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Critique Vendredi 13 - Chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur

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Alors comme ça toi aussi ? Toi aussi tu t'es laissé berner par le titre du précédent chapitre de la série Vendredi 13, celui qui clamait haut et fort : Chapitre Final? Toi aussi tu t'es dit que si un film portait une mention pareille et qu'à la dernière scène Jason se faisait sauvagement massacrer à coups de machette par un p'tit gars de douze ans, alors il y avait de fortes chances que ce soit effectivement le chapitre final. Quelle n'a été ta surprise lorsqu'à peine un an plus tard, en 1985, tu vis devant tes yeux écarquillés cette affiche du cinquième épisode appelé, comme pour te narguer Vendredi 13 - Chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur. « Nous aurait-on menti à l'insu de notre plein gré? », t'es-tu demandé, le souffle coupé et le cœur battant. Ta naïveté est touchante mais rassure-toi, tu n'as pas été le seul.

 

 

Ce cinquième chapitre est à la série Vendredi 13 ce que Au service secret de sa majesté est à la Saga James Bond : un OVNI que tout le monde préfère oublier - à commencer par les producteurs eux-mêmes - et qui a tellement pris de libertés avec le mythe sous couvert de renouveau qu'il a failli le tuer pour de bon. D'ailleurs, ôtons nous d'un poids et spoilons un peu tout ça - mais vous le savez déjà, à moins que vous ne lisiez cette chronique en 1985 - en disant tout de go que dans cet épisode il ne s'agit pas du retour de Jason mais plutôt d'un copycat qui lui emprunte son masque et ses méthodes expéditives - devenant ainsi le premier Fan de Jason de l'histoire, bravo à lui -. Les producteurs avaient vraiment dans l'idée de tuer définitivement le monstre dans l'épisode précédent mais que voulez vous, on ne se refait pas. Il faut croire que le monde libre n'était pas encore prêt à laisser partir Jason, non, pas encore. Sinon, concrètement, ça ne change pas grand chose, il y a bel et bien des meurtres à la pelle - mais pas de « pelle » à proprement parler - et un tas de d'jeunz se font charcuter de façon très créative ce qui est, avouons-le, le fonds de commerce de la saga Vendredi 13. Malgré tout, la sauce ne prend pas.

 

 

Pourtant, les bonnes idées ne manquaient pas. La première et la plus intéressante étant celle de suivre l'évolution du personnage de Tommy Jarvis, quelques années après l'épisode précédent. A présent jeune adulte confronté à de sérieux troubles psychologiques - en même temps on s'en doutait un peu vu comment il avait « fini » Jason Voorhees -, il est transféré d'institution psychiatrique à une autre jusqu'à cette dernière, la Pinehurst Halfway House. Il est toujours hanté par le fantôme du monstre et le voit à chaque recoin dans ses incessantes hallucinations jusqu'à ce que des meurtres atroces, bien réels ceux là, surviennent parmi ses camarades internés. L'intention de ce Vendredi 13 - Chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur est donc de jouer avec le spectateur pour savoir si c'est bien Jason ou bien si c'est Tommy qui a définitivement perdu la boule, renouant ainsi avec le style du « Whodunnit » du tout premier épisode. Malheureusement un script plus débile que d'habitude et un twist final complètement crétin feront perdre à l'entreprise tout semblant de crédibilité et donnera envie au choix, se poiler un bon coup ou mettre une baffe au premier quidam qui vous tombe sous la main.

 

 

Ce n'est pas le seul souci du film. Citons pour commencer la paresse sans égal du tâcheron derrière la caméra, Danny Steinman, qui a commencé sa carrière avec le porno High Rise pour tenter par la suite quelques incursions dans l'horreur et le suspense avec Les secrets de l'invisible en 80 puis Savage Streets en 84. Il semble d'ailleurs avoir gardé ici les réflexes du tournage porno : une réalisation impersonnelle et mal foutue dans les scènes de blabla pour ne se réveiller que dans les scènes où ça gicle. On ne parlera donc pas de direction d'acteurs, de plans ou de découpages de scènes, pas plus que de rythme ou de placements de caméra, pas même pour instaurer un minimum de suspens - à quoi bon, la musique le fait très bien, toujours quinze minutes avant que ça ne commence à dégénérer -. L'autre problème de Vendredi 13 - Chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur et pas des moindres - bien que cette fois-ci, indépendant des producteurs -, l'intrusion toujours plus dévastatrice de la censure US qui s'en est ici donné à cœur joie en charcutant littéralement le film faisant perdre toute sa substance à un film dont l'essence même devrait être le gore. De ce fait, elle rajoute à la platitude de la réalisation la platitude des mises à morts et au final un résultat mollasson et qui puerait presque la contrefaçon.

 

 

Vite vu, vite oublié, le cinquième volet de la saga Vendredi 13 est l'un des plus faible - presque tout autant que l'Ultime Retour -. Une réalisation impersonnelle, une lourde censure et un peu trop de libertés avec le mythe ont vite fait de reléguer le film aux oubliettes. La suite, vite.

 

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Votre réponse :

didierrasse 28-02-2015
Dans la Bible, le vendredi n’est jamais cité autrement que comme « sixième jour » et serait associé à un certain nombre de malheurs : le jour où le diable tenta Ève, où Caïn tua son frère Abel, où le déluge de Noé s’abattit sur Terre, etc… Le 13 rappelle surtout la Cène. Lors de ce repas, 13 convives étaient à table, dont un traître : Judas.

 

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