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Critique V/H/S

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La saison estivale est souvent synonyme de blockbusters. Ces projets aux budget faramineux, aux effets spéciaux illimités. Ceci dit, ce ne sont pas forcément les meilleurs, et le nombre de films a petits budgets intéressants tend à augmenter de manière exponentielle. Parmi eux, un genre s’est démarqué : le found footage. Ce sous-genre de l’horreur consiste à filmer le plus réellement possible, au point que le métrage passe pour une vidéo amateur. De quoi surdoser le réalisme et la peur qui peut lui être assimilée. V/H/S s'inscrit dans ce registre tout en se profilant comme une succession de courts-métrages.

 

 

Initié par Cannibal Holocaust, puis révélé avec Le Projet Blair Witch en 1999, l’univers du found-footage comprend désormais de nombreux fans en quête de frissons. A la fois sur grand écran et parmi les direct to video, il parvient à connaitre un franc succès, à l'instar de la quadrilogie [Rec], qui exploite parfaitement le concept caméra à l’épaule, ou au travers de la saga démultipliée Paranormal Activity, qui n’apporte pas les mêmes sensations de peur que Blair Witch mais en fit sursauter plus d’un en salles obscures. Du fait de leurs coûts relativement faibles, bon nombre de found-footages ont explosé le record de rentabilité d’un film, bien au dessus des méga succès de certaines big productions récentes. V/H/S est une succession de courts métrages utilisant tous la  technique du found footage et des acteurs plus ou moins crédibles dans le rôle d’individus ordinaires afin de faire croire au spectateur que l’histoire pourrait être vraie. Mais comme tout fan de paranormal n’est pas nécessairement idiot, le niveau de réalisme entre ces histoires n’est pas le même. En guise de transitions, les co-réalisateurs - chaque métrage appartient à son propre réal - ont mis en scène une intrigue qui n’a guère d’intérêt. Celle de jeunes hommes mal intentionnés, qui par le biais d’un cambriolage découvrent les cassettes contenant les récits que les spectateurs découvriront en même temps qu’eux. Il s’agit seulement d’un moyen de ne pas bondir directement d’une histoire à la suivante.

 

 

Le premier volet de cette anthologie horrifique se nomme Amateur Night. Nous allons gentiment passer à travers Tape 56, qui correspond juste à la découverte des cassettes, plus quelques dialogues bouches trous. Nous suivons donc la quête de débauche de trois jeunes garçons, dont l’un, le plus discret des trois, est armé d’une mini caméra sur ses lunettes. Ses yeux sont donc les nôtres. Une fois l’objectif atteint, à savoir les gonzesses dans la chambre, l’une d’elles va se montrer particulièrement agressive... Et possédée ! Une ascension vers l’horreur bien montée, et un jeu d’acteur correct, de quoi présager une suite bien flippante. Malheureusement, le deuxième court, qui s’appelle justement Second Honeymoon, est bien moins rythmé. Un jeune couple part en road trip autour du grand canyon. Le film prend un peu de temps avant de devenir inquiétant, tellement de temps qu’au final on se fait surprendre par le dénouement. Inutile d’en dire plus, ce n’est pas tape à l’œil, mais la conclusion parvient à créer le choc tant attendu. Jusque là, on va dire que ça reste encore un peu sage, bien qu’original et pas mal foutu. Tuesday the 17th démarre comme un teen movie classique. On attend avec impatience le serial killer qui va les trucider, car les conversations antérieures sont banales. Balade en forêt, fumette au bord d’un lac, dragouille, jusqu’aux meurtres. Assez prévisible, mais Glenn McQuaid s’appuie sur des effets numériques intéressants, sorte de cryptage de l’image du tueur qui donne une impression de paranormal et nous laisse dans l’inconnu, tout comme ses victimes rapidement massacrées.

 

 

Vous en avez assez ? Restez assis, le plus chelou est à venir. The Sick Thing That Happened to Emily When She Was Young, réalisé par Joe Swanberg - acteur dans Second Honeymoon -, s'articule à nouveau sur un couple mais par conversations via webcam. La fille se sent observée par des forces surnaturelles, et pour une véritable raison. Ce segment est plus abouti que les autres dans la mesure où il raconte une vraie histoire étrange. Les évènements s’enchainent dans un climat plutôt malsain et palpitant à suivre. Et pour finir sur une bonne note, le dernier métrage, 10/31/98, du collectif Radio Silence garde la barre assez haute. Ici, des individus trentenaires découvrent une maison pour le moins dangereuse, qui va leur réserver son lot de surprises, avec des mains surgissant des murs, des assiettes volantes, des portes qui se condamnent. Avec en prime une pas du tout happy end pour ces héros déchus. De quoi visionner le générique de fin de ce V/H/S avec un sentiment de choc dû à cette vague de renouveau de l’horreur.

 

 

V/H/S est un film qui peut choquer, mais qui divise avant tout. D’une part, car les films caméras à l’épaule ne sont pas toujours considérés comme du cinéma, à en juger par la piètre qualité de la vidéo. On est loin des strass et paillettes hollywoodiens. Et pourtant, le réalisme des courts-métrages et leur capacité à provoquer l’effroi en ont fait de ce V/H/S un succès pour les amateurs d’horreur qui, au détriment des budgets faramineux, préfèrent souvent se perdre loin des sentiers battus. Comme quoi, un Blu-Ray Full HD ne vaut parfois pas une bonne vieille cassette combinée au magnétoscope poussiéreux. Avouez donc que l'ancien vidéo club du coin vous manque profondément !

 

Auteur : QUENTIN

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