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American Horror Story - Saison 2 (Série)

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Dès l'annonce  par la chaîne FX en octobre 2011 du lancement d'American Horror Story Saison 2 : Asylum, les fans d'horreur de la première heure retinrent leurs souffles jusqu'à l'asphyxie. Effectivement, Ryan Murphy est à l'origine de deux séries familiales, l'une aux relents de naphtaline et l'autre de guimauve - créateur de Nip / Tuck, love story hospitalière et co-créateur de Glee, touche-pipi chantant -. Ce dernier n'était que difficilement crédible en réalisateur de série d'horreur digne d'intérêt, mais American Horror Story Saison 1 fut au final une véritable claque. Ce que nous ne savions pas, c'est que ce dernier aller ajouter un revers à cette première baffe.

 

 

American Horror Story Saison 2 : Asylum démarre sur un lieu bien précis et réel. La première saison prenait place dans une grande bâtisse victorienne de Los Angeles, nous sommes ici installés dans le manoir Briarcliff en 1964 qui était à l'époque un asile pour cas psychotiques extrêmes et incurables. Cette saison s'articule autour du personnage interprété par la grande Jessica Lange, une soeur dirigeant d'une main de fer cet établissement psychiatrique. Cette dernière est par ailleurs une ancienne chanteuse alcoolique et dévergondée maintenant éprise de son charismatique, mais caricatural archevêque. C'est dans cet endroit que les nouveaux protagonistes vont pouvoir exprimer tous leurs talents pour diverses pratiques ésotériques et les tortures qui vont avec. Zachary Star Trek Quinto - qui a vraiment des difficultés à s'éloigner du jeu de son personnage de Silar dans la série Heroes - interprète ici le médecin Oliver Therdson aux méthodes plus innovantes et humaines que celle de la directrice des lieux. Lily Rabe, qui après avoir incarné la femme de ménage la plus sexy qu'un politicien ait croisée dans un hôtel, joue ici le rôle de la soeur Marie Eunice. Une nonne pure et naïve, mais qui sera possédée par une force démoniaque dès le second épisode. Elle croise d'ailleurs la route de James The Artist Cromwell, ancien nazi continuant ses folles expériences débutées sous le 3e Reich. Bref, les seuls protagonistes plus ou moins équilibrés vont avoir du fil dentaire à retordre à Briarcliff.

 

 

Dans cette saison et comme dans la première, nous allons suivre les histoires des différents personnages qui se croisent dans cet asile. Mais à présent, il ne s'agit plus des morts qui croisent les vivants, mais plutôt un savant mélange de plusieurs périodes décalées dans le temps et qui trouvent leur point de jonction dans ce manoir. Ainsi un enlèvement extra-terrestre fait faire un bond de vingt ans à l'un des protagonistes, et ce dernier se retrouve interné à tort pour meurtre, une possession démoniaque semble se répéter périodiquement à l'infini etc. Ce concept se précise dans le fait que chacun des épisodes démarre de nos jours pour trouver son propre écho en 1964 et ainsi dérouler la suite de l'histoire. Comme a son habitude, Ryan Murphy s'amuse à placer des stéréotypes dont la nature même fait référence à des classiques du genre, puis il les fracasse et suis une tout autre orientation scénaristique. Il en va de même en ce qui concerne la violence graphique. Notre réalisateur n'y va pas avec le dos de la cuillère, mais plutôt avec le manche de la pelle.

 

 

American Horror Story Saison 1 savait se concentrer sur l'histoire d'une petite famille, ici les personnages et les histoires sont trop nombreux et ils ont du mal à maintenir une cohérence globale. Chaque personnage voit sont histoire survolée, parfois mise de cotée ou bâclée pour passer rapidement à un autre épisode avec d'autres acteurs et d'autres sujets. Il aurait presque fallu augmenter considérablement les volumes de cette saison pour pouvoir traiter toutes les informations de façon suffisante. Notamment pour impliquer davantage le spectateur dans l'histoire de cette journaliste lesbienne, trahie par sa conjointe qui l'interne de force sous la pression de soeur Jude ou bien encore pour creuser l'origine de la névrose du docteur SS adepte de vierges immaculées. Jessica Lange quant à elle est au coeur de tous les récits, son parcours atypique et son évolution en trois pavés bien distincts sont passionnants. Beaucoup trop de périples à conter donc, mais aussi beaucoup trop d'influences et de références en tout genres. Prenant ses bases dans l'asile de Vol au-dessus d'un Nid de Coucou, le Docteur Frankenstein évoque auss ibien Hannibal Lecter que Rencontre du 3ème Type, le personnage d'American Psycho et ainsi de suite jusqu'à l'indigestion. Là ou American Horror Story Saison 1 avait su s'imposer comme un grand hommage aux films de maison hantée dans un style proche des productions de la Hammer, cette saison entasse ses personnages dans des petites histoires sans grands intérêts.

 

 

Techniquement aboutie, cette saison démontre bien que Ryan Murphy est un grand réalisateur multi-genre. Ses choix de tessitures de couleurs ainsi qu'une bande originale saisissante mettent en évidence la précision de son travail tout en le sublimant. Mais un trop grand nombre d'intervenants et de trop nombreuses références rend l'ensemble confus voire indigeste, ce qui positionne forcément cette saison en dessous de la précédente. Dans tous les cas un léger esprit de cinéma d'auteur s'en élève, ce dernier émanant d'un brasier alimenté par un rythme soutenu qui fera passer un très bon moment au spectateur en manque de chaleur. Un patchwork intéressant, parfois cacophonique, mais des plus jouissifs !

Auteur : MARC D'OC

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