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Critique World War Z

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Les zombies pullulent. Bande-dessinées, séries, cinéma, le mort-vivant est partout. En développement depuis plusieurs années, l’adaptation du roman de Max Brooks, World War Z, profite directement cette engouement afin d’adapter le genre sous un forme semi-grand public. Bénéficiant d’un budget écrasant littéralement toute œuvre jusqu’ici consacrée aux putrides, Marc Foster – le bancal Quantum of Solace – livre ici un post-apo en forme de blockbuster. Et force est de constater que le cinéaste parvient plutôt astucieusement à conjuguer hargne et violence épileptique à la sauce « divertissement friqué ». Le tout mené par un Brad Pitt impliqué dans le projet de A à Z.

 

 

Avec World War Z, Marc Foster ne prend guère de risques. L’œuvre de Brooks témoigne en effet d’un classicisme notable, et offre au métrage une base certes solide, mais assurément convenue. Le métrage se permet tout juste l’originalité de montrer les premières heures de l’épidémie, l’occasion pour Foster de shooter une introduction tonitruante habillée d'une frénésie qui habitera par la suite littéralement son travail. Pour le reste, World War Z navigue plus ou moins en terrain connu. L’humanité se voit détruite par une vague de zombification massive, pandémie à laquelle Gerry Lane va se charger de trouver un éventuel antidote. Et accessoirement, tester son endurance physique sans échauffement. Car World War Z fonce à toute berzingue, à l’instar de ses morts-vivants ravagés du ciboulot. Rarement un métrage n’avait osé montrer des revenants aussi véloces et bourrins, Foster empile ici une palanquée de séquences au cours desquels ces derniers défoncent portes et cloisons, se précipitent du haut des immeubles ou attrapent des hélicoptères au vol. A mi-chemin entre horreur et action, World War Z opère à une fusion résolument aguicheuse, notamment en usant de passades démentiellement intenses encore inédites à ce type de projet – l’attaque de l’avion, les « termitières » de zombies –.

 

 

Histoire de corser encore davantage la sauce, Marc Foster profite de son enveloppe budgétaire pour articuler son métrage sous la forme d'un guide touristique. Le roller-coaster World War Z prend donc le temps de s’arrêter en Corée, au cœur d’une Jérusalem désormais érigée en dernier havre de paix ou du côté de l’Irlande. Le tout reste pourtant parfois un poil confus. Les réécritures multiples qui auront émaillées la pré-production ainsi que le tournage se font en effet parfois ressentir – que vient véritablement faire notre troupe en Israël ? –, World War Z s’avérant occasionnellement décousu. Le bon Brad ne récupère en effet que d’insignifiantes bribes d’informations de ci et là, mais qu’importe. L’urgence de la quête et la dangerosité des situations inhérentes à chaque pays visité renforce encore davantage le rythme infernal du métrage, jusqu’à un cliffhanger final qui ne parvient pourtant pas à maintenir l’intensité au même niveau. Le dernier sprint du pauvre Gerry Lane, héros malgré lui, manque clairement d’éclat, ou plus simplement d’adrénaline. Outch, d'autant plus lorsque le scénario s'avère anecdotique sur toute la longueur.

 

 

Techniquement, World War Z déroule – sans surprise – la grosse artillerie. Foster couche sur bandes un parfait blockbuster, bourré jusqu’à la moelle d’effets spéciaux pétaradants. L’armée des morts se montre à ce titre nickel-chrome, et tend enfin à prouver que les CGI peuvent presque être aussi convaincants que les maquillages maison d’antan. Il reste cependant difficile de contempler ces derniers plus de quelques secondes, tant le cinéaste s’efforce de greffer un montage mitraillette. Bien qu’un peu fatiguant sur la longueur, le tout reste cependant suffisamment lisible. Et si Foster s’amuse visiblement à la réalisation, Brad Pitt en fait de même devant la caméra. Adoptant une coupe grunge à souhait, ce dernier cabotine pendant près de deux heures. Relax, à l’image du métrage.

 

 

World War Z est un film simple mais diablement efficace. A l’extrême limite du programme épileptique, le film de Marc Foster bourre dans le tas sans s’abandonner dans les effusions sanguinolentes trop marquées. Si les « véritables » aficionados déploreront probablement l’approche grand public, le réalisateur balance ici un bon gros divertissement décérébré. Cool.

 

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Jeremie 10-09-2013
Une autre condition pour apprécier le film : ne pas avoir lu le livre!

 

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