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Critique Wolfcop

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Difficile de mixer fantastique et humour. Peu y sont parvenus et généralement ce ne fut pas leur seul coup d'éclat – citons pèle mêle Sam Raimi, John Caprenter, Peter Jackson ou Roman Polanski, que du lourd –. Si récemment ce style particulier du cinéma de genre nous a donné des pépites comme Shaun of the dead ou Bienvenue à Zombieland, les réussites se comptent sur les doigts d'une seule main. Aussi, quand débarque Dean Lowell et son Wolfcop, série B canadienne – oui, canadienne – au délire complètement assumé, on ne peut que se réjouir que le résultat soit aussi bon.

 

 

Wolfcop narre les mésaventures d'un shérif adjoint prénommé Lou Garou – ça s'invente pas –, policier noyé dans l'alcool qui œuvre dans une petite ville aux habitants plutôt louches. Un matin, il se réveille avec une sérieuse gueule de bois et se sent étrangement différent, ses sens étant décuplés suite à une nuit mouvementée aux souvenirs alcoolisés. Il va vite constater qu'il est devenu un loup-garou et que tous les étranges événements qui touchent sa ville y sont liés. Sur une courte durée de 1h22, le réalisateur livre un ride délirant à l'intrigue resserrée et qui fait la nique aux films de lycanthropie récents comme Skinwalkers. Wolfcop s'inscrit dans la tradition des B-movies des années 80 et leur rend hommage en dépit d'un budget que l'on sent rikiki. Malgré cela, le film se regarde avec un plaisir certain, surtout quand son anti-héros va se transformer. Voir un loup garou sortir son flingue et tuner sa voiture en accord avec sa nouvelle condition est particulièrement jouissif, d'autant que le réalisateur assume son humour bon enfant baignant dans un hommage plutôt gore à un genre dont il est le fringant rejeton.

 

 

Wolfcop marque les esprits surtout en allant au bout de son concept de base. Ici, Le loup-garou fornique avec une jeune femme elle-même méta-morphe de plusieurs centaines d'années, tandis que la ville de Woodhaven est sous le joug d'un clan cherchant l'immortalité. L'intrigue se concentre donc autour de Lou Garou, loque humaine et mauvais flic, qui va se métamorphoser en une bestiole qui va littéralement faire de lui un être meilleur. Dans Wolfcop, la malédiction du loup garou devient la bénédiction de Lou Garou ! Si le scénario n'a rien d'original, c'est par son traitement que Wolfocp diffère. Très second degré et bourré de dialogues parfois très drôles – «  tu vois, le dernier loup que j'ai baisé c'était ton père » dit la grande prêtresse méta-morphe à la collègue de Lou –, le film se conclue sur un affrontement délirant un peu gâché par  une mise en scène tape à l’œil. Wolfcop n'a pas d'autre prétention que de divertir et y parvient très bien pour peu que l'on ne soit pas trop regardant sur sa facture technique.

 

 

Wolfcop fleure bon la série B bricolée des années 80 et par conséquent, cela se ressent dans le talent des acteurs ou les effets spéciaux. Ces derniers sont loin d'être ridicules et en tout cas respectent la note d'intention. Les maquillages de loups garous sont – et c'est quand même assez rare pour être souligné – réussis. L'ambiance voulue par le metteur en scène se ressent par certains tics comme un montage cut quand cela est nécessaire. Cela n'empêche pourtant pas le film de sentir l'amateurisme à certains instants, notamment de par le jeu des acteurs qui font ce qu'ils peuvent mais qui, au moins, semblent prendre plaisir à jouer des personnages outranciers et caricaturaux.

 

 

Wolfcop ne promettait pas d'être meilleur que la multitude de mauvais films de genre dont on est abreuvé depuis quelques temps. Ce qui transcende encore plus sa réussite réside  principalement dans le plaisir que l'on prend aux pérégrinations de Lou Garou. Le fait qu'une suite soit en prévision démontre bien que le réalisateur a su toucher bon nombre d'amateurs en manque de bons petits films comme il en sortait tant dans les années 80. 

Auteur : TONTON

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