film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Vendredi 13 - Chapitre 2 : le Tueur du Vendredi

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

184 victimes, 12 films. Vendredi 13 est à ce jour la franchise la plus longue du cinéma horrifique. Voir du cinéma tout court. A l’époque du film initial, le producteur-réalisateur Sean S. Cunningham livre pourtant un pur produit d’exploitation destiné à surfer sur la vague initiée par le Halloween de Carpenter. Relativement quelconque, le métrage se profile comme une petite série B sans charme particulier. Bénéficiant à sa sortie d’un succès inattendu, Vendredi 13 donnera rapidement lieu à une avalanche de séquelles. En bon businessman, Cunningham n’hésitera pas à lancer la préparation de ce Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi à peine quelques mois après le premier métrage. Production éclair, tournage express, ce second opus présente des carences similaires à son prédécesseur, mais impose un brouillon de Jason Voorhees, boogeyman devenu légendaire un peu par la force des choses.

 

 

Contrairement à Halloween, Vendredi 13 mettra un certain temps à trouver sa « formule ». Le premier volet impose en effet une mémé anti-charismatique en tueur psychopathe, alors que sa suite présente un Jason revenu d’on ne sait trop où et affublé d’un ridicule sac à patate sur la tête. Contraint de développer un scénario à la va-vite, Ron Kurz présente cependant dans ce film l’une des marques de fabrique de la franchise, à savoir une relative incohérence. Prétendu noyé dans Vendredi 13, Jason Voorhees a finalement survécu dans les bois pendant près de deux décennies. Personne n’avait jusqu’ici constaté qu’un mec louche créchait dans le coin, pas même sa propre mère, qui a donc dézingué tout un camp de moniteurs pour assouvir une vengeance qui n’a plus lieu d’être. La vieille furie a malheureusement été décapitée par l’unique survivante du film initial, sous les yeux de Jason, qui n’a pourtant pas levé le petit doigt. La brute épaisse conserve depuis lors la tête de la marâtre en souvenir. Soudainement gagné par une relative folie meurtrière, le fiston part donc en croisade contre les campeurs de Crystal Lake. Validant un pitch nanardesque au possible, le réalisateur Steve Miner torche vite fait bien fait une séquence initiale absolument ridicule – que vient faire Jason Voorhees à la ville ? – avant d’embarquer une nouvelle équipe d’adolescents bruyants dans un massacre organisé. Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi déroule dès lors un classicisme on ne peut plus rigoureux, le métrage présentant tour à tour tous les poncifs du slasher bas de gamme.

 

 

Du vieux fou mettant en garde les jeunes inconscients sur une « terrible malédiction » à la fameuse légende de Jason comptée à grands renforts de phrases chocs autour du feu de camp – « il veut se repaitre de chair, Jason veut du sang » –, Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi témoigne de maladresses maousse-costaudes qui empêchent l’installation d’un climax convenable. Steve Miner balance par ailleurs dans son métrage un nombre de protagonistes en moules-burnes et chemises à carreaux si important qu’il lui est ici impossible d’en positionner ne serait-ce qu’un en personnage clé. Cette surpopulation adolescente permet pourtant à ce second volet de témoigner d’un certain fun. Le cinéaste élimine en effet ses imbéciles ingénu(e)s avec une remarquable frénésie, et n’hésite jamais à oublier son objectif sur les culs ou les nibards des actrices. Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi ne raconte certes rien de bien affolant, déroule un scénar’ plan-plan dénué de tension véritable, mais carbure pourtant convenablement. Jason Voorhees reste à l’époque certes plutôt coincé sur les méthodes, mais le manque de gore est cependant partiellement compensé par un rythme maintenu en matière de mises à mort. Steve Miner lorgne même presque du côté politiquement incorrect en laissant son handicapé de service se faire trucider. Rien de bien scandaleux néanmoins, son travail ne s’avérant jamais véritablement sérieux. Ni même effrayant.

 

 

Passé la plus grosse blague du film – le groupe annonce qu’ils n’ont que deux voitures, avant qu’une nana ne fouille dans une troisième dix minutes plus tard –, Steve Miner couche sur bandes un final assez réussi. Bien emballé, mené par un boogeyman moins neurasthénique, ce dernier offre au métrage un début de suspense. Un peu tard malheureusement. Steve Miner – House, Lake Placid – réalise ici son premier film et opte de ce fait pour quelques choix douteux – l’immonde caméra embarqué « vision jason », les flashs blancs en guise de cuts – mais rend malgré tout une copie correcte pour l’époque. Il sera difficile d’en dire autant des acteurs, qui ne servent dans tous les cas que de chair à broyer à Jason Voorhees. Une constante pour la saga.

 

 

Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi est un petit film pas trop dégueu, mais assez peu marquant. Poussif au démarrage, le métrage parvient néanmoins à s'envoler dans son sprint final. S’il n’a rien de bien décoiffant, ce premier épisode « Jasonesque » installe plus ou moins le personnage. Steve Miner pose ici la véritable première pierre, et succès public aidant, se verra offrir l’opportunité de mettre en boîte la séquelle à venir.

 

Auteur :

Critique vue 7610 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 50-37

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction