film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Vendredi 13 - Chapitre 8 : L'Ultime Retour

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

L’exode rural aura été tardif pour Jason Voorhees. Cantonné à massacrer du campeur depuis un petit paquet d’épisodes, le tueur zombie se décide enfin à gagner la ville pour dézinguer les citadins. Du moins, c’est ce que ce Vendredi 13 – Chapitre 8 : L’Ultime Retour laissait penser. Dernier volet de la franchise produit par la puissante Paramount, le métrage de Rob Hedden semblait à l’époque se profiler en apothéose dantesque. Les spectateurs connaissent cependant le refrain, la franchise ayant dévoilée quelques années plus tôt un Chapitre Final qui n’aura guère tenu sa position plus de douze mois. Dans le cas présent, Hedden et ses producteurs visent une certaine forme de renouvellement. Une intention louable qui n’empêche pas le réalisateur de livrer un nanar pur premium cruellement fauché.

 

 

Sur le fond, Hedden ne change rien de la formule gagnante. L’élément déclencheur est donc comme toujours d’une débilité confondante. Coulé à la fin de l’épisode précédent, Jason Voorhees est ressuscité par un court-circuit sous marin – ! – et décide d’embarquer pour une croisière vers New-York. Hasard des événements, une classe d’adolescents décérébrés et leurs deux professeurs constituent les quinze passagers de ce bateau pouvant en contenir au moins deux cents. A croire que la compagnie ne se soucie guère de la rentabilité de ses voyages. Balourd et relativement peu discret, le tueur s’installe pourtant tranquillos et poursuit l’œuvre de sa vie : fracasser tout ce qui bouge. Etonnamment, ce « Vendredi 13 à New-York » se déroule donc en mer. La partie urbaine, condensée dans un misérable sprint final, se composera d’une petite dizaine de séquences shootées à Vancouver afin de respecter les impératifs économiques. Si Vendredi 13 – Chapitre 8 : L’Ultime Retour affichait donc initialement de bonnes idées, le projet est constamment plombé par le manque d’ambitions de ses géniteurs, qui préfèrent aligner les meurtres sur une rythmique effrénée plutôt que de viser une quelconque originalité. Pourquoi pas. Le n’importe-nawak affiché pour tenir la cadence est cependant nettement plus dommageable qu’un sentiment de redite qui colle depuis longtemps à la franchise.

 

 

Rien de neuf sous le soleil. La saga Vendredi 13 étant jusqu’ici bien connue pour ses indénombrables invraisemblances, Hedden s’amuse et emballe un huitième volet encore plus con que la normale. Vendredi 13 – Chapitre 8 : L’Ultime Retour reste à ce titre l’une des séries B les plus abrutissantes qui soit. Absolument rien n’est crédible dans ce festival d’âneries pour adolescent en manque de testostérone. Le cinéaste place donc sans surprise un jeune chargé de résumer la  « terrifiante » histoire de Jason en ouverture – qui ferait ça avant de s’envoyer en l’air ? –, un plouc minable qui répète à qui veut l’entendre que ce voyage est maudit ou encore un bon paquet de meurtres brutaux complètement improbables. Hedden déploie même les gros moyens en fin de parcours. Une nana ringarde se fait ratatiner dans une boîte de nuit proposant un spectacle son et lumières malgré une affluence proche du zéro et Voorhees se ballade tranquille dans le métro en dévoilant sa tronche de zombie aux punks du coin. Nanardesque au possible. Miné, torpillé, ratatiné par un budget au ras des paquettes, Vendredi 13 – Chapitre 8 : L’Ultime Retour est un monument de pure ringardise.

 

 

Inévitablement, le film de Rob Hedden en devient assurément fendard. Le tout est tellement mauvais qu’il semble difficile de ne pas s’en amuser. Alors qu’ils restaient par le passé de très bonne facture, les maquillages sont ici absolument minables, à l’instar du « véritable » visage de Jason, qui fait résolument peine à voir. La direction d’acteur est à l’avenant. Chaque intervenant cachetonne avec roublardise, le film cumulant de toute façon les dialogues creux et ridicules. Les deux voyous latinos qui débarquent dans le dernier tiers sont à se tordre de rire, tout comme le personnage paternaliste de Charles McCullock, interprété par un habitué des séries faisandées – La croisière s’amuse, Beverly Hills –. Hedden ne fait cependant pas pire que ses prédécesseurs en matière d’emballage. Vendredi 13 – Chapitre 8 : L’Ultime Retour bénéficie d’une réalisation passe-partout, parfaitement impersonnelle mais agréable à regarder malgré un montage de sagouin riche en cuts abrupts.

 

 

Vendredi 13 – Chapitre 8 : L’Ultime Retour est un film effroyable. Avec deux grammes dans le sang et un sérieux sens de l’humour décalé, le « travail » de Rob Hedden devient pourtant une irrésistible expérience de mauvais cinéma. Un métrage d’une profonde nullité, si consternant qu’il en devient inévitablement poilant. Au suivant.

 

Auteur :

Critique vue 6801 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 65-43

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction