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Critique Vendredi 13 - Chapitre 7 : Un Nouveau Défi

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Dans la série « et si on essayait ce truc complètement déjanté pour voir ce que ça donne », voici l'idée incongrue et forcément géniale du septième épisode de la saga Vendredi 13 : Jason Voorhees rencontre Carrie White. Une façon comme une autre de relancer la série et de profiter du succès commercial jamais démenti - quoi que loin des étincelles des premiers épisodes -. Voici donc Vendredi 13 - Chapitre 7 : Un Nouveau Défi, pas forcément le meilleur mais certainement l'un des plus singuliers et réussis de la saga.

 

 

Ce septième chapitre continue donc de suivre le chemin du paranormal, tout comme dans le précédent épisode, le bien nommé Jason le Mort-Vivant. Pour la petite histoire, les producteurs avaient - déjà - l'intention de mettre Jason face à Freddy Krueger dans un duel au sommet, mais aucun deal n'a pu être scellé entre la Paramount - détentrice des droits des Vendredi 13 - et la New Line - détentrice de ceux des Griffes de la Nuit -. Il faudra attendre encore quinze ans pour voir ce fantasme se réaliser, et entre temps, se contenter d'un ersatz de Carrie. Un choix plutôt bien vu qui permettait de coupler le genre fantastique avec celui du « slasher », non seulement pour sauver une franchise en perte de vitesse mais aussi tout le genre. Vers la fin des 80's, le slasher commençait en effet à sombrer corps et âmes faute de renouvellement et en raison de copycats à la chaîne, crétins et fauchés, qui auront vite fait d'enterrer les ardeurs des amateurs d'hémoglobine. Pour mettre toutes les chances de son côté, le film s'offre un budget largement plus conséquent que le précédent et s'adjoint les services de John Carl Buechler, spécialiste en effets spéciaux qui a déjà officié dans d'excellentes séries B comme Dolls, From Beyond, Re-Animator - de Stuart Gordon - et qui a lui aussi réalisé quelques unes comme Troll ou Le Maître du Jeu. L'épisode semble alors détenir toutes les cartes en main pour offrir du bon spectacle comme on les aime.

 

 

La Carrie en question c'est Tina, une adolescente perturbée douée de pouvoir télékinétiques, qui se trouve être par hasard à Crystal Lake, en cure de déculpabilisation intensive suite à la mort accidentelle de son papa, des années plus tôt, lorsqu'elle avait piqué l'une de ses premières crises. Probablement le seul meurtre à Crystal Lake qu'on ne pourra pas imputer à Jason. Le hasard scénarisé fait tellement bien les choses que la jeune fille, en proie à un stress extrême, ressuscite le monstre du lac mais tombe vite dans les pommes, laissant la confrontation pour plus tard. Et c'est là le hic, car pour une grosse moitié du film, l'idée de la télékinésie est reléguée aux oubliettes au profit d'un déroulement plus « conventionnel », à savoir l'extermination d'un groupe de teenagers venus festoyer pas loin de là, histoire de s'échauffer un peu et de réapprendre les vieux réflexes - le sommeil prolongé au fond d'un lac, ça use quand même -. Cet intermède aurait pu se révéler frustrant et répétitif si le réalisateur n'avait pas adopté une approche résolument fun pour emballer ses scènes chocs où il met à profit sa grande connaissance des effets spéciaux et fait rapidement grimper le bodycount à coups de mises à morts jouissives et totalement décomplexées où le deuxième degré n'est jamais loin - cf. la découverte par Jason de cet abri de jardin, bourré d'outils meurtriers, une aubaine -. Dommage que la censure soit passée par là, comme à l'accoutumée, charcutant à tour de bras et faisant perdre ainsi leur impact à beaucoup de scènes gores.

 

 

C'est le combat final entre Jason et Tina qui sera donc le moment phare de ce septième épisode, un combat où le monstre prend la dérouillée de sa « vie » à mesure qu'il se prend dans la tronche tout ce qui tombe sous le regard de Tina. Cette dernière lui fera visiter tous les coins et recoins de sa maison en mode « lévitation brutale » jusqu'au final explosif dans la cave - où il rentre par le plafond -. Durant cet épisode il ne sera pas fait mystère du caractère définitivement zombiesque de Jason, qui arborera fièrement sa gueule putréfiée et son corps en lambeaux. Signalons par ailleurs l'arrivée sur cet opus de Kane Hodder dans les pans du monstre, rôle qu'il gardera dans les deux prochains films au grand plaisir des fans. On en parle rarement, mais Hodder a beaucoup apporté au personnage de Voorhees et a su en très peu de temps imprimer une empreinte originale par sa carrure massive et sa gestuelle agressive et saccadée assez reconnaissable et qui ont rajouté, comme ici, une touche encore plus brutale aux mises à morts. Dommage que son apport ait été sapé par des suites pas vraiment à la hauteur, mais il gardera pour toujours un fan club bien fourni parmi les aficionados.

 

 

Original, résolument fun, et mieux foutu que beaucoup des précédents opus grâce notamment à une mise en scène solide et des effets spéciaux soignés, Vendredi 13 - Chapitre 7 : un Nouveau Défi constitue une très bonne surprise et figurera en bonne place au parmi les meilleurs films de la franchise.

 

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