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Critique Wer

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Après l'unanimement conspué Devil Inside, labellisé depuis « pire film d'horreur found footage »  - faut le faire -, le duo William Brent Ball et Mathew Peterman rebondissent sur leurs pattes. Pour tourner la page, ils décident de refaire exactement le même métrage en remplaçant le thème de la possession par celui de la lycanthropie, toujours avec les mêmes standards de qualité qui frôlent le parquet. Wer, malgré d'assez bonnes idées, est d'une sottise et d'une mocheté qui ferait passer leur précédent film pour Citizen Kane.

 

 

Triste constat, mais on ne peut pas dire qu'il y ait eu des tonnes de films avec des mecs poilus hurlant à la pleine lune et croquant de la chair humaine ces dernières années. Malgré Wolfman en 2010, bien foutu mais trop cimenté dans son classicisme, c'est surtout dans le domaine de la SF-action que le loup garou a connu son renouveau grâce à la saga Underworld. Twilight ? Connais pas. Pour ce qui est de l'horreur pure, une belle tentative de come-back a été faite en 2002 par le Dog Soldiers de Neil Marshall, et il faudra probablement remonter jusqu'en 1996 et Bad Moon pour se rappeler vraiment ce qu'était qu'un film de loup garou old school. La secte des adorateurs des lycanthropes que nous sommes devrait donc être infiniment reconnaissante à Brent Ball d'avoir voulu remettre au gout du jour le mythe du loup garou dans son registre original. C'était trop sous estimer les intentions purement mercantilistes des producteurs, même à la vue de l'affiche racoleuse qui clame sans complexes qu'ils sont capables du meilleur - Insidious - comme du pire - Devil Inside -.

 

 

Le found footage - de gueule - c'est connu reste une manne pour les excuses foireuses : sous couvert de réalisme et de crédibilité, le registre nous sert sous notre nez toutes sortes d'immondices filmiques supposées mieux nous bousculer dans nos slips et faire grimper plus efficacement le flippomètre. La réalité, c'est que c'est surtout un moyen hyper facile de se faire de la thune avec un minimum d'investissement. Facile de taper sur le genre, direz-vous ? Pas vraiment. Rien qu'en 2014, nous avons eu droit à The Baby, un FF creux mais vachement fendard - en plus d'être pas mal flippant - ainsi que The Sacrament, fauché mais diablement efficace et donnant matière à réfléchir. Tout n'est donc qu'une question d'intentions et c'est là qu'il y a couille dans la soupe qu'est Wer : son manque total d'ambition et sa paresse d'une crasse interstellaire qui se traduit jusque dans le titre. Même pas foutus d'écrire Werewolf jusqu'à la fin. Non mais.

 

 

Wer recèle donc toutes les tares de la DTV immonde : c'est tourné dans une Roumanie qu'on voudrait nous faire passer pour la France avec une shaky cam tellement appuyée et dans une photo au teint si pisseux qu'on se met involontairement à guetter l'apparition d'un Jean Claude Van Damme ou d'un Steven Seagal au tournant d'une scène. Le prétexte du found footage est aussi raté et faux cul qu'il peut l'être, puisque la réalisation est moche et la contrainte n'est respectée qu’occasionnellement, lorsque ça arrange les producteurs. Comprendre : quand la scène nécessite trop de budget comme une explosion d'hélico, une métamorphose en loup plutôt garou ou plus généralement quand il y a de l'action qui risquerait d'interrompre le sommeil du spectateur. C'est quand les mecs persistent à se foutre pas mal du potentiel de leur film que Wer agace vraiment. Parce que l'excitation de voir un lycanthrope en soi-même est bien présente et l'idée que l'intrigue soit traitée sous forme de contre enquête de la défense est assez bien vue. Las, Brent Ball préférera le minimum syndical - réalisme, réalisme - et la métamorphose de son monstre sera proprement insultante de mauvais gout. En parlant de mauvais gout, signalons ces giclées d'hémoglobine numérisées par un ado à peine sorti d'un tutoriel after effects en ligne, qui contribuent à accentuer la patine résolument cheap du métrage. Rien à foutre non plus du casting plus que potable rassemblé ici, avec en tête la splendide A.J Cook - Esprits Criminels, Destination Finale 2 - qui joue son rôle avec tellement d'intensité qu'on croirait qu'elle s'est trompée de film. Simon Quartermain, rescapé du précédent métrage de Brent Ball est lui aussi hyper à l'aise dans un rôle en apparence mineur mais qui prend une ampleur inattendue par la suite. Wer essayera de sauver les meubles en fin de course avec une fin inédite - quoique totalement nawak car le film n'étant pas livré avec un scénario buvable -. Trop tard, l'accumulation des maladresses et le foutage de gueule évident ont vite fait de désespérer les plus masos.

 

 

N'en déplaise à l'accroche putassière de l'affiche - The Legend Reborn -, ce n'est pas avec Wer que le loup garou redeviendra à la mode. Le film n'est rien d'autre qu'un énième attrape nigaud néo-found footage, mal torché, scénarisé à coups de serpe et destiné avant tout à amasser du cash facile. Y'a des jours comme ça où on regrette vraiment les téléfilms des jeudis de l'angoisse sur la 6...

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