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Critique Vendredi 13 - Chapitre 6 : Jason le Mort-Vivant

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Changer le tueur derrière le masque n’aurait aujourd’hui plus vraiment d’incidence sur le succès d’une séquelle au box-office. Scream l’aura brillement démontré en installant sur chaque épisode un jeu de piste malicieux vis-à-vis de la véritable personnalité de son croquemitaine. Au milieu des eighties, la franchise Vendredi 13 se risquait à remplacer son indestructible Jason Voorhees par un mystérieux copycat, déclenchant par la même occasion une avalanche de critiques dans les rangs des puristes. Retour en arrière donc à l’occasion de Vendredi 13 – Chapitre 6 : Jason le Mort-Vivant. Si le cinquième opus virait enfin vers un certain « réalisme » et se parait d’un cliffhanger final plutôt bien trouvé, son prédécesseur affiche sans complexes un schéma archi-convenu en dupliquant dans les moindres détails le contenu de Vendredi 13 – Chapitre 4 : Chapitre Final.

 

 

L’originalité ne paye pas, surtout en ce qui concerne Vendredi 13. Le public souhaite voir l’idiot de la forêt massacrer de pauvres adolescents décérébrés, inutile donc de se casser la tête plus que de raison. Catapulté sur ce sixième volet malgré un casier désespérément vide – un film inconnu, réalisé quelques mois plus tôt –, le yes-man Tom McLoughlin finalise un scenario vite-fait mal-fait et shoote son Jason dans la foulée. A peine un an après Une Nouvelle Terreur, la franchise est donc de retour en salles obscures avec un nouveau volet labélisé « sans arnaque ». Le synopsis est pourtant assurément faisandé, mais qu’importe. Désormais libre comme l’air après un long passage en maison de soins, le brave Tommy Jarvis décide subitement d’aller bruler le corps de Jason Voorhees. Le maniaque de Crystal Lake n’a certes rien trucidé depuis près d’une dizaine d’années, mais on ne sait jamais. Pris d’hallucinations frénétiques, Jarvis plante une barre en fer dans le corps du tueur. Manque de bol, la foudre tombe pile poil sur la sépulture du bonhomme, le ressuscitant au passage. Hasard de la situation, une bande de rigolos installe une colonie de gamins dans l’ancien camp un vendredi 13. Voilà qui tombe bien. Délaissant plus volontiers son étiquette slasher d’antan, Vendredi 13 – Chapitre 6 : Jason le Mort-Vivant s’engouffre donc tête la première dans un fantastique aux contours nanardesques particulièrement marqués. C’est n’importe quoi, mais on en redemande.

 

 

Vendredi 13 – Chapitre 6 : Jason le Mort-Vivant pousse le bouchon du second degré et du mauvais goût à un niveau particulièrement osé pour l’époque. Le travail de Tom McLoughlin est en effet d’une débilité sans précédent. Histoire de rendre l'équation parfaite, les acteurs sur-jouent absolument tous – la séquence de baise dans le camping-car est proprement hallucinante –, sans que cela n'ait une quelconque incidence sur la bonne tenue du produit final. Ouf. La plupart des protagonistes sont en effet cantonnés à un simple rôle de chair à canon, à l’instar d’une bande de faux bidasses risibles qui pointent ici uniquement pour se faire dézinguer par Jason. Avec près de vingt meurtres au compteur, Vendredi 13 – Chapitre 6 : Jason le Mort-Vivant mise donc toutes ses cartes sur le gore déjanté et enchaine sur une rythmique mitraillette les moments de bravoure. Le reste devient de ce fait purement accessoire, mais contribue pourtant involontairement à renforcer l’aspect fun et furieusement bis du métrage. Quasi-ringard dès sa sortie, le travail de McLoughlin accumule les répliques affolantes de nullité – « Avec ce que tu m'as apporté comme enmerdes, tu devrais repartir avec tes couilles en pendentif » – ainsi que les aberrations, dont une demi-douzaine de plans de Jason marchant comme un golmon dans les bois des jours durant. A croire que les environs de Crystal Lake se composent de 10 000 hectares de verdure luxuriante.

 

 

Si Vendredi 13 – Chapitre 6 : Jason le Mort-Vivant ne s’embarrasse jamais d’une quelconque vraisemblance, McLoughlon présente cependant une certaine propension à user du gros rouge qui tache. Son film reste à ce titre le plus furieux de la franchise, le cinéaste charcutant à tout va et couchant sur pellicules un produit d’exploitation bien fendard. La réalisation et la direction laissent certes grandement à désirer, mais le tout défile à vitesse éclair malgré un canevas général honteusement repompé sur ce qui a fait le succès de la série. Les faux raccords auront bien de quoi faire pâlir tout étudiant en cinéma – une course poursuite qui passe selon les plans de la nuit noire à l’aube –, les autres passeront facilement outre les très nombreux défauts du film pour n’en retenir que sa brutalité frénétique.

 

 

Vendredi 13 – Chapitre 6 : Jason le Mort-Vivant est une « œuvre » hautement condamnable. Opportuniste, régressif et sans queue ni tête, le film de Tom McLoughlin est un monstrueux nanar. Mais force est de constater que le cinéaste en connait un rayon en la matière, et livre ici près de 90 minutes de n’importe nawak d’une redoutable efficacité. Un extraordinaire plaisir coupable.

 

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