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The Walking Dead - Saison 3 (série)

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The Walking Dead aura définitivement cassé les codes. Laissant l’esprit patriotique, la bonne morale ou encore la propagande des valeurs de l’ « American way of life » à la concurrence, la série imaginée par Frank Darabont et Robert Kirkman – créateur de la bande-dessinée originale – s’est imposé en à peine quelques épisodes comme l’un des programmes indispensables du câble US. Mieux, cette dernière se paye aujourd’hui le luxe de se profiler en parfait complément aux comics dont elle tire sa moelle épinière. Sans jamais trahir le synopsis de l’œuvre de papier, The Walking Dead version petit écran n’hésite pas à s’octroyer un bon nombre de libertés et à s’habiller d’une personnalité propre, démarche qui l’éloigne radicalement de la déclinaison dénuée de valeur ajoutée.

 

 

Inutile d’y aller par quatre chemins. La troisième saison de The Walking Dead compile ce que le programme a proposé de mieux depuis son lancement. Enfin étalé sur un nombre d’épisodes suffisant pour développer au mieux les personnages, la série gagne assurément en profondeur. Partiellement basé sur les événements relatés au cours des tomes trois à huit de la bande-dessinée, cette nouvelle saison voit donc le groupe mené par Rick tenter de survivre entre les murs d’une prison de haute sécurité. Andrea, séparée de ses amis suite à l’attaque de la ferme, est recueillie au sein d’une communauté dirigée par « le Gouverneur ». Président bienveillant de Woodbury, quartier résidentiel barricadé et à l’abri de la menace zombie, ce dernier dissimule néanmoins une âme troublée et va rapidement s’ériger en menace pour Rick et ses compagnons. « Affrontez les morts. Redoutez les vivants ». La tagline de cette saison 3 annonce à elle-seule un profond bouleversement dans les axes narratifs jusqu’ici développés. Alors que la série avait connu une certaine baisse de tension l’année passée, les scénaristes rebondissent ici avec une rare aisance. Et laissent sur le banc de touche le sentiment de répétitivité qui s’était lentement greffé au cours des derniers épisodes de la saison 2. The Walking Dead aborde d’ailleurs le virage du renouveau avec un certain toupet. Jusqu’alors principalement axée sur l’horreur et le suspense, le programme développe désormais une dimension sociale et dramatique complexe et assurément passionnante. Quitte à reléguer ses fameux zombies au second plan.

 

 

L’intensité psychologique et dramatique gagne sur cette saison des cimes rarement atteintes sur un format télévisuel. Les scénaristes n’hésitent à aucun moment à sabrer certains personnages – de manière parfois hautement brutale – si cela peut permettre de renforcer les enjeux ou de développer d’autres protagonistes aux potentiels jusqu’alors seulement sous-jacents. De la « simple » série gore et tendue, The Walking Dead mute ici avec maestria vers un programme qui s’autorise ouvertement la critique sociale et pose à plat les maux de notre époque. Sans pour autant y apporter une réponse clairement manichéenne. Le « bon héros Américain », Rick Grimes, en est l’exemple le plus flagrant. Constamment tiraillé entre la nécessité et ses idéaux, le personnage central s’égare grandement, se cherche, hésite, sombre parfois. A l’image de tout en chacun. La force de The Walking Dead est d’être parvenu à créer deux camps – ceux de Rick et du Gouverneur –, dont l’affrontement servira de fil rouge, sans jamais totalement prendre position sur une quelconque notion de bien ou de mal. Rythmée avec une certaine maestria – chaque épisode réserve son petit cliffhanger final –, la saison 3 renforce par ailleurs les climax de certains épisodes en misant sur le retour de certains « disparus », ainsi qu’en installant crescendo de nouveaux visages. Figure centrale des comics, Michonne tend notamment à occuper une place d’importance au fur et à mesure des événements, à l’instar de Daryl Dixon qui gagne enfin le premier plan. Des développements intéressants qui tendent à atténuer progressivement l’omniprésence de Rick Grimes et à diversifier la série.

 

 

Si les zombies semblent légèrement faire profil bas cette saison, The Walking Dead reste fidèle à ses principes. Sans concessions, la série reste l’un des programmes les plus explosifs et violents du paysage audiovisuel actuel. Les maquilleurs livrent une nouvelle fois un travail ultra-soigné, cette saison 3 se montrant aussi impeccable sur le fond que sur la forme. Les trucages et effets spéciaux sont en effet parfaitement dignes d’une production destinée au grand écran, chaque épisode proposant de multiples séquences burinées et bardées de gros rouge qui tache. Le tout emballé par une réalisation lisible et sans fioritures. Carton plein également côté casting. Chaque acteur livre en effet une performance de très haut vol, à commencer par le jeune Chandler Riggs – Carl Grimes –, ici confronté à une évolution rapide de son rôle.

 

 

Brutale, soigneusement rythmée et bourrée jusqu’à l’os d’une réelle tension dramatique, cette nouvelle saison de The Walking Dead ne commet aucun impair et déroule seize épisodes hautement addictifs. Immanquable. Wild Side propose le tout accompagné d’une foule de bonus plus ou moins dispensables. Si les traditionnelles scènes coupées n’apporteront aucun élément nouveau, le making-of des décors ainsi que le module consacré aux maquillages s’avèrent hautement recommandables pour ceux qui souhaiteraient prolonger l’expérience en attendant la diffusion prochaine de la quatrième saison.

 

Auteur : BEN

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