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Critique V/H/S 2

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V/H/S proposait une véritable montée en puissance à travers une belle succession des courts métrages. V/H/S 2 reprend le flambeau en s’articulant autour du même modèle, notamment d’une trame principale à peine plus intéressante que celle du premier opus. Un couple de détectives privés enquête autour d’une disparition d’un étudiant. Ils pénètrent par effraction dans un appartement, dans lequel ils vont se mettre à visionner les cassettes.

 

 

 

Clinical Trials nous est offert par Adam Wingard, le réalisateur du détonnant slasher You’re Next  ainsi que de A Horrible Way to Die. On n’a jamais été aussi proche d’un personnage, vu que la caméra a été placée dans son œil. Sauf que cette prothèse va être révélatrice de terribles visions fantomatiques. Une vision à la première personne qu’on retrouve immédiatement après dans A Ride in the Park, par l’un des initiateurs du culte Projet Blair Witch, Eduardo Sanchez. Une nouvelle technologie à la clé : la gopro sur le casque de vélo. Pour le reste, il s’agit de l’histoire d’un zombie qui se fait contaminer puis bouffe et contamine d’autres humains. Le fait de voir cette évolution d’aussi près nous oblige à assister à l’horreur des scènes sans pouvoir s’en échapper, ce qui accentue l’intérêt des scènes gores, au passage plutôt bien réalisées  et chargées en hémoglobine.

 

 

Et puis ensuite, une grosse bombe. Sans doute l’histoire la plus impressionnante et la plus aboutie des deux V/H/S. Et pour cause, les réalisateurs Timo Tjahjanto pour Macabre et Gareth Evans pour The Raid ont connu de francs succès dans leur genre. Safe Haven, titre au combien ironique, est un véritable melting pot d’action fantastique, gore et d’horreur, dans tous les sens du terme. On regrette même que ce long court métrage ne soit pas un film entier, tant le contenu semble riche. En poussant davantage le scénario et en créant en amont des origines bien ficelées, ou du moins une base, il y aurait eu de quoi faire. Ce qui attend cette équipe de reporters dépasse toute imagination. En se rendant sur une île Indonésienne à la recherche d’informations sur une secte autochtone, les journalistes vont entrer en terre hostile et être submergés par les évènements, tout comme le spectateur ! Vous voilà prévenus. Les réalisateurs prennent même le temps de mettre en place un contexte parmi les reporters. Un triangle amoureux, comme pour nous forcer à nous attendrir avant de connaitre la suite de leurs aventures. Ce détail n’est pas vraiment intéressant en soi, les autres protagonistes étant nettement plus dignes d’intérêt, notamment le gourou qui se révélera être un déclencheur de la folie furieuse qui s’emparera de toute l’île. Ensuite, c’est au choix de chacun. On imagine mal une version d’1h40 de ce récit, tant il est intense et accumule des scènes violentes sans s’essouffler. Là, les créateurs ont préféré miser sur l’effet choc.

 

 

Au final, la fin est un soulagement. L'ensemble n'est pas chiant, mais il faut avoir le cœur bien accroché. Qui voudrait faire des montagnes Russes deux heures d’affilée ? Le clou du spectacle, en revanche, est une grosse déception. Alors évidemment, il n’aurait pas pu être aussi intense que son prédécesseur, mais Slumber Party Alien Abduction donne plus la migraine qu’autre chose. A vouloir dynamiser cet enlèvement d’ados par des aliens difformes, le segment en devient incompréhensible et se profile comme un véritable échec. Et puis, le chien qui filme, c’est rigolo, mais ça rend le truc limite nanaresque. Après avoir consommé du gore à outrance, le mélange caméra tournante et stroboscopes assure une belle galette sur le sol.

 

 

Malgré tout, les deux V/H/S présentent un excellent patchwork de certaines tendances actuelles de l’horreur. Parfois plus réalistes, parfois plus gores, les influences variées des réalisateurs sont appréciables. Le troisième volet, qui devrait sortir en DVD fin 2014, risque de prendre encore plus de libertés. De plus, la force de cette saga réside dans le fait qu’elle allie avec brio la technique du found footage avec la diversité du film à segments, le tout, en parvenant à garder le spectateur en haleine. Avec V/H/S 1 et 2, The Theatre Bizarre, ou ABC’s of Death, le cinéma d’horreur vient de se trouver un nouveau genre populaire : le film à sketchs.

Auteur : QUENTIN

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