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Critique X-Men Origins : Wolverine

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Qu'est-ce qui fait un bon film ? Ou un mauvais ? Sur quels critères se baser ? Et d'ailleurs, y-en-a-t-il seulement ? Car, au fond, ce qui nous fait apprécier tel film et détester tel autre reste purement personnel. Selon notre humeur, notre cœur, nos intérêts, on aimera un film jugé unanimement mauvais ou on détestera tout autant un autre pourtant considéré comme un chef d'œuvre. Aussi, quand vient le temps d'écrire sur un film, sur quoi se base-t-on ? Avant tout sur le cœur ou  les émotions. Et pour un film comme X-Men Origins : Wolverine, la raison leur cède la place, surtout quand on a grandi avec la version intégrale de Serval – nom que prendra Wolverine en français pendant de longues années – publié par les éditions LUG début des 90's et qui narrait des péripéties que l'on retrouve plus ou moins dans cette adaptation consacrée au mutant poilu canadien. Réalisé par Gavin Hood – Mon nom est Tootsie – dont on attendait beaucoup, et avec David Benioff au scénario – la 25ème heure de Spike Lee – épaulé par Skip Woods – Hitman, Opération Espadon –, X-Men Origins : Wolverine vaut essentiellement pour ses racines comics, pour la mise en mouvements de personnages cultes, plus que pour ses qualités cinématographiques.

 

 

1865. James Logan, jeune garçon, lors de la même nuit, découvre que son père n'est pas son vrai géniteur, le voit se faire assassiner par son vrai paternel et le tue de ses griffes, qui viennent subitement de lui pousser sous les effets de la rage. Pendant des dizaines d'années, accompagné de son frère doté de la même capacité régénératrice, il traverse les guerres et se retrouve au sein d'un groupe de personnes dotés de pouvoirs comme lui, parrainé par l'armée américaine et notamment Stryker. Cela dure peu de temps, et alors que Wolverine coule des jours paisibles avec sa compagne Silver Fox dans la forêt canadienne, le passé vient le rattraper. Tout ceci se déroule donc avant la saga X-men, à laquelle le film fait référence par le caméo de quelques personnages, mais mal gérés, genre fan service et rien derrière. Pour les amateurs du personnage de Wolverine, rien de surprenant véritablement dans cette trame. Le souci reste que ce résumé ressemble plus à un double pilote de série télé qu'à l'introduction d'un film. Malheureusement, trop c'est trop. Le tout part d'un bon sentiment, mais s’avère extrêmement mal exploité et agencé. La première demi heure du film aurait pu servir à plusieurs longs métrages tant il y a à raconter  – et bien plus intéressant d'ailleurs que ce qui suivra après –.  On aparfois la sensation d'être pris pour des cons parfois tant les événements sont accélérés – la mort des deux pères dure deux minutes au bas mot –. Mauvais choix de rythme donc, car même sans savoir écrire un scénario, il y avait plus que matière dans le comic pour raconter une bonne histoire.

 

 

Et cela se ressent par l'accumulation de personnages dans une seconde partie assez frénétique ou toute la quille de mauvais ou bons mutants se retrouve confinée dans une sorte de base secrète. En bref, le film vaut pour quelques scènes où l'on revit le comic en live, tel l'expérience arme X, malheureusement écourtée pour le coup. Le final est pour sa part bâclé et dépouillé de ce qui en faisait le sel, comme les tests sur Wolverine et surtout l'effacement de sa mémoire. Ce point sera que survolé dans une séquence où se mêle encore une fois le bon et le ridicule proche du nanar comme, à l’instar du sort réservé au pauvre Deadpool, pourtant un des anti héros les plus intéressants de l'univers Marvel. De plus, le film n'est guère aidé par une mise en scène molle et peu concernée. Par contre, le générique montrant les diverses guerres du vingtième siècle vaut vraiment le détour et fait regretter qu'il n'en soit qu'un, de générique. Certaines scènes tentent de se démarquer mais au final on retiendra essentiellement les séquences plus intimistes mettant en scène Wolverine et Silver Fox, toutes en retenue. Encore une fois, on regrette que l’approche ne soit pas similaire pour le l’ensemble du travail de Gavin Hood.

 

 

Le véritable plaisir de ce X-Men Origins : Wolverine tient en fait à une personne, Hugh Jackman. Sensationnel en mutant griffu, il est celui sur qui le film repose entièrement vu le peu de talent des autres techniciens impliqués – la musique ne sert à rien, la photo n'arrive pas à rendre le métrage un minimum agréable à l'œil tous les pays traversés, scénario et mise en scène sont peu inspirés –. Jackman arrive à nous faire ressentir les faiblesses de son héros, ses doutes, ses rages de manière subtile, la marque d'un grand comédien. Pendant ce temps-là, Liev Schreiber – pourtant bon comédien –cabotine et se ridiculise dans le rôle de Dents de sabre.

 

 

X-Men Origins : Wolverine n'est pas un grand film. On dira avec gentillesse qu'il est une introduction potable à l'univers du poilu mais on retiendra en définitive qu'il sera véritablement jugé à l'aune du second volet annoncé pour cet été et qui là devrait être à la hauteur de l'univers du plus célèbre des mutants Marvel. En attendant, vaut mieux ressortir vos Serval de l'époque.

Auteur : TONTON

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