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Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël - S.G. Browne (Livre)

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« Je ne m'étais pas préparé à jouer le rôle du Père Noël. Je cherchais juste à m’habiller vite fait, pas à devenir une icône festive. » La tagline du dernier roman de S. G. Browne annonce la couleur. L’auteur l’avait annoncé à la fin de Comment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amour : Andy le zombie n’a pas fini de faire parler de sa petite personne. Roman comico-gore complètement barré et irrévérencieux, ce dernier affichait clairement le potentiel pour donner naissance à une véritable franchise. Articulé sous la forme d’une grosse nouvelle anticonformiste, Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël reprend la formule du livre précédent tout en développant de nouvelles thématiques.

Résumé de l’épisode précédent : victime d’un accident de voiture, Andy Warner est revenu à la vie quelques heures plus tard. Désormais rejeté par la société, ce dernier squatte la cave de ses parents ainsi que les groupes de soutiens zombiesques. Presque involontairement, Andy se voit propulsé porte-parole d’un « mouvement des droits des morts-vivants », est invité sur les plateaux de télévision, devient une célébrité et trouve l’amour auprès de Rita, représentante putride de sa nouvelle communauté. Le succès ne l’empêche cependant pas de boulotter ses géniteurs, devenus casse-noisettes avec l’âge. Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël s’ouvre donc dans un contexte moins heureux pour le pauvre Andy. Capturé par le gouvernement, celui-ci expie ses péchés en étant l’objet de tests expérimentaux dans un laboratoire secret de l’Oregon. Quelques jours avant noël, Andy parvient enfin à fausser compagnie à ses geôliers. Le sympathique zombie se fond dans la masse dans un costume de Père Noël, mais va rapidement être sommé d’enfiler de nouveau sa défroque de leader. Des comparses en décomposition le reconnaissent et exigent de lui qu’il soit de nouveau leur chef, et une fillette solitaire et délaissée par sa mère se colle à ses basques en se persuadant qu’il s’agit du véritable Père Noël. Andy n’a par ailleurs qu’une seule idée en tête : délivrer ses ex-compagnons d’infortune, toujours prisonniers des humains.

S. G. Browne en a encore sous la pédale. Loin de s’apparenter à une prolongation forcée du concept initial, Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël s'en détache pleinement en repartant sur des bases neuves. L’auteur fait d’ailleurs le choix d’exfolier de son récit la majeure partie des protagonistes déjà connus, choix qui lui permet de reconstruire un univers entièrement inédit autour de son zombie fétiche. Browne n’en oublie cependant pas ce qui faisait la force de son ouvrage initial. Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël est une nouvelle fois bardé d’humour noir, de délires gentiment gores et de situations hautement cocasses. Le livre n’a pourtant rien de la farce légère et facile. Browne use en effet du comique de situation pour greffer de ci et là de vrais messages corrosifs. Si le premier roman avançait quelques pistes de réflexion sur l’acceptation de la différence, ce nouvel essai se dresse en charge furieuse contre le pouvoir des médias, capables de titiller ou de faire mourir l’engouement du public pour certains sujets au gré des saisons. C’est notamment le cas des zombies, un temps soutenus par les masses puis détestés et de nouveau condamnés à la clandestinité à peine un an plus tard. Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël n’est pas un ouvrage habillé d’une charge sociale trop envahissante. Cette dernière reste sous-jacente, dissimulée sous une écriture feuilletonesque qui multiplie les retournements surprenants. Charge au lecteur de lire entre les lignes, ou de profiter uniquement de l'aspect purement divertissant d'un ouvrage parfaitement calibré en ce qui concerne le rythme et l'intrigue.

Le jour où les zombies ont dévoré le Père Noël pourra aisément être engouffré d’une traite. Concis, efficace, percutant, le livre se profile comme un savoureux moment de lecture décalée. Le parfait cadeau à glisser sous le sapin.

223 pages. Livre disponible chez Mirobole Editions.

 

Auteur : BEN

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