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Critique Warm Bodies

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Warm Bodies Renaissance est de ces films qui divisent avant même la première bande annonce. D’un côté les personnes lassées de voir des zombies à toutes les sauces sans souvent apporter grand chose au mythe, et de l’autre les aficionados de l’humanité post-infection. Ajoutons à cela les lecteurs du livre d’Isaac Marion dont Warm Bodies Renaissance s’inspire. Ici, l’originalité du film, si originalité il y a, réside dans son côté comédie / romance. Jonathan Levine décide de surfer sur cette vague de billets qu’est le genre zombie et tente de nous faire rire par la même occasion.

 

 

Comme à l'accoutumée, un virus inconnu, et pour le coup ici totalement inconnu, a décimé la population. Seule reste une ville fortifiée où résident les derniers survivants. En dehors, il y a des morts-vivants. C’est à peu près tout ce qu’on sait, et tout ce qu’on saura niveau background. Warm Bodies Renaissance se focalise sur son personnage principal, R. Oui, son nom non plus n’a pas vraiment été développé. Jonathan Levine démonte ici tout le principe et la mythologie que nous connaissons de ce qui fait un zombie. En effet, la morale tente donc de nous démontrer que les zombies ne sont pas de simples bouts de chair ressuscités sans âmes ni pensées. R nous parlera sous la forme de narrateur, du moins en début de film. Par la suite, il rencontrera un groupe d’humain qu’il attaquera pour se nourrir lui et ses congénères, avant de poser le regard sur une jeune blonde armée d’un gros M16. Il décide alors de la sauver de cette attaque - après avoir mangé le cerveau de son petit ami - et la gardera captive. C’est le début d’une grande histoire...

 

 

Notre R devra donc redoubler d’efforts pour garder sa dulcinée près de lui. On peut s’imaginer qu’il y a des tas de choses à faire avec le pitch d’un zombie et d’une humaine qui sympathisent, mais les situations sont ici d’une banalité et d’une légèreté qui ne plaira qu’a une certaine tranche d’âge proche de la puberté. R sera aidé par les souvenirs du petit ami de Julie, vous savez, celui dont il a mangé le cerveau. Lorsque l’on mange le cerveau d’un humain, on absorbe visiblement tous ses souvenirs. Si si. Il devra ensuite convaincre le papa gradé Général, qui évidemment méprise les zombies plus que tout au monde, qu’il peut redevenir humain, lui comme tous les autres. Sans action ni horreur, on ne sait où positionner Warm Bodies Renaissance, car même si quelques dialogues sont rigolos, c’est un peu léger pour le placer au stade de comédie.

 

 

Côté casting, c’est la catastrophe. Centrer toute l’action sur un zombie, par nature lent et inexpressif est de base une idée bancale, soutenue ici par un jeu d’acteur pitoyable en toutes circonstances. Les acteurs les plus convaincants n’en sont en fait pas. Il s’agit en effet des « Osseux », des squelettes 3D chassant les zombies. Toujours sans explications, on tombe la carrément dans une science fiction qui en dit long sur la crédibilité du scénario. Mais les Osseux ont tout de même le mérite d’apporter une trame et un certain intérêt à suivre le film. Au début, on vous fait croire que les zombies pensent, mais qu’ils ne peuvent pas parler, ni courir, ce qui sera démenti dans le quart d’heure qui suit. Mais mieux vaut ne pas commencer à noter les incohérences de Warm Bodies Renaissance.

 

 

Calibré comme un Roméo et Juliette version 2013, Warm Bodies Renaissance est au film de zombies ce que Twilight est au film de vampires, en pire. Vide et sans intérêt, uniquement réalisé dans un but commercial, il pourra néanmoins rentrer dans le cercle des nanars à gros budget pour les spectateurs peu exigeants. Arrivant à nous soutirer quelques sourires lors de situations grotesques, il ne mérite pas forcément que l’on débourse le prix d’un ticket de cinéma plein tarif. 

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