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Critique V/H/S 3 : Viral

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V/H/S est maintenant devenu une trilogie. Fort de ce troisième opus, la saga est désormais une référence du found footage horrifique. Si le deuxième du nom a été synonyme de confirmation, V/H/S 3 : Viral amorce une nouvelle orientation. Pas éloigné au niveau du style, il tente de s’immiscer encore plus loin dans l’horreur. Mais attention, ceci n’est pas forcément un gage de qualité.

 

 

 

Aux commandes, nous trouvons des réalisateurs inédits. Au programme : quatre segments en plus d’une intrigue principale, plus développée qu’à l’accoutumée et qui se permettra même de contenir un message moraliste. Un jeune homme, limite obsédé par le fait de filmer sa copine, s’empresse de tenter un coup de buzz lorsqu’il aperçoit dans les rues une course poursuite entre la police et une camionnette d’un marchand de glace. Seulement, le paranormal surgit et la fille disparait, bientôt suivie d’autres personnes. Son copain se lance donc à sa poursuite, caméra embarquée. Ce récit sera entrecoupé des fameux segments caractéristiques des anthologies V/H/S. Signé Gregg Bishop - deux productions fantastiques à son actif, The Other Side et Dance of the Dead -, Dante the Great est le premier d’entre eux. Première nouveauté : les façons de filmer sont plus variées. Le format VHS se faisait trop vieux, les cinéastes ont donc décidé d’innover. La caméra suit l’histoire de Dante, homme banal devenu prestidigitateur suite à la découverte d’une cape aux pouvoirs effrayants, qui au final ne resteront pas illusoires. Le traitement de ce court métrage est assez choc, mais ne suscite pas l'angoisse comme pouvaient le faire les histoires de V/H/S 1 et 2.

 

 

Le deuxième court métrage, Parallels Monsters, est celui qui représente le plus l’esprit de la trilogie. Un scientifique élabore un portail lui donnant accès à un monde parallèle au notre. Un univers miroir ou tout est reflet de celui que nous connaissons. Un alter ego, façonné à partir de sa propre image fait son apparition, et les deux jumeaux décident d’intervertir leurs vies pendant 15 minutes. Sauf que la suite va très mal se dérouler, et virer au cauchemar. Ici, les deux aspects de l’horreur sont enfin regroupés : celle qui apparait, et celle qui est suggérée de forte belle manière. Le mélange astucieux entre la science fiction et les rituels étranges dans le monde parallèle donnent au récit une vraie originalité, l'ensemble témoignant de plus d’une mise en scène sobre et efficace grâce à l’alternance des deux vidéos simultanées caméras à la main. Assurément le segment le plus prenant. Le dernier court, Bonestorm, nous transporte non loin de la frontière Mexicaine. Si le semblant d’histoire qui ressemble à un teen movie et les effets ne sont pas mauvais, on regrettera les changements brusques entre les différentes Gopro des jeunes, le choix lui-même de ce type de vidéo perturbant la mise en scène. On a l’impression que la violence et le trash ont pris le dessus sur l’ambiance malsaine et effrayante des anciens travaux.

 

 

On avait adoré le côté complètement fou de la fin de Safe Heaven, le génial segment Indonésien du deuxième V/H/S. Autant dire que dans l’intrigue principale de ce film, la sauce prend beaucoup moins. La dernière partie tente de faire passer une polémique, ô combien réelle, sur le fait de tout filmer pour faire du buzz et de dépasser sans gêne les limites du voyeurisme. Certains films comme le récent Nightcall traitent ce sujet avec intelligence, mais le réalisateur préfère ici dériver dans le surnaturel inexpliqué. Pas forcément de très bon goût, c’est le genre d’écart qui ne plait pas à tous le monde.

 

 


V/H/S 3 : Viral a eu le mérite de tenter l’innovation avec de nouvelles technologies permettant de filmer autrement, mais y perd sa nature et sa qualité première. Les frissons n’y sont plus, et font parfois place au burlesque horrifique. De plus, la tentative de message moraliste de la fin aurait nécessité davantage de profondeur. A voir tout de même, car il ne flingue pas totalement la saga. Les possibilités de scénario seraient encore très nombreuses, si les réalisateurs parviennent encore à prendre des libertés. A l'occasion d’un quatrième volet ?

 

Auteur : QUENTIN

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