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Critique Wolverine : Le Combat de l'Immortel

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La franchise X-Men semblait depuis quelques épisodes plus encline à regarder vers le passé que du côté de l’avenir. Et si l’épisode réalisé par Matthew Vaughn – X-Men : Le Commencement – était parvenu à s’affranchir de son cahier des charges avec un certain panache, le métrage entièrement consacré à Wolverine traine depuis sa sortie une réputation de mouton noir. La faute à un scénario baclé et assez peu respectueux des comics dont il était censé s’inspirer, et ce malgré la présence centrale d’un petit chapelet de mutants emblématiques. Wolverine : Le Combat de l’Immortel prend de ce fait une direction toute autre, James Mangold livrant une adaptation chronologiquement située après le troisième opus. Si l’ensemble s’avère nettement plus sombre et terre à terre que son prédécesseur, le cinéaste ne parvient pas pour autant à signer un métrage foncièrement plus passionnant.

 

 

Wolverine : Le Combat de l’Immortel aura connu une genèse chaotique. Un temps confié à Bryan Singer, le projet avait terminé dans les mains de Darren Aronofsky, artiste connu pour ses œuvres complexes et parfois difficilement décodables. Envisagé par la suite, Del Toro se rétractera rapidement afin de laisser place à James Mangold, qui en finalise enfin le développement. Difficile de ce fait d’imaginer quel a été le niveau de chacun de ses intervenants, le synopsis ayant visiblement été plus ou moins remanié au cours de la pré-production. L’idée de base reste néanmoins relativement fidèle aux annonces effectuées à l’origine. Convoqué au chevet d’un ami dont il a jadis sauvé la vie, Logan se voit défait d’une immortalité qui le pèse depuis la disparition de Jean Grey / Phénix. Déjà affaibli émotionnellement, ce dernier va se trouver plongé au cœur d’un complot qui va le pousser au bout de ses limites physiques. Exit l’Amérique et les gadgets technologiques, Wolverine : Le Combat de l’Immortel déroule un univers nettement plus réaliste que celui des volets passés. L’occasion pour James Mangold de placer les troubles et doutes de son personnage au cœur du métrage. Son travail se profile donc comme une introspection au cœur de la psychologie de Logan, devenu un guerrier sans véritable quête à mener depuis la disparition de la fondation de Charles Xavier. Si certains enjeux dramatiques restent à ce titre plutôt intéressants – la renaissance totale du personnage, les caméos multiples de Phénix –, le script annihile en partie toute intensité en témoignant d’un développement brouillon au possible.

 

 

Bien que l’élément déclencheur reste clair et rapidement exposé – la tentative d’enlèvement par un commando Yakuza d’une riche héritière –, Wolverine : Le Combat de l’Immortel s’avère par la suite relativement flou. Mangold dévoile en effet ses psuedo-rebondissements avec parcimonie, préservant certes un excellent suspense pour le sprint final mais livrant parallèlement un développement ultra-redondant et sans réel intérêt. La majeure partie de l’arc central se limite en effet à une fuite permanente, à peine émaillée de combats disséminés à intervalles réguliers. Bien que stylisé à l’extrême et aguicheur sur la forme, Wolverine : Le Combat de l’Immortel patauge dans un semi-marasme scénaristique, globalement induit par l’absence totale de méchant charismatique. Mangold privilégie en effet un jeu de masques permanent, chaque Némésis semblant en cacher une autre. L’intérêt de sa « vipère » s’en trouvant à ce titre très nettement amoindri, un constat d’autant plus regrettable que le personnage se trouve être l’unique véritable mutant opposé à un Logan dont la force se voit ici réduite à celle d’un simple humain. Wolverine : Le Combat de l’Immortel ne raconte en bout de course rien de bien trépidant, le tout se profilant davantage comme un spin-off anecdotique que comme un volet indispensable à la saga.  Dommage.

 

 

Bien que torpillé par un rythme contestable voire handicapant, Wolverine : Le Combat de l’Immortel parvient à compenser partiellement les faiblesses de son scénario en s’habillant d’un petit chapelet de séquences burinées extrêmement efficaces. Mangold s’affranchit d’une réalisation fluide, parfaitement lisible, et parvient à signer de belles scènes d’action dans un registre nettement plus sérieux et brutal que le premier volet. Un choix appréciable, son travail évitant cette fois l’aseptisation de rigueur par le passé – les griffes de Logan ne ressortent plus nickel-chromes des corps qu’elles transpercent –. N’évoquant qu’aux entournures le registre fantastique, Wolverine : Le Combat de l’Immortel évite par ailleurs le « tout numérique » mais présente quelques effets spéciaux de haute-volée, à commencer par un combat épique sur le toit d’un train lancé à toute berzingue. L’équilibre est ici relativement bien trouvé, Mangold ne sombrant à aucun moment dans une surenchère inutile et assommante. Hugh Jackman est enfin particulièrement impeccable dans un rôle qu’il semble désormais connaître sur le bout des doigts, tout comme l’inconnue Svetlana Khodchenkova, qui aurait grandement méritée un temps de présence plus conséquent à l’écran.

 

 

Wolverine : Le Combat de l’Immortel est un métrage particulièrement bancal. James Mangold y opère en effet une série de choix audacieux, mais passe complètement à côté de l’instauration qu’un quelconque climax. La faute à un script probablement trop classique, malgré une idée originelle – celle de rendre le personnage central enfin mortel – diablement séduisante. Essai manqué.

 

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Votre réponse :

06-08-2013
Pas trop d'accord car c'est la première fois que j'éprouve le même plaisir à voir Wolverine à l'écran que j'en ai avec les comics. Alors certes c'est pas parfait mais quel bonheur quand même

 

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