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Critique Zombies of Mass Destruction

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Petite précision importante, ZMD : Zombies Of Mass Destruction n’est pas l’adaptation future de la bande dessinée éponyme mais bien l’un des 8 Films To Die For de l’After Dark Horrorfest 4. Les sélections de ce festival ne sont pas toujours glorieuses, mais lorsque l’on tombe sur un film comme Zombies Of Mass Destruction, on a au moins la possibilité de sourire et de passer un bon moment. Les zombies flick inondent nos écrans depuis Shaun Of The Dead, avec récemment les succès de Bienvenue à Zombieland, Dead Snow ou Doghouse. Très loin d’être parfait, le premier long métrage de Kevin Hamedani a le mérite d’apporter un brin de légèreté et de stupidités réjouissantes.

 

 

 

Dans la charmante ville de Port Gamble, alors qu’une petite poignée d’habitants tente de repartir de zéro, celle-ci se voit assiégée par un virus transformant les résidants en zombies affamés. Rien de plus simple pour livrer un film fun et se permettre toutes les excentricités. Sous ses airs arriérés, Zombies Of Mass Destruction se permet une critique de la société américaine en regroupant tous les clichés possibles et imaginables en un minimum de personnages : religion, gouvernement, terroristes, gays, politiques et autres. C’est bien connu, les zombies sont une arme redoutable et fréquemment utilisée pour vilipender sur des sujets diverses et variés, majoritairement sociaux et politiques. Le premier long d’Hamedani n’échappe donc pas à la règle. Lorsque les films de Romero parviennent à faire prendre conscience du message qu’il souhaite délivrer, la satire politique offerte par Zombies Of Mass Destruction est rapidement noyée dans un flot de sang et de membres déchiquetés. La pellicule se rapproche plus d’un Evil Dead 2 en petite forme que d’un Dawn Of The Dead. Une tentative de prise de conscience plutôt légère mais une volonté de divertir atteinte.

 

 

L’attaque est perçue différemment suivant les personnages. D’un côté les patriotiques extrémistes croyant dur comme fer à ce que les journaux déballent sur les écrans, à savoir un attentat terroriste manigancé par les islamistes, et de l’autre les fanatiques religieux persuadés de faire face au jugement dernier, venu punir les vilains pêcheurs. Au milieu de ce foutoir évoluent les différents protagonistes. Frida, interprétée ici par Janette Armand, une jeune américaine dont le père est iranien et qui va notamment subir les foudres d’un patriote attardé dans une séance d’interrogatoire complètement loufoque et hilarante, et un couple de gays, Tom (Doug Fahl) et Lance (Cooper Hopkins), venus annoncer à la mère de l’un d’eux leur homosexualité, coincés dans une église avec des fanatiques pour lesquels l’homosexualité est une infamie (ils ont même en leur possession une machine à convertir les gays, petit clin d’œil à Orange Mécanique). Trois jeunes gens pris au piège dans une nuée de stéréotypes amoncelant les clichés les plus démesurés. Kevin Hamedin est un américano-iranien qui, lors des attaques du 11 septembre, a ressenti l’isolement à son égard durant plusieurs semaines voire plusieurs mois qui ont suivis le drame, passant de l’américain classique à « l’autre », l’iranien. Hamedin a souhaité faire part de son ressentit à travers le personnage de Frida, jeune américaine se voyant brusquement projetée de l’autre côté de la barrière à cause de ses origines.

 

 

La menace est donc omniprésente pour ces trois personnages qui doivent faire face à la fois aux zombies mais aussi à la population non contaminée qui les entoure. Une lutte permanente à travers laquelle ils vont devoir faire part d’un certain courage. Zombies Of Mass Destruction est agrémenté d’une musique bien lourdingue le faisant plonger tout droit dans le bon gros Z en un claquement de doigts, et ceux pour notre plus grand plaisir. Prendre ce métrage sérieusement ou trop l’intellectualiser serait une grave erreur malgré le message qu’il souhaite faire passer. Celui-ci est clairement identifiable mais Zombies Of Mass Destruction est avant tout un prétexte à une soirée chips et bières avec le cerveau sur Off. L’inexpérience de son géniteur affuble cette pellicule d’une réalisation souvent gauchère mais tout à fait acceptable. Le point fort du film est incontestablement le gore, ça castagne, ça gicle et ça tache. Malgré un budget loin d’être confortable, les effets spéciaux concoctés sont efficaces au plus haut point, des visages et des têtes arrachés, des crânes défoncés, des membres déracinés utilisés comme arme et de nombreuses autres éclaboussures. Les acteurs sont quant à eux plutôt convaincants dans l’ensemble, rétorquant les différentes répliques avec justesse, agrémentant ainsi le métrage de comique de situation, parfois lourd, mais qui fait mouche.

 

 

Comme souvent avec les films indépendants à petit budget, Zombies Of Mass Destruction s’essouffle régulièrement. Si le spectateur est prêt à passer outre les nombreux défauts qui parasitent le métrage, celui-ci est assuré de passer un bon moment et de se détendre. Parce que le cinéma de genre sert aussi à ça.

Auteur : TIBO

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