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Critique Vendredi 13 - Chapitre 3 : Meurtres en 3 Dimensions

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Avec Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi sorti l'année d'avant, la franchise est bel et bien lancée et le mythe de Jason Voorhees peut enfin commencer. Sean S Cunningham, le papa du projet, a de quoi être fier, il a vu juste et son idée marche du feu de dieu : le public est au rendez-vous et en redemande. L'entreprise est si alléchante que la prestigieuse Paramount signe illico un deal en béton pour la distribution de la licence. Il n'est donc pas étonnant de voir une troisième mouture en chantier en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Vous avez demandé Crystal Lake ? Ne quittez pas.

 

 

Avec le deuxième épisode, les scénaristes ont véritablement commencé à poser les bases de l'univers Vendredi 13 : le cadre forestier et estival du Camp Blood, les teenagers crétinos en quête de sexe et de shit, des villageois pas très nets et au milieu de tout ça, bien sûr, notre tueur du vendredi qui fit une entrée fracassante - littéralement - dans le panthéon des monstres du cinéma d'horreur. Pour Vendredi 13 - Chapitre 3 : Meurtres en 3 Dimensions, l'heure est à la consolidation. En effet, c'est à partir de là que Jason Voorhees passe réellement du statut de grand psycopathe attardé à celui de créature maléfique, sanguinaire et indestructible, au même rang qu'un Freddy Kruger ou un Michael Myers. L'une des dernières touches de génie apportées à la créature n'est autre que son célèbre masque de Hockey des Detroit Red Wings en remplacement du tristounet sac de patates, masque qu'il empruntera de manière peu pacifique à l'un des personnages du film - Shelly, en sosie de Seth Rogen avant l'heure -. Comme très souvent dans la saga Vendredi 13, ce choix est un pur fruit du hasard mais s'avérera payant : il s'agissait d'un accessoire que l'équipe technique avait utilisé lors d'un test lumière sur la doublure de Jason. Le résultat avait tellement de gueule qu'il a été intégré au script. C’est aussi ici que Jason développera ses dons surnaturels, dont celui d’apparaitre et de disparaitre en un clin d’œil, d’encaisser un coup de hache dans le crâne sans broncher et surtout, le don bien pratique d’égorger quelqu’un et de camoufler toute trace de sang en deux temps trois mouvements. La classe.

 

 

Pour les besoins de ce Vendredi 13 - Chapitre 3 : Meurtres en 3 Dimensions, Steve Miner rempile après avoir signé un deuxième opus solide à défaut d'être follement jouasse. C'est donc en territoire connu qu'il évolue et la copie qu'il nous livre s'en ressent. Pas vraiment aidé par un scénario rachitique, Miner signe sans vergogne une pâle resucée de l'épisode précédent en un poil moins bien, et ou au final il ne se passe pas grand chose : blabla-charcutage-blabla-nichon-charcutage-sexe et on reprend. Plutôt que de faire un effort supplémentaire sur le scénar', les producteurs ont préféré miser sur une innovation technique appelée - roulement de tambours - la « trois-dé » ou comme on disait à l'époque: un film en relief. En 82/83 la mode était justement à la 3D et le cinéma d'horreur n'a pas été en reste puisque nous avons eu droit à un Jaws 3D ou un Amityville 3D pour les plus connus, avant que cette mode ne tombe en désuétude depuis - jusqu'au revival des années 2000 -. Ce choix se révèle au final bien malheureux puisque toutes les scènes du film ont été pensées en termes de relief et beaucoup seront donc prétextes à jeter n'importe quoi à la tête du spectateur pour lui en mettre plein la vue. Si vous êtes équipés des lunettes adéquates passe encore, mais sinon l'effet tombe vite à plat et devient répétitif voire saoulant à force de reluquer pendant trente secondes un yoyo qui dégringole vers ta face ou une antenne TV qui cherche à t'arracher un œil. Même les meurtres en relief en deviennent ridiculement drôles, à l'image de cet œil qui bondit hors d'un crâne écrasé par Jason, une séquence qu'on trouvera au choix dégueulasse ou hilarante.

 

 

Rien de nouveau sous le soleil donc, si ce n'est dans le soin apporté aux mises à mort et dans ce rayon là, cet épisode est particulièrement généreux en hémoglobine. Fidèle à ses principes, Jason fera preuve de beaucoup d'ingéniosité dans ses massacres : un hachoir, une aiguille à tricoter, un tisonnier, un harpon sans oublier l'inévitable machette. Chaque meurtre est un régal pour les aficionados - avec mention spéciale pour ce pauvre bougre coupé en deux avec un bon coup de machette entre les cuisses -. Le décompte des cadavres est lui aussi revu à la hausse grâce à un scénario qui flirte avec le nanar et n'hésite pas à insérer des personnages complètement secondaires dans le seul but de les faire tuer. Il en est ainsi pour ce couple de fermiers en ouverture du film chez qui Jason fait une escale pour se changer - oui, ça lui arrive - mais aussi des trois bikers teigneux tout de cuir vêtus qui ne demandaient rien d'autre que de faire la peau à nos héros, siphonner tranquillement leur van puis mettre le feu à leur grange. Ils se feront mettre en charpie rien que pour le principe, parce que c'est connu, Jason n'aime pas qu'on vienne braconner sur son territoire.

 

 

Vendredi 13 - Chapitre 3 : Meurtres en 3 Dimensions fut encore plus rentable que son prédécesseur et la franchise connaîtra des suites à foison. Pourtant, elle montre déjà ici les signes d'essoufflement. Malgré tout, le film conserve aujourd’hui un potentiel fun encore intact qui continue de faire le bonheur des soirées pizzas entre potes.

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