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Critique Vendredi 13 (2009)

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Il était pratiquement inévitable que la franchise Vendredi 13 ne tombe entre les mains de la machine à remakes d'Hollywood, et particulièrement celle de Platinum Dunes, dont c'est ici la sixième production. Il est vrai que le personnage de Jason Voorhees avec sa machette et son masque de Hockey sont l'une des figures les plus emblématiques du cinéma d’horreur de ces trente dernières années au même titre qu'un Freddy Kruger ou un Michael Meyers. Sa remise au goût du jour n'était qu'une question de temps. C'est Michael Bay et Marcus Nispel, le duo du massacre du  Massacre à la Tronçonneuse qui s'y colle.

 

 

Tout d'abord, notons que ce Vendredi 13 (2009) n'est pas à proprement parler un remake mais plus un reboot - qui est tout aussi à la mode -. Cette mouture ne reprend aucun épisode de la saga et ne se profile pas non plus comme une suite ni d'un prequel, mais s'inscrit après le premier épisode de 1980, là ou justement naît le personnage de Jason tel que nous le connaissons : massif, bestial et fan de hockey. C'est en soi une très bonne initiative, ça rentre dans le vif du sujet et ça évite de trop sombrer dans la comparaison avec l'un ou l'autre des épisodes. De plus, le film prend - sans se fouler - la peine d'expliquer en introduction ce qui pousse le petit Jason à massacrer tout ce qui passe à proximité - c'est pour venger sa môman, c'est pas mignon ? - ainsi que l'origine du masque de Hockey sur sa tronche puisque ce dernier n’apparaît que vers le troisième épisode. Ce sont quelques petits détails sans grande importance, mais qui marquent tout de même un semblant d'amélioration dans le traitement cinématographique des reboots / remakes estampillés Michael Bay. De là à parler de respect pour l'oeuvre originale il n'y a qu'un pas, que l'auteur de ces lignes ne sautera pas, connaissant trop bien les autres bouses dont s'est rendu coupable l'individu sus-mentionné.

 

 

Le scénario a eu la bonne idée de garder tous les aspects jouissifs de la saga du tueur du vendredi - qui soit dit en passant, tue tous les jours de la semaine -. En son époque, la série avait instauré tous les codes du slasher movie estival qui a depuis enfanté à foison, pour le meilleur et surtout pour le pire. L'un des premiers avantages de ce Vendredi 13 (2009) c'est donc l'occasion de se replonger dans tous les éléments qui nous ont fait aimer la série, à commencer bien sûr par la galerie improbable de personnages qui serviront de chair à canon pour le tueur et donnant lieu à la palanquée de meurtres chorégraphiés que tous les fans attendent. Ici Michael Bay les sort comme d'habitude droit d'une revue de mode - de séries TV US en fait - : garçons virils qui vont avec des gonzesses crétines - et pas forcément blondes -. Vous avez le connard de service qui est riche, beau, musclé, qui a une superbe petite-amie-objet , le héros beau gosse aux couilles en acier trempé, qui conduit une Triumph trop petite pour lui. Il va bien sûr se disputer avec le connard de service et charmer la copine de celui-ci - Hmmmm, vous la sentez la Testostérone ? -. N'oublions pas non plus le geek aux binocles, plus intéressé par son portable-gps que par les nichons de ses amies. Petite nouveauté : celui-ci est aussi intéressé par une plantation de shit qu'il compte revendre. Malheureusement cette plantation se trouve pile à Crystal Lake, juste à coté de la baraque de Jason. Ce qui soulève un point important pour les fans de la franchise : le tueur du vendredi est-il un accro à l'herbe? Ceci expliquerait-il sa bestialité ? Si oui, quelle claque ce serait pour la science, nous qui croyions que la marijuana adoucissait les mœurs...

 

 

On a très souvent reproché - le mot est faible - l'aspect débile et débilisant des productions Michael Bay. Curieusement, ce côté joyeusement débile sied très bien à une franchise comme Vendredi 13, une franchise qui rappelons-le n'est pas spécialement réputée pour titiller les neurones. Son poulain, Marcus Nispel, se révèle d'ailleurs particulièrement efficace dans son traitement « ceci est une oeuvre sérieuse » du remake, en goupillant des scènes de charcuterie pas toujours fines, mais qui giclent bien et généreusement. Le budget alloué à la production est conséquent et ça se voit, ça fait même super plaisir de voir ces scènes correctement éclairées. Alors bien sur, on pourra très bien regretter le caractère frileux de cette relecture de la série culte - ils essayent bien de faire de Jason un tueur plus humain : il kidnappe une donzelle parcequ'elle lui rappelle sa mère - surtout que le remake d'Halloween était sorti quelques années auparavant. Malheureusement cette idée intéressante est à peine effleurée, probablement pour ne pas pas froisser les puristes et les prises de risques façon Rob Zombie, ce n'est pas trop le genre de la maison.

 

 

Michael Bay et Marcus Nispel signent un remake qui n'apporte rien de bien nouveau à la franchise mais en synthétise habilement tout le fun, la violence et la joyeuse débilité. Ce Vendredi 13 (2009) reste fortement recommandable et fera les beaux jours des soirées pizza entre potes, un peu comme au bon vieux temps.

 

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