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Helix - Saison 1 (Série)

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Helix a bénéficié bien avant sa sortie d'une promotion tonitruante grâce à la présence d'un réalisateur de renommée internationale, Ronald D. Moore, papa de la série culte Battlestar Galactica puis de Star Trek Next Génération. Malgré la bonne réputation du monsieur dans le milieu très fermé de la science-fiction, il décide contre toute attente de se lancer dans le thriller fantastique teinté d'horreur. Rajoutons à cela des promesses coup de poing, comme par exemple l'envie de mélanger l'ambiance glaciale de The Thing de John Carpenter  avec le flippant 28 Jours plus tard de Danny Boyle. Autant dire que de nombreux geeks étaient présents devant la chaîne câblée SyFy pour la diffusion de cette nouvelle série le 6 mai 2014. Ces derniers seront beaucoup moins assidus par la suite, et pour cause !

 

 

Envoyés en urgence dans le cercle arctique sur une obscure base de recherche, les membres de L'O.D.C. sont des scientifiques habitués à combattre les grandes épidémies à travers le monde. Ils tombent alors sur un virus mutant qu'ils ne sont pas près d'éradiquer. Après quelques recherches, ils découvrent que cette infection est capable de transformer les victimes en zombies dotés de compétences surhumaines dignes des X-Men. Helix étant le nom de la double hélice qui sert de structure à l’A.D.N., s'agit- il d'un virus ou d'une modification profonde du métabolisme humain ? Dès l'entrée de l'équipe dans le centre de recherche, on retrouve le traitement d'image et la mise en scène que Ronald D. Moore a insufflé à toute ses séries SF. Les nombreux laboratoires ainsi que l'infrastructure semblent directement sortis du vaisseau spatial Enterprise de Star Trek, les dialogues se déroulent comme dans une série des années 90, la façon de filmer les acteurs en - trop - gros plan digne d'un actor-studio pour soap-opéra. Il est difficile de reprocher à son concepteur de traiter son projet avec sa touche personnelle, quant on sait qu'il a été sélectionné justement pour cela. Les spectateurs sarcastiques se moqueront alors de cette touche kitsch, d'un jeu d'acteur approximatif humant parfois la naphtaline et l'amateurisme, mais c'est le cachet d'Helix. À vous de voir comment le prendre. La série s'articule pour sa part en deux parties, D. Moore mettant en opposition la longue introduction plaçant petit à petit chaque personnage dans son propre rôle à une seconde moitié de saison bien plus tonique où les sessions de cache-cache mortels se multiplient.

 

 

Le premier épisode laisse présager le pire pour la suite, les suivants confirmeront la tendance. Nous sommes introduits dans cette base scientifique du cercle arctique dès les premières minutes de l'épisode d'ouverture. La température extérieure étant de -57°, cela laisse peut d'occasion pour les activités champêtres. De plus, les contacts avec l'extérieur ne sont possibles que dix minutes par jour lors du passage d'un satellite de communication. Helix compte de nombreux éléments pour déclencher un malaise chez le spectateur, mais l'ambiance est totalement annihilée par une histoire prévisible au possible, des twists incohérents et des personnages inintéressants. Le héros héroïque et aux tempes grisonnantes, comme tout bon urgentiste de série hospitalière qui se respecte est suivi en permanence par une meute d'infirmières et autres stagiaires directement extraites de la page centrale d'un Play-boy. Et pourtant quand on connaît les scientifiques... Mais il y a aussi le bad-boy trop beau gosse, qui n’est pas très gentil, mais pas pour longtemps, la copine trop rigolote avec ses blagues potaches, mais qui à un sacré problème de poids forcement, il ne faut pas qu'elle fasse de l'ombre aux premiers rôles. Le fameux quota qui meurt en premier. Mais aussi le grand boss qui a des secrets et que l'on soupçonne, à chaque cadrage sur son regard dubitatif, d'avoir une histoire pleine de quiproquos et de twists tirés par la pilosité crânienne. Ce qui s'avérera exact vus que tout est encore une fois vraiment prévisible.

 

 

Mais à l'épisode 4, un changement de style s'opère. Nous basculons alors dans le survival musclé parfois teinté d'effets gores bienvenus, ce qui tranche avec certains effets spéciaux particulièrement ratés et aux CGI dégoulinants d'amateurisme. L'ensemble dérive donc d'un huit clos au rythme lent vers un film d'action ennuyeux. Le tout est balancé au hasard et sans convictions sur la base d'un script aussi incohérent que faussement alambiqué. De quoi ravir les spectateurs occasionnels, les mêmes qui vont au cinéma seulement pour Halloween. Aucune innovation narrative ne vous attend donc dans cette saison, aucune surprise ou retournement de situation crédible ne vous donnera envie de voir la suite et ce ne sont pas les dialogues gnian-gnian à peine à la hauteur de Plus Belle La Vie qui remonteront l'intérêt global de cette première saison. De par ces faits, la seule petite touche d'exotisme qu'apporte Helix devient son intérêt principal faute de mieux, le contraste entre la bande originale et le sujet traité. Ainsi lors d'événement clefs, de scènes gorse ou/et d'action, les sons sont coupés au profit de chansons cubaines, des « bossa nova » endiablées et autres « rumba » d'ascenseur, ce qui crée un contraste des plus prononcés. Ronald D. Moore expliquera lui même qu'il s'agit là d'un heureux hasard lors de la finalisation de la série sur le banc de montage. Il reconnaît donc lui-même que la seule chose intéressante de cette saison est  due à une erreur.

 

 

Quelle déception de la part du créateur de BattleStar Galactica. Au final, on se rend compte qu'Helix n'est pas une série pour 2014, avec son style vieillot, ses protagonistes stéréotypés et insipides, mais aussi un scénario aussi fin qu'une feuille de papier toilette. La série aurait dû sortir il y a bien longtemps, sur l'ORTF peut-être. La saison deux est en cours de préparation, mais on n’en attend déjà plus grand-chose.

Auteur : MARC D'OC

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