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Critique Wolfman

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Le loup-garou n’est pas le plus exploité des monstres cinématographiques. Par contre, il est de ceux qui a su traverser toutes les époques. De Lon Chaney à Benicio Del Toro, en passant par Jack Nicholson ou Michael J. Fox, beaucoup de noms s’y attachent, que ce soit Neil Marshall, John Landis, Joe Dante ou Stephen King (pour le nullissime Peur bleue). Et le loup-garou s’est vu adapter à toutes les sauces. Horreur pure (Hurlements, Ginger snaps), satire (Wolf), comique (le lourdingue Teen Wolf et le très réussi Le loup-garou de Londres), bourrinage (Dog Soldiers, Full eclipse), tous les genres se sont appropriés ce monstre. Mais c’est surtout dans le médiocre, voire le nanar qu’il s’est le plus souvent retrouvé. Et si l’on compte les réussites sur le bout des doigts, un film récent – et malheureusement passé un peu inaperçu- s’y rajoute en rendant hommage au fleuron du genre. Ce film c’est Wolfman.

 

 

Angleterre. 1891. Lawrence Talbot revient dans le village de son enfance quand la fiancée de son frère fait appel à lui  suite à la disparition ce dernier. Mais une créature rode aux alentours du village et Lawrence va rapidement se rendre compte qu’il est intimement lié aux évènements malheureux qui frappent la région, de même qu’il va devoir se confronter à  certains traumatismes de son passé en rapport avec son père. Dès lors, il va devoir lutter non seulement contre une créature monstrueuse mais également contre lui-même et ceux qui lui veulent du mal. Un scénario classique, dans la grande tradition du genre et sans réelles surprises. Remake du Loup-garou avec Lon Chaney, Wolfman se veut avant tout un hommage à un pan du cinéma d’horreur. Tout comme Stephen Sommers sur  Van Helsing – qui a  dit mauvais exemple ?- Joe Johnston a soigné le visuel. Et en a fait l’atout principal de son film. Quand on sait qu’il n’a eu que trois petites semaines pour se préparer et que le tournage a connu maints soucis, notamment la production – ce qui peut expliquer que le film en director’s cut est bien meilleur -, on ne peut qu’être assez admiratif devant le résultat final. Privilégiant l’atmosphère et la technique – au détriment du scénario, donc- Wolfman est un émerveillement permanent. Traversé de fulgurances – la conférence des médecins avec le fils Talbot en cobaye et sa conclusion féroce – et roulant sur des rails assez huilés (entendre que l’histoire se suit sans déplaisir), Wolfman fait honneur au monstre de son titre.

 

 

Bien qu’oeuvrant plus habituellement dans le divertissement mainstream – Rocketeer, Jurassic Park 3, Jumanji, du bon mais pas de quoi se pâmer- Joe Johnston donne l’impression de se lâcher complètement sur ce film, comme si l’héritage spielbergien – vive les néologismes- que l’on sentait auparavant chez lui disparaissait enfin. Ce qui donne un film à la fois furieux et beau, aux décors et photos très travaillés, démontrant bien cette volonté de rendre hommage en particulier aux films produits par la Hammer de la grande époque. Furieux car le film n’est pas avare en débordements sanglants et propose également quelques séquences bien barrées comme ce combat final de loups-garous. Le fait que le film soit également au premier degré rend la vision encore plus agréable, tant cela est devenu rare ces derniers temps. Sans compter sur une rare qualité du scénario probablement due aux coupes au montage-, le rythme qui fait que l’on s’ennuie rarement voire pas du tout devant Wolfman, et même moins dans la version longue qui renforce essentiellement les rapports entre les personnages.

 

 

Les personnages, justement, parlons-en. Le casting de Wolfman est tout simplement parfait, des expérimentés Anthony Hopkins –malgré sa tendance à cabotiner un peu – et Benicio Del Toro, rarement en tête d’affiche d’une grosse production, à la jeunette Emily Blunt, ils sont tous en adéquation avec leur rôle, offrant ainsi de jolies joutes verbales, principalement entre Hopkins et Del Toro. La réalisation de Johnston est maîtrisée de bout en bout, devenant son meilleur travail, et son talent de conteur, visible dans ses précédents films, doit être pour beaucoup dans le plaisir à suivre une histoire balisée et peu originale, en dépit d’un script écrit à l’origine par le talentueux Andrew Kevin Walker –Seven, Sleepy Hollow. Qui dit film fantastique et monstres, dit forcément effets spéciaux. Et Rick Baker, qu’on ne présente plus, est un génie dans le domaine et son travail sur Wolfman –récompensé par un Oscar cette année- le prouve une nouvelle fois. CGI et effets traditionnels font bon ménage et tout juste pourra-t-on regretter le look des loups-garous, plus proches de Wolf que de la série La malédiction du loup-garou.

 

 

Film récemment renié par son réalisateur –bizarrement d’ailleurs car c’est son meilleur-, Wolfman est une œuvre d’un genre devenu rare sur nos écrans et il serait dommage de bouder le film ou de le conspuer sous quelque prétexte fallacieux. Car, c’est l’amour qui transpire du film. Et pas uniquement l’histoire d’amour entre les héros. L’amour du travail bien fait et son aperçu à l’écran. Wolfman est un ravissement pour les rétines et ses images sont de celles que vous garderez longtemps en tête, un peu comme un tableau de maître. Aussi, faites fi de certaines critiques et jetez vous sur le Blu-Ray – l’image y est à tomber. Peu probable que vous le regrettiez. D’autant que les 16 minutes en plus de la version director’s cut donne un bien meilleur film encore.

Auteur : TONTON

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