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Critique Zombie Planet

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Dans un paysage cinématographique quasiment aseptisé par les grandes majors, il existe un réalisateur Allemand qui, tel un saumon inhibé par un syndrome œdipien, remonte le cours de la rivière à contre sens. Spécialisé dans les adaptations de jeux vidéo bénéficiant d'un budget ridicule, Uwe Boll est devenu une véritable légende… D'un certain genre. Qui, connaissant le jeu Postal, n'a pas faillit vomir de rire sur ses claquettes devant son adaptation DTV en murmurant entre deux spasmes « Bordel, que ça fait mal la drogue » ? En même temps, tout le monde n’a pas reçu le prix Ed Wood, récompense du plus mauvais réalisateur au monde, voire plus encore. Il est d’ailleurs conseillé aux critiques de cinéma qui auraient la plume dure d'arrondir leurs angles étant donné que le monsieur à, par le passé, convié ses détracteurs sur un ring de Boxe. Précisons qu’Uwe Boll est professionnel de boxe. Fin de l’anecdote. Avec Zombie Planet  - Eaters en VO -,  il n'est pourtant que « Porte monnaie », ou plus communément producteur. Il laisse donc le champ libre à ce petit projet Italien, tout en y injectant son style très caractéristique.

 

 

Après avoir été dévasté par une épidémie mortelle, le monde est désormais régi par des hordes de morts-vivants. Enfermé dans une forteresse transformée en centre de recherche, Igor Alen et un scientifique du nom de Gyno vont essayer de trouver une réponse à ce qui s'est passé. L'influence de Dario Argento, Mario Brava, mais surtout Umberto Lenzi dégouline de chaque plan, chaque personnage. Zombie Planet se fend d’une ambiance mélancolique typique de cette génération cinématographiquement bénite. Comme dans le dernier chapitre de la sainte trilogie des mort-vivants de Romero, Zombie Planet est bien gore, n'hésitant pas à rivaliser dans la tripaille et les viscères comme pour cibler encore plus l’œuvre dont il s'inspire. On se retrouve dans une ambiance malsaine et accentuée par une bande son totalement décalée, nous projetant ainsi vers d'autres classiques comme Cannibal Holocaust et la Montagne du Dieu Cannibale. Le niveau de toutes ces références n'est jamais atteint – c'est du Uwe Boll quand même ! – mais l'hommage est si prononcé que cela en devient presque émouvant, du moins dans un premier temps.

 

 

Cet appétit de cinéma classique Italien devient alors boulimique. Georges A. Romero se retrouve dépouillé de toute réflexion autour du thème des zombies. Ainsi se mélangent des fascistes adorateurs d'un Minimoy Hitlérien – reprenant ainsi le thème de l'homme assassinant ses congénères par haine, face à des morts vivants tuant instinctivement pour survivre – à des militaires ainsi que des policiers livrés à eux mêmes. L'occasion pour le cinéaste de signifier à quel point l'ordre et la morale gouvernementale peuvent devenir le mal qu'ils doivent logiquement combattre à la base. Ce n'est pas tout. la galerie de personnages de ce road-movie post-apocalyptique se complète de culs-terreux texans et consanguins – pléonasme cinématographique? –, de scientifiques se prenant pour Dieu ou encore de femmes se révélant plus couillues que les gros-bras qu'elles suivent depuis le début. C'est complet, c'est au blé entier et avec un verre de lait, vous avez le bide gonflé !

 

 

Les maquillages sont de bonne facture, voire réalistes sur une grande majorité des scènes en plans larges. Par contre de nombreux gros plans mettant en évidence des zombies mal maquillés voire inachevés pullulent de ci et là. Les faux raccords sont également nombreux, mais Zombie Planet est surtout torpillé par deux pauvres effets spéciaux pyrotechniques des plus ridicules. Un vieux PC sous Windows 95 ferait mieux. Quant aux acteurs, le premier rôle est tenu par un freluquet qui se doit d'inspirer la force passive et un gros beauf, qui lui, se profile comme la force active. Ça fait cher le tandem stéréotypé de neurasthéniques. Le reste du casting suit la même logique. Les protagonistes sont en effet mal dirigés et posés là comme des pions au milieu d'un scénario aussi bordélique que boulimique.

 

 

Comme à son habitude, Uwe Boll aime à financer des projets qui sortent des sentiers battus. En se reposant sur des genres très identifiables, comme les jeux vidéo ou les monstres du cinéma traditionnel, il injecte à ce Zombie Planet diverses références, des clichés ou des effets des plus prévisibles, jusqu'à le remplir complètement. Voire jusqu'au débordement. Le métrage ne laisse jamais aucune place à la mise en scène, ni aux personnages. Et donc au final à son histoire. En considérant qu'il y en ait une à la base. Un enfant ouvrant ses cadeaux de Noël... Serait-ce finalement ça, le phénomène Uwe Boll ?

Auteur : MARC D'OC

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