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Critique Vendredi 13 - Chapitre 4 : Chapitre Final

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La franchise Vendredi 13 partait de loin. Lancée par un premier épisode couci-couça, cette dernière ne parviendra à imposer un croquemitaine véritablement emblématique qu’au cours de son troisième épisode. Et encore. Si Vendredi 13 - Chapitre 3 : Meurtres en 3 Dimensions laisse enfin se profiler un Jason Voorhees qui a de la gueule, cette séquelle se voit aujourd’hui plombée par une multitude d’effets « reliefs » ringards et assez peu efficaces sur écran traditionnel. Distribué en salles obscures dès l’année suivante, Vendredi 13 – Chapitre 4 : Chapitre Final est envisagé par ses producteurs comme l’ultime épisode. La résolution ne tiendra cependant que quelques mois, les très bons résultats du film au box-office motivant grandement la Paramount à prolonger l’expérience autant que possible. Un revirement heureux, ce quatrième opus posant définitivement les bases de la saga.

 

 

Sur le papier, Vendredi 13 – Chapitre 4 : Chapitre Final ne propose rien de foncièrement nouveau. Alors que Jason Voorhees n’est finalement pas encore totalement achevé, une bande de jeunes revient faire la fiesta dans le coin. Le bucheron à tête de zombie entreprend donc de nettoyer Crystal Lake pour la énième fois. En guise de petites subtilités, les scénaristes plongent au milieu du carnage une brave famille et un campeur solitaire venu venger sa sœur. Catapulté derrière la caméra, l’inconnu et malléable Joseph Zito – le pseudo-cinéaste ne réalisera par la suite que des nanards mettant en vedette Chuck Norris – hérite donc d’un script d’une consternante banalité. Probablement conscients de la dimension furieusement bis empruntée par leur franchise, les producteurs laissent pourtant enfin le film s’embarquer dans le n’importe quoi rigolard, le gore furieusement appuyé et l’érotisme récurrent. Les critiques de l’époque fustigeront d’ailleurs la vulgarité crasse du métrage, offrant là aux adolescents une raison supplémentaire de prendre leur ticket pour Crystal Lake. Mais si l’ensemble tire de manière insistante vers une certaine forme de mauvais goût, Vendredi 13 – Chapitre 4 : Chapitre Final se profile comme un métrage joyeusement foutraque, violent à souhait, émaillé de dialogues cons comme la lune et égayé par une bonne ribambelle de paires de nichons aguicheurs. Une formule gagnante, qui va imposer le travail de Zito comme un modèle duplicable sur les volets à venir.

 

 

Le semblant de script déroulé sur ce Vendredi 13 – Chapitre 4 : Chapitre Final s’embourbe dès l’introduction dans un gloubi-boulga absolument délectable. Les artisans à l’œuvre sur ce quatrième opus se fichent d’ailleurs pas mal de la vraisemblance de leur travail, et ne prennent pas même la peine de s’attarder sur la résurrection de leur psycho-killer. Celui-ci devient donc totalement indestructible, point. Quitte à se contrefoutre totalement d’une quelconque notion de cohérence, Jason Voorhees affiche par ailleurs une carrure bien différente de l’opus précédent, et une tronche changeante d’épisode en épisode. Totalement décomplexé, le métrage de Joseph Zito reste donc à aborder avec un certain second degré. Et force est de constater que passé outre la nullité burinée de certaines situations, Vendredi 13 – Chapitre 4 : Chapitre Final carbure à fond la caisse. Bardé jusqu’à plus soif de meurtres brutaux et souvent complètement délirants – la rotation de nuque à 180° donne le ton d’entrée de jeu –, le travail de Zito affiche une dimension fun inédite à une franchise qui pataugeait jusqu’alors dans un semi-réalisme parfois poussif et maladroit.

 

 

Avec ce quatrième opus, Joseph Zito couche sur pellicules du bis furibond, shooté à la va-vite et assez peu soigné sur la forme. Avalanche de gore oblige, Vendredi 13 – Chapitre 4 : Chapitre Final se montre cependant ultra-convaincant en matière de trucages sanguinolents. Machette en pleine face, défenestration, tête écrasée, corps transpercés, le chef-maquilleur Tom Savini multiplie les prouesses et fait preuve d’une impressionnante ingéniosité, souvent en n’usant que de deux-trois bouts de ficelle et de quelques morceaux de latex. Impressionant. La direction d’acteurs est pour sa part inversement proportionnelle en matière de qualité aux effets maison. Les personnages ne sont en effet positionnés sous les projecteurs qu’afin de servir de chair à canon à Jason Voorhees. Les acteurs s’affranchissent au moins de cette mission avec brio. Pour l’anecdote, Vendredi 13 – Chapitre 4 : Chapitre Final offre l’un de ses premiers rôles à Crispin Glover – le George McFly de Retour vers le Futur – qui incarne ici un adolescent particulièrement risible, de sa technique de drague à son dézinguage en bonne et due forme.

 

 

Bien que doté d’un scénario minable de bout en bout,  Vendredi 13 – Chapitre 4 : Chapitre Final est l’une des meilleurs séquelles de la série. Poilant, peinturluré de gros rouge qui tache et mené par un tueur mastoc, bourrin et sans véritable faiblesse, le film de Joseph Zito se présente comme un slasher décérébré furieusement bien rythmé. Du tout bon.

 

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