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Critique Vendredi 13 - Chapitre 10 : Jason X

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1993, New Line Cinema rachète les droits de la franchise Vendredi 13 à la Paramount. Vendredi 13 – Chapitre 9 : Jason va en Enfer est tourné à la va-vite afin de permettre au studio d’embrayer rapidement sur le cross-over Freddy contre Jason, annoncé depuis de nombreuses années. Le film est un bide total, et la rencontre des deux monstres sacrés tombe dans les profondeurs du develoment hell. L’arrivée d’une nouvelle forme de slasher au milieu des années 90 – Scream et autres ersatz – plonge de plus les deux antagonistes dans une ringardise certaine, et semble définitivement enterrer le projet. Dans l’attente, New Line engage cependant la pré-production d’un Vendredi 13 2.0, chargé de repositionner Jason Voorhees comme une icône pour la nouvelle génération. Vendredi 13 – Chapitre 10 : Jason X casse pour ce faire tous les codes jusqu’ici en vigueur et se profile comme le volet le plus déjanté de la franchise.

 

 

Huit années ce sont écoulées depuis le Chapitre 9. Sur le papier, Vendredi 13 – Chapitre 10 : Jason X pousse cependant l’écart bien plus loin. L’explication est à la fois simple et relativement tordue. Le film de Jim Isaac se déroule en effet après Freddy contre Jason, qui n’était pourtant à l’époque qu’au stade d’hypothétique projet. Jason Voorhees est donc de retour sans que l’on sache vraiment comment. Rien de bien grave néanmoins, le neuvième opus n’ayant déjà pas pris la peine d’expliquer la résurrection d’un psycho-killer désintégré dans les égouts new-yorkais. Malheureusement pour lui, le croquemitaine de Crystal Lake est ici soumis au régime pain sec. Captif dans un centre ultra-secret, ce dernier est cryogénisé par le gouvernement, qui n’arrive pas à le tuer. Le processus de congélation tourne pourtant à la catastrophe, et une jolie scientifique est transformée en esquimau glacé dans l’opération. 2455, une mission en exploration sur la Terre, désormais désertée, retrouve Jason et sa compagne. L’équipe ramène les deux comparses sur leur vaisseau spatial afin de les réanimer. Si Jason va en Enfer prenait de très larges libertés avec les poncifs usités de la saga, Vendredi 13 – Chapitre 10 : Jason X les écrabouille sans ménagement. Jim Isaac livre ici un étrange produit, à mi-chemin entre science-fiction et métrage horrifique, mais pleinement inscrit dans une veine nanardesque rigolarde.

 

 

Assumant à 200% le ridicule de son script, Vendredi 13 – Chapitre 10 : Jason X ne pose désormais plus aucune barrière au n’importe quoi. Jim Isaac – House III, Skin Walkers – profite ici d’une enveloppe budgétaire nettement plus conséquente que les volets précédents, et en profite pour coucher sur bandes un Z complètement barré, dans lequel Jason charcle tout ce qui bouge avec une frénésie presque inédite. Son travail compile à ce titre une impressionnante ribambelle de meurtres d’une étonnante inventivité, à commencer par une explosion de visage congelé d’une brutalité sans précédent. La censure n’est en effet plus qu’un mauvais souvenir pour Vendredi 13, et Isaac peut désormais laisser jaillir toute la violence de son psychopathe décérébré. Et force est de constater que ce dernier s’acquitte de sa tache avec générosité. Car dans le fond et malgré un changement de décor pour le moins radical – adieu Crystal Lake, bonjour les couloirs sombres et froids –, la recette reste globalement la même. Les adolescents s’envoient en l’air, débitent deux-trois conneries et se font déglinguer par Jason. Le cinéaste jette en guise de bonus une bande de bidasses dans la boucherie, et emballe le tout avec quelques séquences de vaisseaux cheaps mais plutôt sympathiques. Vendredi 13 – Chapitre 10 : Jason X déroule par ailleurs un final complètement hallucinant, ce dernier prévoyant une upgrade d’un Jason Voorhees qui se balader tranquille dans l’espace. Du délire complet.

 

 

Loin de réitérer les erreurs d’Adam Marcus sur un neuvième film majoritairement exploité en vidéo et emballé dans une réal’ très télévisuelle, Jim Isaac livre un métrage assez soigné. Vendredi 13 – Chapitre 10 : Jason X en profitera d’ailleurs pour amorcer son retour sur grand écran, bien que certains effets spéciaux ne soient déjà à l’époque un poil datés. L’ensemble fait cependant parfaitement illusion, les maquillages sanguinolents étant parfaitement réussis. Le spectateur lambda se fichera du casting en constatant le second degré très appuyé du métrage. Les acteurs sont en effet parfaitement raccord avec la dimension bis du film, et livrent tous des contre-performances d’une nullité crasse. Pour l’anecdote, le grand David Cronenberg campe ici un personnage secondaire tout aussi inutile que les protagonistes centraux, l’unique exigence du réalisateur ayant été de se faire dégommer de « manière atroce ».

 

 

Gore à souhait et incroyablement fun, Vendredi 13 – Chapitre 10 : Jason X est le nanar pur-prémium que les aficionados attendaient depuis le Chapitre 7. Jim Isaac signe ici le point final parfait à la première série des Vendredi 13, le final fermant quasi-définitivement la porte à une énième séquelle. La suite passera par la case reboot.

 

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