfois à un jeu vidéo avec ses donjons à explorer et son ultime méchant. L’approche est pourtant typique du genre horreur, qui s’achève souvent dans un mano à mano entre le héros et le grand méchant. Le côté western de Vampires se ressent essentiellement dans le comportement macho des héros – un leitmotiv chez Carpenter – et dans certains plans iconiques mais ici malmenés, à l’instar de la scène montrant des vampires sortir de terre et avancer au ralenti sous un soleil couchant.

 

 

S'il est un élément qui n'a jamais fait défaut aux films de John Carpenter, c'est John Carpenter lui-même, tant sa mise en scène s'adapte constamment au scénario et au genre. Science-fiction – The Thing –, anticipation – New York 1997, Los Angeles 2013 –, horreur – Halloween, Christine, Prince des Ténèbres – ou même films au ton plus léger – Starman, Les aventures d'un homme invisible –, Carpenter sait tout filmer et son amour du cinéma transparaît dans chacun de ses projets. Ici, il multiplie les plans magnifiques, et se révèle à l'aise dans les combats entre humains et vampires. Reste que le principal défaut de Carpenter, à savoir un choix d'acteur parfois douteux, est encore d’actualité dans ce Vampires, notamment avec le gros Baldwin ou bien le fade Thomas Ian Griffith. Censé incarner l'ultime bestiole nocturne, ce dernier joue comme une courge mal cuisinée. L'excellent James Woods ou la sublime Sheryl Lee –La Laura Palmer de David Lynch – s'impliquent heureusement totalement dans leurs rôles. Comme souvent chez Carpenter, la musique est par ailleurs excellente et les effets spéciaux ne sont jamais pris à défaut. Quant au scénario de Don Jakoby, il permet dans ses moments apaisés d'étoffer certains personnages, le talent de certains acteurs contribuant grandement au charisme et à l’importance de ceux-ci.

 

 

Loin d'être considéré comme le meilleur Carpenter, Vampires n'est certes pas parfait.  La maîtrise de son réalisateur, ses séquences d'attaque de vampires ou ses plans de toute beauté font de ce métrage une curiosité de premier choix dans un genre surchargé. A l'heure des mièvreries twilightesques, il reste appréciable de pouvoir déguster un métrage bardé de vampires assoiffés et meurtriers.

Auteur : TONTON

Critique vue 5750 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 61-24

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction